Elon Musk a pris le contrôle de Twitter et licencié des dirigeants

Publié le 28/10/2022 - 10:01
Mis à jour le 28/10/2022 - 09:26

"L'oiseau est libéré", a tweeté Elon Musk jeudi 27 octobre 2022, après avoir acheté le réseau social à l'oiseau bleu pour 44 milliards de dollars, ouvrant un nouveau chapitre incertain pour la plateforme au coeur de la vie politique et médiatique des Etats-Unis et de nombreux pays.

Twitter © Alexane Alfaro
Twitter © Alexane Alfaro

Après des mois d'une saga à rebondissements, le nouveau patron a immédiatement licencié le patron Parag Agrawal et deux autres dirigeants, le directeur financier Ned Segal et la responsable des affaires juridiques Vijaya Gadde, selon des sources anonymes de la chaîne CNBC et du Washington Post. Twitter n'a pas répondu à une sollicitation de l'AFP dans l'immédiat. Elon Musk avait jusqu'à vendredi pour conclure l'acquisition du réseau social, faute de quoi un procès aurait eu lieu en novembre.

L'opération traînait en effet depuis l'annonce fin avril d'une offre d'acquisition à 44 milliards de dollars, acceptée à contrecoeur par Twitter. L'entrepreneur a cherché à s'en extraire unilatéralement début juillet, accusant l'entreprise de lui avoir menti mais le conseil d'administration de la société a saisi la justice.

Au début du mois, à quelques jours de l'ouverture d'un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Mercredi, il s'est rendu au siège de Twitter à San Francisco et s'est rebaptisé "Chief Twit" sur son profil --"twit" voulant dire "crétin" en anglais. Il a ensuite retweeté une photo de lui entouré d'employés de Twitter, dans un café du bureau.

Jeudi soir, plusieurs salariés du groupe californien ont affiché leur soutien à l'ancienne direction. "Merci à Parag Agrawal, à Vijaya Gadde et Ned Segal pour leur contribution collective à Twitter", a ainsi écrit Biz Stone, cofondateur du réseau, saluant leur "talent immense" et leur "humanité".

"Avenir de la civilisation"

Fin avril, peu après avoir signé l'accord initial de rachat, Elon Musk avait critiqué publiquement des cadres de Twitter et s'était moqué de Vijaya Gadde. Sa prise de contrôle inquiète une grande partie des salariés de Twitter, de nombreux utilisateurs et des ONG qui appellent les réseaux sociaux à mieux lutter contre les abus, du harcèlement à la désinformation.

Car le multimilliardaire, se présentant comme un ardent défenseur de la liberté d'expression, veut assouplir la modération des contenus. Il a ouvert la porte à un retour de Donald Trump, évincé de Twitter peu après avoir soutenu ses partisans qui ont pris part à l'assaut du Capitole en janvier 2021.

Des élus républicains et soutiens de Donald Trump ont d'ailleurs salué le changement potentiel d'orientation de Twitter. "LIBERTE D'EXPRESSION!!!", a par exemple tweeté jeudi soir Marjorie Taylor Greene, une élue d'extrême droite. Mais les annonceurs, eux, préfèrent généralement adosser leurs pubs à des contenus consensuels.

Jeudi, Elon Musk a tenté de les rassurer en affirmant vouloir permettre à toutes les opinions de s'exprimer sur le réseau social, sans pour autant en faire une plateforme "infernale" où tout serait permis.

Il est "important pour l'avenir de la civilisation d'avoir une place publique en ligne où une grande variété d'opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence", a-t-il écrit dans un message spécifiquement adressé aux marques, qui rapportent l'essentiel des revenus de Twitter. Il assure aussi qu'il n'a pas engagé le rachat parce que c'était "facile" ou "pour se faire de l'argent", mais pour "essayer d'aider l'humanité".

"Départs volontaires"

Elon Musk veut par ailleurs renforcer la lutte contre les spams. Il a aussi fait des allusions cryptiques à "X", sa vision d'une application à tout faire (messagerie, réseau social, services financiers...), comme WeChat en Chine.

Un employé, qui a parlé à l'AFP sous couvert d'anonymat, a calculé que plus de 700 salariés avaient quitté le groupe californien depuis juin, d'après les chiffres en interne. "Ce sont plutôt des départs volontaires, soit pour des raisons éthiques, soit pour des raisons bassement financières, parce qu'une entreprise non cotée, c’est moins intéressant", estime-t-il.

