Face au retour du loup la confédération paysanne BFC avance des propositions « pragmatiques »

Publié le 04/07/2023 - 15:37
Mis à jour le 04/07/2023 - 15:31

Si la cohabitation est jugée "très compliquée voire impossible" en l’état actuel par la confédération, le syndicat avance néanmoins, dans son communiqué de presse daté du 30 juin 2023, des revendications "réalistes, susceptibles de rassembler autour d’avancées pragmatiques".

Image d'archive (14 octobre 2018) © Fédération des chasseurs du Jura
Image d'archive (14 octobre 2018) © Fédération des chasseurs du Jura

La confédération n’entend pas prôner le zéro attaque "comme le font la Chambre régionale d’agriculture et une partie des syndicats agricoles" ni laisser entendre qu’il "suffirait de généraliser le modèle d’Agriculture paysanne et de protéger les troupeaux, pour que la cohabitation avec les loups soit possible" qu’elle estime "tout aussi illusoire".

La confédération paysanne se dit plutôt "aux côtés des éleveurs et de leurs élevages plein-air, qui répondent aux enjeux de société que sont le bien-être animal, le maintien des paysages et de la biodiversité, l'économie rurale et la production d’une alimentation locale de qualité". C’est dans cet optique qu'elle entend porter ses revendications.

De plus en plus d'élevages impactés

Selon le syndicat, la présence des loups impacte "avant tout l’élevage plein-air", la prise en charge des conséquences "tant humaines, techniques qu’économiques et l’anticipation autant que possible", relèvent pour elle d’un choix que "toute la société doit assumer sans détours". La confédération paysanne avance également le fait que de plus en plus d’élevages "de toutes sortes" sont impactés et que ceux-ci ne "bénéficient toujours pas de réelles perspectives d’adaptation fiables". 

Sur ce point, si elle reconnait avoir obtenu en 2020 "l’anticipation des aides aux chiens de protection sur toute la région", elle regrette que "les définitions administratives de la « protégeabilité » des troupeaux excluent bon nombre d’élevages plein-air" tels que les bovins, volailles, porcins et équidés. 

Vers la multiplication des élevages hors sols ?

Pour la confédération, le risque est de voir disparaitre "des fermes dans certains territoires" en raison des impasses techniques majeures, du stress engendré ou encore des préjudices économiques au profit d’une "accélération de l’industrialisation de l’agriculture et à la multiplication des élevages hors-sol". C’est donc pour éviter cela qu’elle demande aux pouvoirs publics d’ "assumer leurs responsabilités, en protégeant davantage l’élevage herbager".

À ce titre, la confédération paysanne dresse une liste de cinq revendications syndicales :

  1. Une communication transparente, rapide et systématique sur la présence des loups, les constats de dommage et les aides disponibles, et ce à destination de tous les syndicats agricoles et de tous les éleveurs.
  2. Un soutien des services de l’Etat, des Établissements publics et de la MSA, à la hauteur des difficultés psychologiques, techniques et financières rencontrées par les éleveurs face aux loups.
  3. Des dispositifs de protection des troupeaux adaptés aux réalités de terrain et dont la nécessité doit être reconnue par tous.
  4. Des prélèvements de loups efficaces, sous la responsabilité de l’État, partout où la diminution immédiate de la pression de prédation est nécessaire.
  5. Une implication renforcée des Chambres d’agriculture sur la question de la prédation auprès des éleveurs et des candidats à l’installation.

Société

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Un chercheur bisontin explore une nouvelle piste pour expliquer la rotation des galaxies sans matière noire

À l’Institut FEMTO-ST, Jonathan Gillot développe une théorie qui propose de revoir le comportement de l’inertie lorsque les accélérations deviennent extrêmement faibles. Publiés en juillet 2026 dans The European Physical Journal C, ses travaux ouvrent une nouvelle voie de recherche pour comprendre certaines anomalies observées dans la dynamique des galaxies.

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Risque routier dans le Doubs : le préfet signe une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte

Dans le cadre d’une action de prévention et de sensibilisation, la préfecture du Doubs en lien avec l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires, s’engage ce 13 octobre 2026 en signant une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte, regroupant près de 800 agents.

Illettrisme : quels sont les territoires les plus exposés en Bourgogne-Franche-Comté ?

Près d’un quart des habitants de 18 à 64 ans de Bourgogne-Franche-Comté vivent dans un territoire fortement exposé au risque d’illettrisme. Selon une étude de l’Insee publiée en octobre 2026, les zones rurales de l’Yonne, de la Nièvre et du nord de la région sont particulièrement concernées. Le périurbain dijonnais et la frontière suisse apparaissent davantage préservés.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Résidence Services Séniors Génius à Besançon, un lieu de vie où les générations se rencontrent

PUBLI-INFO • Au cœur du secteur du Pôle Viotte à Besançon, la Résidence Services Séniors Génius imagine une nouvelle façon d’habiter : plus conviviale, plus ouverte et résolument intergénérationnelle. Ici, les logements, les services et les espaces de vie sont pensés pour favoriser les échanges entre les générations et faire de la résidence bien plus qu’un simple lieu d’habitation.

Les meilleurs Mont d’Or en compétition le 3 novembre à Pontarlier

Le mardi 3 novembre 2026, les Mont d’Or vont devoir se départager lors de la 39e édition du concours interprofessionnel du plus célèbre vacherin franc-comtois. À Pontarlier, dès 10h au restaurant "Les Papillons", les 10 fromageries de la filière présenteront chacune leur candidat avec un seul et même objectif, celui de décrocher l’or.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.8C°
nuageux
le 19/10 à 17h00
Vent
4.19 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
78 %

Sondage