Cabinet médical éphémère : "On voulait voir comment cela se passait sur le terrain" (J.F Longeot)

Publié le 13/05/2019 - 18:57
Mis à jour le 13/05/2019 - 19:11

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, s’est rendu ce lundi 13 mai 2019 dans une maison de santé à Belleherbe, à l’Agence Régionale de Santé puis au cabinet éphémère de Pontarlier dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé où il est rapporteur pour avis. 

©twitter Jean-François Longeot ©
©twitter Jean-François Longeot ©

Le sénateur présentera son rapport le 21 mai prochain en commission. Le texte sera ensuite discuté en séance publique au début du mois de juin. 

maCommune.info : Quel était le but de vos déplacements aujourd'hui ?

Jean-François Longeot : "Nous sommes allés à Belleherbe dans une maison de santé pour voir avec les élus ce qu'ils avaient fait, comment cela fonctionnait et quelles étaient les difficultés qu'ils rencontraient. À Pontarlier, nous nous sommes rendus dans le cabinet éphémère, 5 impasse du Canal (sur un lapse de temps défini entre la commune, l'ARS, les médecins) dans l'attente de l'ouverture de la maison de santé. Cela marche bien, des médecins en activité et aussi en retraite viennent une demi-journée à une journée. Une plateforme a été mise en place pour les rendez-vous. On voulait donc voir comment cela se passait sur le terrain". 

mC : Les cabinets éphémères sont-ils l'avenir contre les déserts médicaux ?

Jean-François Longeot : "Il faut déjà passer les conventions avec l'Agence Régionale de Santé, ce qui n'est pas toujours évident. C'est une bonne solution. L'avenir, ce n'est pas sûr. D'après ce que nous expliquait le maire de Pontarlier (Ndlr : Patrick Genre), c'est ce cabinet éphémère qui a déclenché une dynamique avec des professions médicales qui veulent s'installer, d'où la future maison de santé. 

C'est le genre de projet que vous ne portez pas tout seul, que vous soyez médecins, élus, ou encore de l'ARS. Vous le portez grâce aux médecins, aux collectivités. Vous ne créez pas une maison de santé sans avoir un vrai travail en commun avec les élus et professionnels de santé".

mC : En quoi cette journée était importante en tant que rapporteur du projet ?

Jean-François Longeot : "C'est très bien d'entendre un certain nombre de messages et d'auditionner un certain nombre de gens (professionnels ou issus de l'administration et des ministères), mais c'est aussi très bien, de temps en temps, d'aller voir sur le terrain ce qui se passe pour essayer de mieux comprendre pourquoi un projet à marcher ou non. Si on reprend le cas de Pontarlier, le maire nous a expliqué que quatre médecins étaient partis d'un seul coup avant la création de ce cabinet éphémère (un en retraite, deux qui sont tombés malades et un qui est parti en Suisse). 

Cette maison a vocation à rassembler un certain nombre de professions médicales (podologue, cardiologue, médecins, spécialistes divers..). C'est pour répondre aux besoins de la population. Nous avons une population qui vieillit et il faut que chacun puisse avoir accès à un médecin qui ne soit pas un rayon de 150 km. 

Cette visite me permettra de donner à la ministre un certain nombre d'informations et de parler d'exemples concrets sur ces sujets. En effet, il ne faut pas uniquement compter sur l'engagement des élus, si les médecins ne font pas d'effort. On pourra construire tout ce que l'on veut, construire les plus beaux murs du monde, ce n'est pas pour autant que nous n'auront pas de déserts médicaux". 

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