Le Conseil d'État ne suspend pas l'état d'urgence

Publié le 27/01/2016 - 18:23
Mis à jour le 27/01/2016 - 18:23

Le Conseil d’État a annoncé ce mercredi 27 janvier 2016 qu’il refusait de suspendre l’état d’urgence instauré après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, comme le lui demandait la Ligue des droits de l’homme (LDH). Le juge des référés a notamment estimé que « le péril imminent justifiant l’état d’urgence n’a pas disparu compte tenu du maintien de la menace terroriste et du risque d’attentats« , selon un communiqué publié par la plus haute juridiction administrative.

 © maCommune.info
© maCommune.info

L'état d'urgence prolongé par la loi

A l'audience de mardi 26 janvier 2016, la LDH avait demandé au Conseil d'État de "suspendre tout ou partie" de ce régime d'exception et, à défaut, d'"enjoindre au président de la République de procéder à un réexamen des circonstances de fait et de droit" qui ont conduit à sa mise en oeuvre. Dans sa décision, le juge a rappelé que l'état d'urgence avait été prolongé par la loi et a souligné qu'il n'appartenait pas au Conseil d'État de suspendre son application.

Une prolongation de 3 mois supplémentaires

Le dossier est particulièrement sensible au moment où le gouvernement envisage de prolonger pour la deuxième fois et pour trois mois supplémentaires ce régime d'exception qui devait prendre fin le 26 février 2016. Le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sera débattu et voté le 9 février 2016 au Sénat, puis le 16 février 2016 à l'Assemblée nationale.

Une police plus "puissante"

L'état d'urgence renforce les pouvoirs de la police en permettant notamment les assignations à résidence, les perquisitions administratives de jour comme de nuit ou l'interdiction de rassemblement, le tout sans le contrôle d'un juge judiciaire. La perspective de sa prolongation avait fait réagir ce lundi le secrétaire général du Conseil de l'Europe, qui avait dit sa "préoccupation" au président François Hollande auquel il avait proposé son assistance juridique. 

(AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.21
légère pluie
le 25/03 à 21h00
Vent
5.29 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
89 %