Des élus de la Nièvre s'opposent au transfert du centre d'appel 15 à Dijon

Publié le 19/09/2018 - 15:27
Mis à jour le 19/09/2018 - 15:27

D’importants élus de la Nièvre ont manifesté leur « refus du transfert du centre d’appel 15 à Dijon », s’inquiétant de la situation sanitaire du département dans une lettre à la ministre de la Santé, transmise ce mercredi 19 septembre 2018 à l’AFP.

L'Agence régionale de santé (ARS) "a confirmé le départ du centre d'appel du 15 à la date du 2 octobre, sans aucune possibilité de nous exprimer et sans communication auprès des usagers", ont regretté les signataires.

"Nous refusons d'assumer ces décisions que nous ne cautionnons pas"

La lettre est adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn par la députée Perrine Goulet (LREM), les sénateurs Patrice Joly (PS) et Nadia Sollogoub (UC) et le maire de Nevers Denis Thuriot (sans étiquette, sympathisant LREM).

"Nous refusons d'assumer ces décisions que nous ne cautionnons pas", indiquent les élus, disant vouloir "prévenir la mise en danger volontaire d'un territoire délaissé au profit d'une +rationalisation+ inadaptée."

Une "+expérimentation forcée+ (du transfert) en juin suite à l'absence de plusieurs professionnels a démontré les difficultés très importantes du Centre de Dijon à répondre aux appels des patients nivernais", poursuit le texte.

Des élus inquiets

Les élus s'inquiètent aussi du devenir de certains appels émanant du département voisin du Cher ou encore des conséquences de cette mesure sur le recrutement de médecins. Les Nivernais ont manifesté à plusieurs reprises, ces derniers mois, leurs inquiétudes sur l'accès aux soins dans le département.

  • Après la fermeture de la maternité de Cosne-sur-Loire en décembre, des craintes sur le devenir des urgences de nuit à Clamecy avaient notamment poussé 35 maires à remettre leur démission fin février au préfet. L'ARS avait finalement annoncé que les urgences de nuit seraient maintenues mais réorganisées.

Cette "situation très tendue de l'accès aux soins" est renforcée par "l'absence d'un hélicoptère sanitaire", "une population vieillissante" ou encore "un réseau routier dont la configuration n'offre pas une garantie suffisante en toutes saisons", selon la lettre des élus nivernais.

(Source AFP)

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