Finalement, combien aura coûté le tramway ?

Publié le 28/08/2014 - 17:06
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:54

Le tramway du Grand Besançon a fait l’objet « de nombreuses études afin d’avoir le maximum de garanties quant à son efficacité, la pertinence de son tracé, mais aussi son coût de construction ». Le projet a été voté pour un montant de 228 M€ avec une tolérance de 5% (valeur juin 2008). Aujourd’hui, le Grand Besançon déclare que ce budget a été « respecté » avec une valeur de fin d’opération de 256 millions d’euros (valeur 2015)

 ©
©

J-2

Comment a été financé le projet du tramway du Grand Besançon ?

Le scénario du projet de première ligne de tramway du Grand Besançon à 228 M€, valeur 2008, avec une tolérance de 5%, est totalement autonome financièrement sur la période 2010-2015. Cela signifie que l'Agglomération peut supporter le coût de construction du tram sans recourir à l'impôt sur les ménages. La construction du tram est en effet financée par le supplément du Versement Transport.

La construction du tramway doit se faire dans le respect des équilibres financiers et budgétaires de la collectivité sans entraîner de déficit ou provoquer de baisse des autres investissements.
Pour financer ces 228 M€, la Communauté d'Agglomération du Grand Besançon s'appuie sur trois sources différentes :

  • l'autofinancement issu de l'augmentation du Versement Transport (la taxe acquittée par les entreprises privées et publiques de plus de 9 salariés du territoire), décidée dès 2006 et qui a permis de disposer des premiers fonds nécessaires (24,5 M€ collectés entre 2006 et 2011).
    Au total, le Versement Transport permettra de couvrir 64,5 M€ des besoins en financement du tram.
  • les subventions perçues des partenaires publics du projet à hauteur de 51,5 M€.
    Ces subventions proviennent du FEDER (à hauteur de 0,9 M€), de la Ville de Besançon (20 M€ pour des travaux annexes et programmés) et de l'Etat qui alloue 30,6 M€ au projet au titre du Grenelle de l'environnement.
  • l'emprunt pour lequel différents grands financeurs ont été consultés dont la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et la Banque Européenne d'Investissement (BEI).
    La CDC s'est engagée à hauteur de 93,7M€ et la BEI à 70M€. Ces valeurs sont les montants maximum des droits de tirage que prévoient les contrats conclus avec ces deux organismes de financement, et non les montants qui seront réellement mobilisés. Ces derniers seront adaptés au plus près des besoins rencontrés au fur et à mesure de la réalisation du projet. Pour la construction du tram, l'agglomération n'utilisera que les sommes qui lui sont nécessaires sur les fonds que ces organismes mettent à disposition.

Le projet a été voté pour un montant de 228M€ avec une tolérance de 5% (valeur juin 2008).
Cette prévision budgétaire, actualisée à 2% par an pendant les années d'études (2008 à 2011) et à 3% par an pour les phases travaux, conduit à exprimer les valeurs suivantes équivalentes :

Valeur Juin 2008 : 228 M€ = Valeur Juin 2012 : 248M€ = Valeur fin d'opération 2015 : 256M€

"Le budget respecté"

Afin de ne pas augmenter les impôts des ménages et "préserver l'avenir des autres projets de l'agglomération", le Grand Besançon a opté pour des choix dans tous les domaines de la construction du tramway : aménagement, matériel roulant, études, communication... chacun des budgets a fait l'objet d'une veille drastique.

L'enveloppe initialement définie de 228 M€ (valeur juin 2008, soit 256 M€) a été parfaitement respectée.

Besançon peut s'enorgueillir d'avoir construit le 1er tram à moins de 17 M€/km de France, bien loin des 20 à 25 M€ généralement constatés.

Et à l'issue des travaux, le tram du Grand Besançon fait déjà école et suscite l'intérêt d'agglomérations de taille moyenne en France et à l'étranger : Caen, Avignon, Aubagne, Amiens, Montpellier, Chambéry mais aussi Edimbourg, des villes suisses, chiliennes ou bien encore suédoises sont venues s'inspirer du projet grand bisontin.

Economie

À La Rodia, le ”4 x 8” change de main : Chérine Couësmes et Pierre Roca imaginent une street food au fil des concerts… et au-delà

EXCLUSIVITÉ • Le point de restauration installé sur la terrasse de La Rodia à Besançon, depuis 2022 change d'équipe de restauration. Pierre Roca et Chérine Couësmes ont remporté l’appel d’offres lancé par la salle des musiques actuelles cet été. Première soirée le 6 octobre 2026, avec une carte courte, locale et pensée pour les différents publics...

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

Quatre entreprises réunis au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc

Dimo, Ekipro, Spark et Visto se regroupent désormais au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc, a-t-on appris mercredi 30 septembre 2026. Cette nouvelle organisation réunit quatre activités complémentaires et près de 70 collaborateurs, avec l’objectif de proposer une offre élargie aux entreprises tout en conservant les expertises propres à chaque entité.

À Micronora, Grand Besançon Métropole veut jouer les entremetteurs entre industrie et territoire

Réunis autour d’un petit-déjeuner mercredi 30 septembre matin au parce des expositions Micropolis à Besançon, des représentants du monde économique, industriel, de la recherche et de la défense ont échangé sur les coopérations possibles à l’échelle du Grand Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, a rappelé le rôle que les élus entendent jouer auprès des entreprises, de leur implantation à leur ouverture à l’international.

Micronora lance sa nouvelle édition avec plus de 800 exposants à Besançon

VIDÉO • Le salon international Micronora a été officiellement inauguré ce mardi 29 septembre 2026 en présence des acteurs politiques de la région. L'industriel français et ancien président du Mouvement des entreprises de France, Pierre Gattaz, est le parrain de cette nouvelle édition qui se poursuit jusqu'au 2 octobre. 

À Besançon, 1650 agents publics (CGT) dans la rue pour réclamer des hausses de salaires

Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.16C°
peu nuageux
le 05/10 à 08h00
Vent
1.74 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
90 %

Sondage