Découvrez la Beauté du Diable... au Frac Franche-Comté à Besançon

Publié le 10/10/2022 - 07:00
Mis à jour le 02/12/2022 - 14:52

QUOI DE NEUF ? • À partir du 16 octobre 2022, le Frac Franche-Comté propose une nouvelle exposition hors du commun intitulée, La Beauté du Diable. À quelques jours de son vernissage, entrez dans l'univers de trois artistes nationaux et internationaux à travers trois focus...

La Beauté du Diable : nouvelle exposition au Frac Franche-Comté

La Beauté du Diable

  • Exposition au Frac Franche-Comté du 16 octobre au 12 mars 2023
  • Vernissage samedi 15 octobre à 18h30

Commissaires de l’exposition : Benjamin Bianciotto, docteur en histoire de l’art et Sylvie Zavatta, directrice du Frac.

La Beauté du Diable explore la présence de Satan dans l’art contemporain sous l’angle de sa figuration et de ses métamorphoses. Au-delà des représentations faisant explicitement référence au Diable ou à sa symbolique, l’exposition vise à interroger l’esthétisation du Mal au travers d’œuvres qui opèrent une transmutation du "repoussant" en jouissance esthétique.

Focus sur Les sœurs Papin de Nicolas Daubanes 

  • Né en 1983 à Marseille, où il vit et travaille.

Le travail de Nicolas Daubanes questionne le désir d’émancipation et la quête de liberté. C’est à ce titre qu’il s’est intéressé au milieu carcéral ou à la Résistance, à travers de grandes figures telles que Jean Moulin, Fred Scamaroni ou Louise Michel.

Le dessin mural à la limaille de fer que l’artiste a réalisé pour l’exposition représente deux jeunes femmes modestes dont la coiffure et les vêtements renvoient à l’époque révolue des portraits photographiques réalisés en studio. La technique confère au dessin une certaine évanescence, nous montrant deux figures flottantes, au bord de l’évanouissement et de l’oubli. Hommage à deux êtres disparus, memento mori ? Mais l’identité des personnages, révélée par le titre de l’œuvre, suscite rapidement une sorte de trouble. C’est que sous ces fragiles et doux visages se cachent deux criminelles qui ont défrayé la chronique dans les années 30, les sœurs Papin qui, le 2 février 1933 au Mans, assassinèrent sauvagement une mère et sa fille, deux bourgeoises au service desquelles elles officiaient en qualité de bonnes. Ce fait divers connut une postérité singulière. 

Nicolas Daubanes, Les sœurs Papins, 2021. Exposition La rage, Marseille, Vide?ochroniques, 2021 © Adagp, Paris, 2022. © Jean-Christophe Lett

Focus sur Fausts wächter de Nino Laisné

  • Né en 1985 à Libourne. Vit et travaille à Madrid et Besançon.

Empreintes d’étrangeté, les œuvres de Nino Laisné se déploient en dialogue avec différents médiums tels que le cinéma et la musique mais aussi avec des éléments historiques et sociologiques, avec l’histoire de l’art, les traditions populaires, le cabaret et l’opéra. 

Pour l’exposition, l’artiste a conçu une nouvelle pièce, Fausts wächter, qu’il décrit en ces termes :

"Dans l’angle d’une salle, une cimaise s’effrite et ouvre une trouée dans l’espace d’exposition. Une large brèche qui laisse apparaître une seconde paroi que l’on suppose être les vestiges d’une architecture plus ancienne. On y distingue le bas d’une fresque dont la facture évoque les fastueux portraits du dix-neuvième. Il s’agit d’un chien noir, assis dans une semi-pénombre. A ses côtés, on peut remarquer les pieds d’un personnage difficilement identifiable. L’animal regarde en direction de celui que l’on imagine être son maître. Dans la gueule de l’animal, une page de manuscrit en feu, signé de la main de Faust. Cet animal que l’on retrouve dans de nombreux tableaux historiques pour le symbole de fidélité et de bienveillance qu’il incarne, se révèle être la première incarnation de Méphistophélès. C’est ce chien noir qui dans l’œuvre de Goethe marche dans les pas de Faust jusqu’à son cabinet d’étude, avant de dévoiler sa véritable identité et lui faire signer le pacte qui causera sa perte.

L’installation Fausts Wächter invite une présence canine dans l’exposition, semblant surgir du passé. Depuis l’obscurité de sa niche, il veille sur les œuvres autant qu’il se tient à l’affut des âmes trop assoiffées de connaissance." 

Nino Laisné, Fausts wächter, 2022. © Nino Laisné

Focus sur Piss Satan d’Andres Serrano

  • Né en 1950, à New York, États-Unis. Vit et travaille à New York, États-Unis.

Le travail de l’artiste américain est éminemment pictural. Ses photographies possèdent tous les atours esthétiques de la peinture classique, avec laquelle elles partagent par ailleurs les thématiques universelles de la mort, de la sexualité, du sacré, du corps. À l’instar du célèbre Immersion (Piss Christ), Piss Satan (Immersions) (1988) est la photographie d’une statuette bon marché d’un personnage central de la foi chrétienne plongée dans un mélange d’urine et de sang. La différence majeure se situe dans le fait que Satan remplace ici Jésus Christ, ce qui annihile manifestement toute polémique contestataire – Satan étant considéré sans doute comme davantage à sa place dans ce cas. La séduction évidente de l’image ne doit pas nous faire pour autant oublier la dimension religieuse qu’elle sous-tend. Profondément marqué par la foi catholique, Andres Serrano nous positionne face à une figure du Diable en majesté, et nous questionne sur le flou qui l’entoure : disparaît-il vers d’éternelles abysses, ou est-il sur le point d’affleurer de nouveau à la surface, revenant au premier plan des préoccupations du monde ?

Andres Serrano, Piss Satan (Immersions) 1988. © Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles.

Culture

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

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Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

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Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

Une nouvelle salle d’exposition permanente au musée comtois de la Citadelle

Situé au cœur de la Citadelle de Besançon, le Musée comtois, inaugure une nouvelle salle permanente consacrée aux migrations en Franche-Comté, a-t-on appris ce jeudi 9 avril 2026. Elle propose de découvrir une histoire souvent méconnue : celle d’une région façonnée depuis des siècles par les circulations, les départs et les arrivées de femmes et d’hommes venus d’horizons variés. À travers des objets, des archives, des photographies et des témoignages, ce nouvel espace "invite à mieux comprendre ces mobilités humaines et leurs impacts sur la société régionale", précise la Citadelle.

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