Euthanasie : le débat dépasse les clivages politiques et divise les spécialistes

Publié le 08/04/2021 - 09:13
Mis à jour le 08/04/2021 - 09:14

Le débat sur l’euthanasie, relancé à travers le décès de l’ancienne députée du Doubs  Paulette Guinchard, et d’ une proposition de loi examinée jeudi à l’Assemblée, continue à diviser la classe politique mais aussi les spécialistes, signe d’un sujet toujours aussi douloureux, cinq ans après la loi Claeys-Leonetti.

 ©
©

Les adversaires du texte entendentcontrer son adoption dans le temps contraint des « niches » parlementaires – couperet à minuit – avec une avalanche d’amendements, plus de 3.000, dont 2.300 émanant d’une poignée de députés LR.

Une « obstruction » dénoncée à cor et à cri par les partisans de M. Falorni, auxquels ces opposants répondent par le « droit imprescriptible » de tout parlementaire à déposer des amendements.

Difficulté de temps supplémentaire: l’examen de ce texte ne débutera qu’après un autre portant sur les langues régionales.

"Ce n'est pas le bon moment, ce n'est pas la bonne forme et ce n'est pas du tout le bon contenu", juge Tanguy Châtel, sociologue et membre de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), dénonçant les "motifs idéologiques" et "l'effet d'opportunisme" d'un texte "mal rédigé", examiné en pleine épidémie du Covid-19.

"La société est prête à accueillir une loi sur l'aide active à mourir en France", estime à l'inverse le sociologue Philippe Bataille, directeur d'études à l'EHESS et ancien membre de l'association Le Choix - Citoyens pour une mort choisie.

"Les sondages donnent une réponse absolument massive et unanime de ne pas laisser sans réponse les désespérés qui demandent de l'assistance au moment de mourir, à un moment qu'ils ont choisi et d'une manière qui leur convient", ajoute l'universitaire à l'AFP.

Après la loi Leonetti de 2005 instaurant un droit au "laisser mourir" puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 autorisant une "sédation profonde et continue jusqu'au décès", cette nouvelle proposition de loi du député Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires) entend créer un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une pathologie incurable.

Le texte prévoit notamment "une assistance médicalisée" permettant "une mort rapide et sans douleur" à "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable (...) lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable".

La mort de Paulette Guinchard le 5 mars 2021 a suscité de nombreuses réactions et a relancé le débat sur  la fin de vie et le suicide assisté. C'est ce que souhaitait d'ailleurs l'ancienne secrétaire d'État aux personnes âgées qui s'est éteinte en Suisse, pays où le suicide assisté est autorisé. "Son décès est militant. Elle a choisi sa mort", nous confiait avec émotion l'ancien maire de Besançon Jean-Louis Fousseret. "Paulette était avant tout une militante des soins palliatifs qui visent à soulager", expliquait son amie, la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay.

"Histoire personnelle"

"Il y a quelque chose d'incohérent à vouloir préserver la vie en période de pandémie et considérer en même temps qu'on pourrait donner la mort à certaines personnes qui le souhaiteraient", souligne Tanguy Châtel.

Le sociologue craint notamment un "dévoiement" de la loi pouvant s'appliquer à "une multitude de cas pour lesquels elle n'a pas été prévue", ainsi qu'un "coup d'arrêt sur la recherche en matière de soins palliatifs".

En Europe, seuls quatre pays - les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne ont légiféré sur ce sujet controversé qui, en France, dépasse les clivages politiques.

Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, 270 députés issus de tous bords politiques ont réclamé un débat sur cette question.

Dans le même temps, d'autres élus s'inquiétaient d'un risque de "dérive éthique" et de contradiction avec le serment d'Hippocrate des médecins.

"Sur ce type de situation, les députés se prononcent toujours à partir de leur histoire personnelle, de leur croyance ou de leurs craintes. Ils ne le font pas à partir d'une ligne de conduite", analyse Tanguy Châtel.

"Le parlement reste sourd" aux "demandes répétées" des Français sur cette question, juge pour sa part Philippe Bataille, selon qui les parlementaires produisent des lois en rapport avec "un groupe professionnel (celui des médecins NDLR), qui s'interdit de répondre à l'aide à mourir au nom de l'interdit de tuer".

A l'Assemblée nationale, les quelque 3.000 amendements déposés, dont 2.300 issus de députés LR hostiles à cette proposition de loi, pourraient rendre impossible l'examen du texte. Le député Olivier Falorni dénonce par avance "un scandale démocratique".

(Avec AFP)

Politique

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.44C°
légère pluie
le 17/10 à 17h00
Vent
3.44 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
92 %

Sondage