Deux mineurs blessés par balle à Planoise : "Fini de rigoler !" pour Besançon Maintenant

Publié le 30/08/2022 - 10:33
Mis à jour le 30/08/2022 - 09:06

Dans un communiqué du 29 août, le président du groupe "Besançon maintenant" au conseil municipal, Ludovic Fagaut, se pose de nombreuses questions quant à la gestion des trafics de drogue par la Ville. Ses réactions font suite aux coups de feu qui ont été tirés sur deux adolescents rue de fribourg dans le quartier de Planoise lundi après-midi.

Ludovic Fagaut © Damien Poirier
Ludovic Fagaut © Damien Poirier

Communiqué :

"Fini de rigoler !

Indignation. À quand une réaction efficace de la municipalité pour endiguer le trafic de stupéfiants qui gangrène notre ville ? 

À l’heure où l’élu en charge du quartier de Planoise se plaît à rire sur les dernières fusillades lors d’une interview avec une radio locale en tenant des propos tels que : « Des options ? S’il y avait l’idée géniale je l’aurais breveté et je serais millionnaire surement, non je rigole ! »

Et bien la guérilla fait encore rage, cette fois-ci en pleine journée sous les yeux des familles et enfants à proximité... 

Ce lundi, aux alentours de 16h rue de Fribourg, des tirs ont encore retenti. Deux adolescents ont été blessés par balle, là où, il y a de cela deux semaines, des tirs avaient déjà eu lieu.
Ce sont nos enfants, nos adolescents qui sont au cœur de cette guérilla. Jusqu’où cela doit-il aller pour que des décisions soient enfin prises et que les choses changent ? C’est à côté de l’État que la majorité actuelle doit se mobiliser sans compter, ce qui ne semble pas être le cas !

C’est sur fond de trafic de stupéfiants que la guérilla s’est installée dans ce quartier de Planoise. La Ville se doit de protéger les habitants et chaque quartier. On ne peut se résigner à de tels actes. 

Nous faisons remonter régulièrement nos inquiétudes et celles des habitants lors des différents conseils municipaux. Depuis le début de ce mandat, nous avons proposé de former, recruter et armer nos policiers municipaux, afin qu’ils puissent protéger nos concitoyens et se défendre eux-mêmes. Cette mesure est incontournable car ce sont les primo-arrivants sur ce type de situation. Nous avons proposé l’augmentation des effectifs de la police municipale pour les porter à 100 contre une soixantaine aujourd’hui ainsi que le déploiement de la vidéo-protection dans notre ville et la création entre autre d’une brigade canine, gage de sécurité pour tous. 

Aujourd’hui, nous renouvelons nos propositions et réitérons notre appel à Madame la Maire de Besançon de s’occuper enfin de la sécurité !
Pour nous, une seule solution : la tolérance zéro ! Bien entendu, la lutte contre ce fléau doit aussi passer par d’autres actions que celles sécuritaires et je veux parler de l’éducation. C’est une des raisons pour lesquelles nous souhaitons que soit construite une nouvelle école à Planoise, dans un objectif de réduction des effectifs scolaires sur ce quartier prioritaire. De même, c’est avec le monde associatif, sportif et culturel qu’il faut agir : donnons-leur les moyens d’encadrer nos jeunes. Que ce soit des moyens humains ou par le déploiement d’infrastructures leur permettant de mettre en place des projets citoyens ! Aucun jeune ne doit être livré à lui-même !

Les élus de Besancon Maintenant restent plus que jamais mobilisés sur ce sujet. La sécurité est la première des libertés de tous."

Ludovic Fagaut, président du groupe "Besançon maintenant" 

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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