Jean-Louis Fousseret "proche" de Macron : une chance pour Besançon ?

Publié le 22/05/2017 - 18:18
Mis à jour le 12/04/2019 - 11:43

Le maire de Besançon a été un des tout premiers maires marcheurs à rejoindre Emmanuel Macron. Comment Jean-Louis Fousseret a-t-il rejoint les valeurs d' »En Marche »  ?  Quels sont les rapports entre les deux hommes ? Quelles conséquences pour Besançon ? Éléments de réponses.

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Jean-Louis Fousseret  était à Paris le soir du 7 mai devant le Louvre pour fêter la victoire, était aussi le 14 mai dernier parmi 800 invités triés sur le volet à l'hôtel de ville de Paris. De mémoire, jamais un maire bisontin n'avait été invité  le jour de l'investiture d'un président de la République.

Mais comment Jean-Louis Fousseret a-t-il rejoint "En marche !"  ? Tout est parti d'un coup de fil le 6 avril 2016 avec le sénateur PS de Bourgogne François Patriat qui se rendait à Paris au lancement du mouvement.

Interpellé, le maire a regardé depuis son bureau de l'hôtel de ville le direct d'Emmanuel Macron. Son discours lui plait. Estimant "qu'il était temps de faire de la politique autrement" il a rejoint le mouvement quelques jours plus tard le 10 avril à 22h39. (voir notre article Jean-Louis Fousseret, le marcheur…). "Le maire reste un homme de gauche. Il ne transige pas sur la justice sociale et dans le même temps, il souhaite libérer les énergies" explique-t-on dans son entourage.  "Ce qui lui a plu dans le discours de Macron, c'est de faire entrer la France et les villes dans le XXIe siècle, de faire la politique et de défendre des valeurs autrement. Il n'est pas dogmatique et ne souhaite pas rester dans les petits combats politiciens qui ne font finalement pas avancer les choses. C'est un vrai choix de conviction…  "

Des premières réunions au comité politique

Très tôt, le maire a été convié aux premières rencontres autour d'Emmanuel Macron. Le ministre de l'Économie réunissait alors ses premiers soutiens. Ils étaient une petite vingtaine autour de la table, des élus comme Collomb, Patriat, mais aussi des membres proches de son cabinet à Bercy qui font partie  aujourd'hui du premier cercle de l'actuel président de la République.

"Jean-Louis Fousseret a été présent durant toute cette période de préparation de la Grande Marche, de réflexion autour du projet d'En Marche" explique Alexandra Cordier, la référente du mouvemente "En Marche" dans le Doubs. En comptant les rencontres liées à la labellisation de la French Tech du Grand Besançon, les deux hommes se sont rencontrés à six reprises avant que Jean-Louis Fousseret n'intègre fin 2016 le comité politique présidé par Richard Ferrand et composé d'une trentaine et de membres. Un comité qui se réunissait durant la campagne une fois par semaine. Le maire de Besançon a notamment tenté de porter les questions liés à l'écologie, la réforme du Code du travail, les séniors. etc. 

Des relations "amicales et respectueuses"

Les deux hommes se tutoient. À chaque rencontre, Emmanuel Macron rappelle à Jean-Louis Fousseret sa reconnaissance d'avoir été présent depuis le début d'"En Marche". "Emmanuel Macron est quelqu'un de fidèle aux personnes qui l'ont aidé dès le départ et qui ont pris un risque très tôt avec lui. Jean-Louis Fousseret est un proche, car il a une oreille auprès de l'équipe d'En marche et d'Emmanuel Macron lui même en rapportant ce qui est important pour les territoires…". 

Une opposition plus  septique

On ne peut que se réjouir des relations entre le maire de sa ville et le président de la République" indique le conseiller Modem Laurent Croizier dont l'investiture a été écartée sur la 1re circonscription du Doubs au profit de Fannette Charvier, la candidate officielle LREM . "Je m'en réjouis d'autant plus qu' Emmanuel Macron porte des valeurs que le MoDem défend depuis toujours : un projet libéral, progressiste, européen. Mais ce qui me fait réagir c'est l'incohérence entre le discours et les valeurs du mouvement,  dans lequel M. Fousseret dit se reconnaître, et ses actes à l'échelon local vis-à-vis de l'opposition."  

