Expulsion de Leonarda : M. Valls, devra-t-il démissionner ?

Publié le 19/10/2013 - 13:55
Mis à jour le 19/10/2013 - 13:59

Après avoir reçu, ce samedi matin, le rapport de l’Inspection générale de l’administration sur les modalités d’éloignement de Léonarda Dibrani, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, en a présenté le contenu et les conclusions au Président de la République et au Premier ministre, en présence du ministre de l’Education nationale.

 ©
©

Après avoir écourté sa visite aux Antilles, ce dernier a reçu dans la matinée le rapport de l'enquête administrative sur l'expulsion controversée de la collégienne Leonarda Dibrani. "Le rapport a été remis au ministre à 09H30 place Beauvau par Marc Abadie, chef du service de l'Inspection générale de l'administration (IGA), et Jean-Pierre Battesti, inspecteur général de l'IGA", affirme-t-on dans son entourage.

Dans ses conclusions, ce rapport explique que si les forces de l'ordre "n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire", l'expulsion de la famille de Leonarda est néanmoins "conforme à la réglementation en vigueur". Afin d'éviter qu'une situation similaire ne se reproduise, le rapport recommande par ailleurs de "proscrire" les interventions dans "le temps scolaire".

François Hollande s'exprimera samedi depuis l'Elysée sur l'affaire, après avoir reçu au palais présidentiel le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ainsi que les ministres de l'Intérieur et de l'Education, Manuel Valls et Vincent Peillon, d'après les informations recueillies par le Huffington Post auprès de la présidence. Il s'agira d'une "courte déclaration télévisée du président de la République", a-t-on précisé de même source.

Un retour en France entraînerait "automatiquement le ministre de l'Intérieur à la démission"

L'enquête administrative, commandée mercredi, devait dire si cette expulsion était conforme au droit. "S'il y a eu faute, l'arrêté de reconduite à la frontière sera annulé", avait assuré mercredi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement doit maintenant dire si la jeune Leonarda, voire sa famille, peut rentrer en France. Il s'agirait d'un revers pour Manuel Valls, qui a affirmé mercredi, sans attendre les résultats de l'enquête qu'il venait de lancer, que l'expulsion s'était déroulée "dans le respect du droit".

Selon l'un de ses prédécesseurs UMP place Beauvau, François Baroin, un retour en France entraînerait "automatiquement le ministre de l'Intérieur à la démission" apprend-on dans le Huffington Post.

Sanctuarisation

La présidence française avait déjà évoqué une possible sanctuarisation, non seulement de l'école comme c'est déjà le cas mais aussi du "temps de vie scolaire" pour éviter qu'une expulsion ne puisse interrompre la scolarité d'un jeune dont la famille n'a pas obtenu de permis de séjour en France.

"Sur la base (du) rapport, nous en parlerons avec le président de la République et le Premier ministre" samedi, avait précisé la veille Manuel Valls. "S'il faut sanctuariser l'école, nous le ferons", mais "attendons les résultats" de l'enquête, avait-il ajouté, précise le Huffington Post.

Pour le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, les expulsions ne peuvent pas intervenir "dans le cadre de la scolarité". Son collègue des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit espérer une solution à la fois "humaine" et respectueuse des "principes".

Le président François Hollande est resté silencieux, mais sa compagne, Valérie Trierweiler, a déclaré vendredi qu'on "ne franchissait pas certaines frontières" et que "la porte de l'école en était une" apprend-on du Huffington Post.

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Hommage aux Manouchian à Besançon : une ”instrumentalisation” du Parti communiste selon Besançon maintenant

Une cérémonie en hommage aux résistants du groupe Manouchian s’est tenue place du 8 Septembre à Besançon, organisée par le Parti communiste français et la Ville de Besançon. Pour Ludovic Fagaut (LR), chef du groupe Besançon maintenant au conseil municipal, parle d’une ”instrumentalisation à des fins partisanes”.

À Besançon, une centaine de personnes rassemblées en hommage au groupe Manouchian

Alors que le couple de résistants communistes, Missak et Mélinée Manouchian étaient panthéonisés lors d’une cérémonie d’hommage national à Paris mercredi 21 février, en même temps à Besançon, une cérémonie s’est  tenue place du 8 Septembre en présence d’une centaine de personnes.

Visas, pesticides, simplification : Gabriel Attal donne des gages aux agriculteurs avant le Salon

Un mois après le début d'un mouvement d'exaspération des paysans, Gabriel Attal a placé mercredi 21 février 2024 l'agriculture "au rang des intérêts fondamentaux" du pays, récapitulant les engagements déjà pris par le gouvernement et annonçant quelques nouvelles mesures sur les saisonniers étrangers, les pesticides et la rémunération.

Reçus à l’Elysée, FNSEA et JA attendent des “décisions claires” avant le Salon de l’agriculture

Les dirigeants des deux syndicats agricoles majoritaires, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA), ont dit attendre des "décisions claires" d'Emmanuel Macron qui les reçoit mardi 20 février 2024 dans l'après-midi à l'Elysée, à quatre jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

Agriculteur : ”Le toilettage normatif ne signifie pas l’abandon de toute ambition en matière environnementale” selon le sénateur Rietmann

À l’occasion d’un débat sur l’avenir du modèle agricole français le 13 février 2024, Olivier Rietmann, sénateur LR de la Haute-Saône, a défendu une revendication nouvelle exprimée par les agriculteurs lors du récent mouvement de protestation : l’impératif de simplification administrative.

Magazine municipal de Besançon : une “propagande politique” selon L. Croizier et L. Fagaut

Suite à la parution de l’édition février/mars 2024 du magazine municipal Besançon votre ville, les élus du groupe Ensemble bisontins (Renaissance-Modem-Horizon) et du groupe LR Besançon maintenant ont exprimé leur stupéfaction, mercredi 14 février 2024, en dénonçant “le détournement du magazine de la ville à des fins de propagande politique”. Le dossier porte, ce mois-ci, sur le positionnement de la maire de Besançon, Anne Vignot, au sujet de la loi immigration. Une entrevue qui n’a pas laissé les groupe d’élus sans voix.

Pour la première fois, des Rencontres régionales du patrimoine en Bourgogne Franche-Comté

Jeudi 15 février 2024, la Région Bourgogne-Franche-Comté organise à la Cité internationale de la gastronomie et du vin, à Dijon, les premières Rencontres régionales du patrimoine, en présence de Marie- Guite Dufay, présidente de la Région, et de Nathalie Leblanc, vice-présidente à la culture et au patrimoine.

Élections européennes : plusieurs partis politiques se réunissent pour sensibiliser les jeunes à Besançon

Les élection européennes sont délaissées par bon nombre de citoyennes et de citoyens en France et à travers l’union. C’est pourquoi sept partis de gauche se réuniront pour sensibiliser les jeunes électeurs à ce temps démocratique jeudi 15 février 2024 à la faculté des lettres, rue Mégevand à Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.22
légère pluie
le 23/02 à 18h00
Vent
2.35 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
71 %