Dijon : 38 "faucheurs volontaires" relaxés pour "défaut de caractérisation des infractions"

Publié le 17/01/2019 - 11:58
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:20

Le tribunal correctionnel de Dijon a relaxé jeudi 17 janvier 2019 38 militants anti-OGM jugés en novembre, après la destruction en 2016 de plants de colza de la coopérative agricole Dijon Céréales, évoquant un « défaut de caractérisation des infractions », a-t-on appris de sources concordantes.

Pour les militants, qui se félicitaient jeudi de cette décision, le colza "Clearfield" en question, créé par le géant allemand de l'agrochimie BASF, constitue un OGM au sens de la législation européenne, contrairement à ce qu'affirme la coopérative.

Marc Patriat, président de Dijon Céréales, se dit "atterré, comme tous (ses) collègues paysans" par le jugement et pointe "un +agribashing+ fantastique". "La violation de propriété est reconnue par les prévenus, on n'est pas sur un jugement OGM, ce n'est pas le sujet", a-t-il ajouté. Le détail de la décision ne devrait être connu que dans quelques jours. Mais les magistrats ont indiqué que "l'état de nécessité", qui peut exonérer de responsabilité pénale "face à un danger actuel ou imminent", invoqué par les prévenus pour justifier la destruction des plants, n'avait pas été retenu.

"Nous avons fauché des OGM qui étaient cultivés en France sans que personne ne le sache", Dijon Céréales n'est pas d'accord

Annick Bossu, une militante relaxée, a toutefois estimé jeudi matin que la justice leur "donne raison". "Nous défendons depuis le début qu'il s'agit de manipulation génétique en laboratoire. Nous avons fauché des OGM qui étaient cultivés en France sans que personne ne le sache."

Pour Dijon Céréales, les plants en cause ne sont pas classés OGM, ayant été obtenus par mutagenèse, une technique qui consiste à modifier les propres gènes d'une plante. Ces variétés ont été créées "pour répondre aux problématiques des agriculteurs et notamment le développement de mauvaises herbes" en utilisant moins de produits chimiques, a fait valoir la coopérative. Mais pour les militants anti-OGM, les techniques mises en cause vont au delà de la mutagenèse autorisée, en utilisant "la multiplication in vitro de cellules de pollen".

Infos +

Ces derniers avaient notamment invoqué une décision de juillet de la Cour de justice de l'UE (CJUE), pour laquelle les organismes obtenus par mutagenèse "sont des OGM", à l'exception des techniques "traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps".

(Source : AFP)

Justice

Crans-Montana : Jacques Moretti entendu lundi sans son épouse pour raisons de santé

Jacques Moretti, qui possédait avec son épouse le bar ravagé par l'incendie meurtrier dans la station suisse de Crans-Montana, sera auditionné lundi 2 novembre 2026 sans la présence de cette dernière, qui devait initialement être entendue à ses côtés. Dans un courrier adressé mardi aux parties et consulté par l'AFP, les procureures indiquent avoir décidé de reporter l'audition de Jessica Moretti pour des raisons de santé.

Violences sexistes et sexuelles : un dernier rassemblement à Besançon avant le vote d’une loi " intégrale "

Réunies lundi 12 octobre devant le palais de justice de Besançon, des membres de l’Intersyndicale féministe et des personnes mobilisées chaque lundi depuis juin dernier, ont appelé une dernière fois les députés à adopter une loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie de moyens financiers conséquents et d’un volet préventif renforcé.

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.57C°
ciel dégagé
le 31/10 à 04h00
Vent
4.74 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
90 %

Sondage