Jura: le garagiste qui a tué son cambrioleur remis en liberté

Publié le 09/12/2016 - 22:04
Mis à jour le 10/12/2016 - 09:31

Un garagiste de 72 ans, qui a tué par balles un cambrioleur entré par effraction de nuit à son domicile dans le Jura, a été remis en liberté vendredi à l'issue de sa garde à vue, la thèse de la légitime défense étant privilégiée par les enquêteurs.

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illustration © damien poirier
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L’enquête pour homicide volontaire n’a donné lieu à aucune ouverture d’information judiciaire et « on s’oriente vers un classement sans suite », a-t-on précisé de même source. L’autopsie du corps de la victime a confirmé la version présentée par le septuagénaire, elle de deux coups de feu tirés à l’occasion d’une lutte entre les deux hommes. Le cambrioleur a reçu une balle dans la tête -qui lui a été fatale- et une autre dans les côtes.

Le procureur de Lons-le-Saunier, Jean-Luc Lennon, avait lui-même évoqué jeudi une « présomption de légitime défense » en faveur du garagiste, expliquant que la loi prévoit une telle présomption « pour quiconque, de nuit, repousse une entrée par effraction, par violence ou par ruse ».

Les faits ont eu lieu à La Mouille, une petite commune de 350 habitants, vers 03H00 du matin jeudi. Quatre hommes cagoulés, armés d’une arme de poing et de matraques étaient entrés par effraction au domicile du septuagénaire et de sa compagne de 47 ans.

Deux d’entre eux ont emmené la femme à la cuisine pour qu’elle leur remette 1.100 euros en liquide dissimulés dans un bocal. Le septuagénaire, frappé à plusieurs reprises, est parvenu à saisir un pistolet 9 mm qui se trouvait au-dessus d’une armoire. « L’agresseur a tenté de s’emparer de l’arme, il y a eu une lutte, le septuagénaire ne s’est pas laissé faire », avait expliqué jeudi le procureur. Les trois autres cambrioleurs ont pris la fuite avant de revenir chercher leur camarade en se faisant passer pour des gendarmes, a noté M. Lennon. Mais le couple avait verrouillé la porte et ils n’ont pas pu entrer à nouveau dans l’habitation. Ils sont activement recherchés par les gendarmes et font l’objet d’une enquête pour « vol commis en bande organisée avec usage et menace d’une arme ».

Ces faits présentent des similitudes avec le dossier d’un buraliste du Tarn, qui a été rejugé cette semaine à Toulouse pour avoir tué un cambrioleur, une nuit de décembre 2009. Condamné à sept ans de prison en première instance, il plaide la légitime défense, mais l’avocat général a rejeté vendredi cette thèse.

 

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