Hologramme de Mélenchon à Besançon : le chef de la France Insoumise appelle à "la plus incroyable bifurcation politique"

Publié le 06/04/2022 - 09:40
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Jean-Luc Mélenchon et les hologrammes qui diffusaient dans 11 autres villes sa prestation de meeting mardi  5 avril 2022 à Lille ont convoqué « la plus incroyable bifurcation politique » dans le cas de son accession au second tour dimanche. Un hologramme a été projetée à Micropolis. 880 personnes étaient présentes à Besançon.

Ces 12 meetings simultanés ont rassemblé plus de 20.000 personnes selon LFI, dans des villes choisies pour quadriller le territoire, de Pau à Besançon, de Nice au Havre en passant par Narbonne.

La soirée était pensée comme l'apogée de l'organisation de campagne de La France insoumise, qui a écrasé la concurrence à gauche et maintenu en vie son espoir d'une qualification au second tour, même si Marine Le Pen devance largement Jean-Luc Mélenchon dans tous les sondages à la deuxième place.

Le directeur de campagne Manuel Bompard et l'organisateur Bastien Lachaud ont poussé un soupir de soulagement en fin de meeting: "Ce soir c'était un pari technique avec 1.000 personnes impliquées, tout a fonctionné".

Et une clameur énorme du public lillois a accompagné l'apparition, sur l'écran, des 11 autres salles, où l'hologramme du candidat tout juste monté sur scène apparaissait.

La clameur avait été tout aussi sonore quelques minutes plus tôt lorsque le député nordiste Adrien Quatennens avait lancé en préambule à la salle: "Je pense à vous tous quand le visage de Jean-Luc Mélenchon va s'afficher pour le second tour".

Andréa Escoute, 20 ans, en licence de sciences politiques, est justement de celles qui ont fini par se résoudre à voter pour l'Insoumis, alors qu'elle est plutôt sociale-démocrate dans l'âme: "Je suis contente que Jean-Luc Mélenchon monte. Dans ma licence on était tous dépités de l'état de la gauche, ça va mieux même si on n'est pas tous convaincus par lui. On en a discuté et on va se mobiliser pour ne pas se retrouver avec Marine Le Pen au second tour."

Elle est en colère contre le reste de la gauche, a-t-elle confié à l'AFP: "Ça peut leur mettre un coup de pied, vous voyez comment ça peut faire quand on a travaillé ?"

Un cadre de la campagne d'Anne Hidalgo le reconnaissait d'ailleurs mardi, "Mélenchon était au combat depuis cinq ans, il s'est préparé, il a le métier, le charisme, la force oratoire, et son parti il ne l'a mis en route que pour lui, pas pour les élections intermédiaires".

"Hallucination néolibérale"

Le tribun lui-même a jeté toutes ses forces dans son dernier meeting, prononçant l'un des discours les plus longs et les plus enlevés de sa campagne, évoquant "la grande roue de l'histoire et ses engrenages".

Il reste "trois jours" de campagne, s'est-il exclamé: "En ce moment nous sentons notre destin au bout des doigts, nous pouvons porter la plus incroyable bifurcation politique !"

Bifurcation pour s'éloigner de "l'hallucination néolibérale", pour "rompre économiquement avec ce système fou qui veut tout transformer en marchandise", et pour renouer avec "le temps long".

Jean-Luc Mélenchon a prévenu que "ça peut se jouer à pas grand-chose". Alors pour espérer doubler la candidate d'extrême droite, il a pilonné Marine Le Pen, en s'adressant à ses électeurs "fâchés mais pas fachos".

"Comment pouvez-vous porter quelqu'un à ce point éloigné de vos préoccupations de vie élémentaires ?", a tonné le tribun, disant vouloir "mettre fin à cette mystification".

Par exemple lors du débat parlementaire sur la réforme des retraites, entre la fin 2019 et le début 2020, "son nom n'apparaît pas une seule fois dans les comptes-rendus sur la réforme des retraites, elle ne s'en est pas mêlée une seconde, jamais !"

Jean-Luc Mélenchon a aussi livré un condensé de son programme, s'attardant notamment sur la "révolution féministe", séquence qui a occasionné plusieurs des clameurs les plus enthousiastes de la foule.

Et tout en livrant une sorte de bilan de sa carrière, rappelant que la relève insoumise était assurée avec ses jeunes et nombreux lieutenants, il a motivé ses troupes pour convaincre les indécis : "On a encore trois jours (...). Faites-leur sentir avec délicatesse mais force que tout le monde est responsable, individuellement, personnellement, de ce qui va advenir".

(Avec AFP)

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Dominique Voynet : budget, climat et RN au cœur d’une rentrée parlementaire sous tension

Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

Sénatoriale dans le Doubs : Jean-François Longeot renouvelle sa candidature et dévoile sa liste

À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Présidentielle 2027 : les communistes de Besançon affichent leur soutien à Fabien Roussel

Les communistes de Besançon annoncent leur soutien à Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF) à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué signé par Hasni Alem au nom des communistes de Besançon, le groupe se félicite de sa désignation et affirme vouloir "entrer en campagne".

Pont de la République à Besançon : les Écologistes veulent contrer le retour des voitures par les chiffres

Réunis mardi 8 septembre 2026 au matin sur le pont de la République, des élus du groupe d’opposition Les Écologistes et militants ont procédé à un comptage des cyclistes et des piétons en heure de pointe matinale. Leur objectif : documenter la fréquentation de cet ouvrage réservé aux modes doux et au tramway depuis février 2022 et demander à la municipalité de rendre publiques les données dont elle dispose, Ludovic Fagaut ayant promis lors de sa campagne qu'il allait le rouvrir aux voitures.

Présidentielle 2027 : à Besançon, La France insoumise appelle les maires à ”permettre le pluralisme démocratique”

À huit mois de l'élection présidentielle, La France insoumise lance sa course aux parrainages d’élus. À Besançon, Séverine Véziès, coordonatrice notamment en charge des parrainages pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, appelle les maires du Doubs et de la France à ”assumer leur responsabilité” et défend le pluralisme démocratique.

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.57
peu nuageux
le 14/09 à 14h00
Vent
2.71 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
56 %

Sondage