Le dirigeant a, en effet, prévu de sortir Twitter de la Bourse. Au début du mois, il avait pourtant déclaré lors d'une conférence qu'il était "essentiel" que Tesla soit coté à Wall Street, "parce que si le public n'aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment". "C'est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux", avait-il ajouté, hilare.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Nouveau sursis pour les Galeries Lafayette de Besançon et Belfort

C’est un petit ouf de soulagement pour les 26 magasins Galeries Lafayette, dont ceux de Besançon et Belfort, exploités par l’homme d’affaires Michel Ohayon. Le plan de continuation d'activité des points de vente a reçu le soutien de son principal créancier, qui n’est autre que le groupe Galeries Lafayette, juste avant son examen final au tribunal de commerce de Bordeaux, indique l’AFP ce mercredi 21 février. La décision du tribunal de commerce de Bordeaux a été mise en délibéré au 20 mars 2024.

J’ai testé pour vous le soin personnalisé signé LB Beauty à Besançon

Alors que la fraîcheur de l'hiver est de retour, je me suis rendue à l'institut LB Beauty ouvert depuis 4 ans dans le quartier des Chaprais à Besançon mardi 20 février 2024, pour un instant de bien-être, relaxant et pour prendre soin de ma peau. J'ai testé pour vous le "soin personnalisé" signé Ludivine Bonnet.

Nouvelle action coup de poing des éleveurs laitiers haut-saônois contre Lactalis

Une action d’interception d’un camion de lait Lactalis a eu lieu mardi soir en Haute-Saône près de Vesoul. Les éleveurs s’estimant "floué" par la société, demandent "une rémunération décente des producteurs". Le lait du camion devant initialement servir à la fabrication de fromage a été repris et sera utiliser pour l’alimentation des veaux. 

Open Business : les prochains rendez-vous de la CCI Saône-Doubs pour répondre aux défis et enjeux de demain

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs a présenté mardi 20 février 2024 les trois nouvelles thématiques de son cycle de conférences baptisé Open Business. Au programme cette année, des rencontres autour des thèmes de l’intelligence artificielle, du vieillissement de la population et de la performance dans l’entreprise et le sport à Besançon, Vesoul et bientôt Montbéliard. 

“Coiffure Michel Delgrande” devient “Le 83 coiffure” au centre-ville de Besançon

Loïc, coiffeur depuis 24 ans dans le salon Michel Delgrande, situé au 83 rue des Granges à Besançon, a eu envie de nouveauté. Jeudi 15 février 2024, après environ 34 ans sous le nom de son fondateur, le salon a finalement changé d’identité pour devenir "le 83 coiffure". Pour autant, cette nouveauté ne tend pas à oublier le passé…

En immersion dans le plus vaste chantier privé à Besançon…

Depuis quelques mois, les travaux ont démarré dans l’ancienne institution Saint-Jean du quartier Saint-Claude à Besançon dans le cadre du projet immobilier comptant 245 logements, dont 80 en rénovation, porté par le groupe SMCI : le Domaine Hugo. En ce moment, un parking souterrain de type silo de 240 places est en cours de construction… Fabrice Jeannot, président du groupe SMCI et Patrick Collard, directeur technique du groupe nous en parlent.

Bruno Le Maire abaisse à 1% la prévision de croissance 2024 et annonce 10 milliards d’euros d’économies

Le gouvernement français a nettement revu à la baisse son estimation de croissance pour 2024, de 1,4% à désormais 1%, a annoncé dimanche 18 février 2024 Bruno Le Maire, dévoilant des économies "immédiates" de 10 milliards d'euros sur les dépenses de l'Etat pour tenir les ambitions budgétaires.

Autoroutes : une hausse moyenne des prix de 3% en 2024

Les tarifs des péages sont revus chaque année au 1er février. Le ministère des Transports avait annoncé en novembre 2023 une augmentation inférieure à 3 % en moyenne en 2024, après 4,75 % en 2023 et 2 % en 2022. Plusieurs arrêtés publiés au Journal officiel du 31 janvier confirment une hausse autour de 3 % sur les principaux réseaux autoroutiers, selon service-public.fr.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 11.99
pluie modérée
le 22/02 à 18h00
Vent
8.74 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
74 %