Jacques Grosperrin est beaucoup plus réservé et doute des liens unissant les deux hommes. "Je remarque pour ma part qu'il n'a pas été invité à l'Élysée. Je ne crois pas qu'il y ait un lien de fidélité et d'amitié entre les deux hommes. Et surtout, Jean-Louis Fousseret ne ressemble pas à Emmanuel Macron, c'est tout le contraire, car il est sectaire" note le sénateur LR  et conseiller municipal d'opposition. "Le maire est parti à En Marche par opportunisme et n'applique pas l'ouverture du président de la République à sa ville alors que nous lui avions tendu la main en 2014. Je me pose la question  des compétences du maire sur le plan humain, social, et intellectuel…" 

Plus simple d'avoir les bons numéros de téléphone

À l'instar des relations Hollande -  Rebsamen pour Dijon, la bonne entente Macron – Fousseret peut-elle être bénéfique à l'ex capitale régionale ?  Le maire le dit lui même. Il est plus simple d'avoir les bons numéros de téléphone et un bon réseau pour faire faciliter certains dossiers. "Et à chaque demande, l'équipe d'Emmanuel Macron a répondu" précise Alexandra Cordier.  

"Comme le maire l'a dit à plusieurs reprises, c'est toujours bien d'avoir le 06 du président de la République… mais c'est une formule " explique Dominique Schauss, conseiller municipal et vice-président du Grand Besançon lui aussi marcheur et  séduit par la  maxime "libérer, protèger… "d'Emmanuel Macron. "C'est  sûr que c'est beaucoup mieux que s'ils ne se connaissaient pas. Après, vous savez, la politique territoriale ne se fait pas sur le copinage. Il faut  aussi que l'on ait des dossiers solides à défendre… "

fousseret macron

Remous autour de la création du groupe " LREM " au conseil municipal de Besançon

Le maire LREM de Besançon Jean-Louis Fousseret (ex PS) a annoncé la création d’un groupe de 13 conseillers lors du conseil municipal de Besançon. Suite aux débats parfois houleux du 14 septembre dernier, le conseiller LR Jacques Grosperrin réclame la démission du maire et attaque Éric Alauzet… qui répond ! Quant au Modem, il fait part de son incompréhension. Ambiance.

Vivez le conseil municipal de Besançon en direct…

Le conseil municipal de rentrée de la Ville de Besançon se tient ce jeudi 14 septembre 2017. Jean-Louis Fousseret doit annoncer  de la création d’un nouveau groupe LREM (La République En Marche), un de premiers en France au sein d’un conseil municipal. Une décision qui risque de faire grincer quelques dents et ne manquera pas de faire réagir l’opposition de l’ex-majorité plurielle.

Un nouveau groupe La République en Marche au sein du conseil municipal de Besançon…

Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon, a annoncé ce jeudi 14 septembre 2017 devant la presse, quelques heures avant le conseil municipal de la rentrée, qu’un groupe La République en Marche (LREM) s’est créé. Il s’agirait de l’un de premiers en France au sein d’un conseil municipal. 

Cre?ation d’un groupe « La Re?publique en Marche » au conseil municipal de Besanc?on from maCommune.info on Vimeo.

Présidentielle 2017 : la réaction de Jean-Louis Fousseret

A Besançon Emmanuel Macron arrive avec 77,81% des suffrages soit 33.348 voix. Une satisfaction pour Jean-Louis Fousseret. Le maire de Besançon est parti à Paris en fin de journée ce dimanche 7 mai 2017 pour fêter la victoire du « premier président de la Ve République issu d’un mouvement citoyen…« . Au lendemain de l’élection, Jean-Louis Fousseret revient sur une page de l’histoire qui se tourne.  

Macron en tête au 1er tour : la réaction de Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon

Jean-Louis Fousseret se dit heureux de voir Emmanuel Macron arriver en tête au premier tour de l’élection présidentielle. Pour le maire de Besançon, la bulle Macron n’a pas éclaté et le mouvement « En Marche! » est devenu une base « solide ».

1er tour présidentielle 2017 : Réaction de jean-Louis Fousseret from maCommune.info on Vimeo.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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