Des peines de 10 à 15 ans pour un braquage avorté en Suisse

Publié le 05/11/2018 - 14:38
Mis à jour le 05/11/2018 - 14:38

Trois hommes, jugés en appel à Lyon pour un braquage raté en 2010 près de Genève, ont été condamnés dimanche à 15 et 10 ans de prison, a-t-on appris lundi 5 novembre 2018 auprès d'un avocat de la partie civile.

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Nabile Sahraoui, 48 ans, a écopé de 15 ans de réclusion contre 4 ans pour recel en première instance, la cour d'assises d'appel l'ayant finalement jugé coupable de vol à main armée.

Aziz Derbal, 51 ans, et Mounir Fedlaoui, 42 ans, ont vu en revanche leurs peines réduites respectivement de 18 ans à 15 ans de réclusion et de 15 ans à 10 ans d'emprisonnement.

Une des plus spectaculaires incursions du banditisme lyonnais en Suisse

Le procès en appel de ce braquage raté, qui s'est achevé dimanche après plus d'une semaine d'audience, était considéré comme une des plus spectaculaires incursions du banditisme lyonnais en Suisse.

Les trois accusés ont toujours contesté y avoir participé alors que l'accusation s'est principalement fondée sur des empreintes génétiques relevées dans les véhicules ayant servi le jour de l'attaque.

Un butin évalué à 600 000 euros

Le 26 novembre 2010 à 18h30, à Chêne-Bourg, près de Genève, un bureau de change Migros est la cible d'une surprenante attaque. Une forte charge explosive dévaste l'établissement et une fois à l'intérieur, un individu menace les employés avec un hachoir.

Les gendarmes suisses d'un poste tout proche interviennent, mais l'équipe de malfaiteurs réagit par des tirs nourris de fusil d'assaut. Au cours de l'échange de coups de feu, un complice des accusés est blessé par trois tirs policiers puis interpellé sur place en possession du butin, évalué à 600 000 euros. Il n'a pas fait appel de sa condamnation à 16 ans de réclusion en première instance.

Un assassinat la veille du premier procès

L'enquête s'est rapidement orientée vers le milieu lyonnais. Abdel-Ali Laouar, présenté comme un informateur de l'ex-commissaire Michel Neyret, à l'époque directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, avait été assassiné la veille du premier procès, en novembre 2016.

"Il y une règle dans un procès criminel, c'est la rigueur. Nous soutenons que le manque de preuve ne permet pas de les condamner", avait estimé à l'audience le défenseur de M. Fedlaoui, François Saint-Pierre.

Info +

  • L'affaire a été jugée en France en vertu d'une convention de coopération entre les deux pays.

(Source : AFP)

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