Le brevet, un rite de passage à l’issue des années collège

Publié le 08/06/2012 - 10:05
Mis à jour le 08/06/2012 - 12:00

Le diplôme national du brevet (DNB) aura bientôt lieu comme tous les ans à la fin du mois de juin. C’est l’occasion pour les élèves de 3e de valider la fin d’une étape scolaire. Ils sont 13922 à le passer cette année en Franche-Comté.

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Le brevet marque la fin des années collège © carvy

étape scolaire

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« Le diplôme national du brevet constitue le premier examen pour les élèves. Cela revêt une certaine importance pour eux. C’est la fin de la scolarité dite obligatoire », explique Elisabeth Bisot, directrice académique des services de l’Education nationale dans le Doubs.

Bien sûr, ce n’est pas un diplôme qui donne accès au marché du travail, mais « scolairement parlant, c’est un vrai diplôme », soutient Mme Bisot qui préside d’ailleurs le jury du DNB dans l’académie de Besançon.

Une évaluation grandeur nature

Même si l’organisation de cet examen mobilise beaucoup d’enseignants, c’est sans commune mesure avec le baccalauréat beaucoup plus lourd à mettre en œuvre. « Cette mise en condition d’un examen réel doit perdurer. Pour le système, c’est un bon indicateur. On se pose beaucoup de questions pour le baccalauréat, mais le brevet correspond à une espèce d’évaluation grandeur nature », poursuit Elisabeth Bisot. Une évaluation qui connait des réformes depuis 2006. Il n’y a qu’en 2009 où aucun changement n’est intervenu. Le DNB va encore évoluer en 2013.

« Le brevet n’est pas contesté, c’est un vrai passage pour les élèves, sanctionnant la fin de leur scolarité au collège. Son grand enjeu est plus psychologique. J’ai franchi une étape, j’arrive au bout d’un processus se disent les élèves  », explique la directrice académique. En quelque sorte, c’est « je vais enfin pouvoir jouer dans la cour des grands ». Quelque part, c’est aussi une évolution vers le monde adulte plus ou moins redoutée.

Le brevet n’est pas obligatoire

Mais est-il vraiment obligatoire de passer le brevet ? Aucun texte n’oblige un élève de 3e à plancher, mais obligation est faite aux établissements de présenter ses élèves. Après, c’est à l’élève de décider. « Ce n’est pas un service à leur rendre que de leur dire… », suggère Mme Bisot. De toute façon, les élèves ont bien compris que pour accéder à la classe supérieure le brevet n’est pas obligatoire. Comme on peut avoir le brevet et être retoqué pour accéder en seconde ou à un autre échelon supérieur.

Un système d’évaluation complexe

Pour obtenir le diplôme national du brevet, il faut satisfaire à plusieurs exigences. Il y a d’abord la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences (palier 3).

Il y a bien sûr les notes obtenues à l’examen final de juin (français, mathématiques, histoire-géographie-éducation civique) et celles relevées tout au long de l’année dans le cadre du contrôle continu.

Depuis 2011, il est obligatoire de passer un oral en histoire de l’art. Il porte sur l’enseignement reçu en classe de troisième (essentiellement les arts du XXe et du XXIe siècle). Pour les candidats scolarisés, il s’agit d’un oral passé au sein de leur établissement dans l’établissement.

Dernier critère, la note de vie scolaire en 3e. Une note idéalement arrêtée collectivement qui tient compte de la façon de se comporter de l’élève et qui mesure son implication, son investissement dans la vie de son collège.

Depuis 2006, l’obtention du brevet peut être assortie de mentions bien ou très bien qui ouvrent droit à l’obtention de bourses au mérite pour les élèves déjà boursiers sur critères sociaux.

Un taux de réussite de 83,2 %

En 2011, 83,2% des candidats ont obtenu le diplôme national du brevet, un taux quasiment identique à celui enregistré dans l’Hexagone.

C’est le Jura qui affiche le meilleur résultat avec un taux de succès de 85,26%, suivi par le Doubs (83,6%), la Haute-Saône (81,46%) et le territoire de Belfort (81,03%).

L’année 2010 avait été légèrement meilleure. A vrai dire, le taux réussite progresse régulièrement depuis 2006 date à laquelle il n’était que de 77,2% dans la région avec un minimum de 72,9% dans le Territoire de Belfort.

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