Edition: Sekoya prend racine dans le paysage franc-comtois du livre

Publié le 27/04/2010 - 11:20
Mis à jour le 27/04/2010 - 11:20

Alain Mendel a lancé sa maison d’édition à Besançon il y a dix ans. Le secret de cet Alsacien d’origine : la passion de l’écrit et de la transmission.

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S’il avait voulu gagner de l’argent, Alain Mendel, 67 ans, aurait continué à s’occuper de marketing, spécialité qui l’a mobilisé une bonne partie de sa vie professionnelle. Sa maison d’édition figure parmi les dix plus importante de Franche-Comté, mais son chiffre d’affaires - autour de 150 000 € annuels - ne permet pas de «sortir» un salaire.
 
La création de Sekoya correspond pratiquement au départ à la retraite d’Alain Mendel en 2000, même s’il a toujours eu un contact avec l’édition. Depuis le jour où en 1970 il a édité son premier ouvrage aux Dernières Nouvelles d’Alsace alors qu’il bossait à la pub du quotidien bas-rhinois. Les 10 000 exemplaires consacrés aux pompiers de Strasbourg ont été vendus en trois mois… « J’ai toujours utilisé le livre comme outil de marketing, de mécénat, d’évènementiel », explique l’éditeur bisontin qui a longtemps été consultant à cheval entre Paris et la capitale comtoise.
 
Par passion et pour le plaisir
 
« On peut être éditeur mais en faisant autre chose à côté. Rares sont ceux qui arrivent à la taille critique de 500 000 €. L’éditeur touche très peu sur la vente d’un bouquin », explique Alain Mendel qui a édité une cinquantaine d’ouvrages en dix ans. « Je fais ce métier par passion et pour le plaisir des rencontres avec les auteurs », résume-t-il en soulignant que « la région est un peu réduite au niveau des amateurs de livres régionaux ».
 
« Quand on vend en moyenne 2000 exemplaires d’un livre consacré à la Franche-Comté, ça équivaut à 5000 en Alsace ou en Bretagne », constate le patron de Sekoya. L’identité franc-comtoise est moins présente qu’elle ne l’est dans ces deux autres contrées. « C’est le régionalisme qui porte l’édition régionale. Les Bretons et les Alsaciens le sont du nord au sud alors qu’ici, le Jurassien n’a rien à voir avec le Montbéliardais. Il n’y a pas, en Franche-Comté, une entité culturelle naturelle», suggère Alain Mendel comme explication. Il ne s’en formalise pas pour autant. Il fait avec et trouve énormément de satisfaction à travailler dans une région aux facettes multiples.
 
Le livre, c’est sacré, c’est la transmission…
 
L’ancien consultant constate également depuis quelques années que les tirages des livres baissent, que leur durée de vie est plus courte (3 à 6 mois contre un an avant) et que les prix publics sont de plus en plus bas. Tout cela dans un contexte de « surproduction ». 50 000 titres sortent en France en une année. En Franche-Comté, environ deux cents livres voit le jour annuellement. Une situation concurrentielle à l’excès mais qui n’entame pas la passion de l’éditeur bisontin.
 
« Le livre c’est sacré, c’est la transmission. L’écriture, c’est quelque chose d’intangible. On ne jette pas de livres. Même si les contenus ne sont pas toujours à la hauteur, on transmet quelque chose ». Et ça, pour Alain Mendel, ça vaut tous les sacrifices. Déjà dix ans et pas la moindre envie de tourner la page.
 
 
 
 
 
 
 
 

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