Le cyberharcèlement a pris le relais du harcèlement scolaire avec le confinement

Publié le 05/11/2020 - 11:11
Mis à jour le 05/11/2020 - 11:11

En poussant les adolescents à être encore plus présents sur les réseaux sociaux sans être forcément encadrés par des adultes, le confinement du printemps dernier a accéléré le phénomène de cyberharcèlement, qui s’est ensuite confirmé avec une forte hausse des cas rapportés en septembre.

natureaddict / Pixabay ©
natureaddict / Pixabay ©

Selon un sondage réalisé par l’ONU en 2019 auprès d’adolescents de 30 pays, un jeune sur trois déclare avoir été victime de cyberharcèlement, et un sur cinq avoir manqué l’école à cause de ce phénomène.

Le harcèlement en ligne prend de l'ampleur depuis plusieurs années. Typiquement, les élèves créent un groupe WhatsApp ou Facebook de classe dans lequel messages, mais aussi insultes ou fausses rumeurs sont partagés d'un seul clic dans toute la classe.

Jeudi 5 novembre 2020, à l'occasion de la première journée internationale de lutte contre le harcèlement scolaire qui se tient en ligne, les ministres de l'Education de plusieurs pays doivent, à l'initiative de la France, lancer un appel pour la "promotion d'un code de bonnes pratiques sur internet, afin d'aider à prévenir et combattre le cyberharcèlement des mineurs".

"Pendant le confinement, la plateforme d'écoute de notre association a enregistré une augmentation de 30% de ses sollicitations générant deux fois plus de signalements de cyberharcèlement aux plateformes", explique  Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance.

"De nombreux comptes ont ainsi été fermés, en coopération avec Snapchat et Instagram notamment, en raison de cyberviolences avérées telles que le chantage sexuel à la webcam, le revenge porn", poursuit-elle.

Emilie, 13 ans, fait partie de ces victimes harcelées en ligne. "Le harcèlement avait commencé au collège avant mars, mais dès le début du confinement, cette ancienne amie qui me harcelait m'a inclus dans des groupes sur divers réseaux sociaux et c'est ainsi que plusieurs personnes, que parfois je ne connaissais pas, m'insultais et me menaçait tous le jours car elle avait créé de fausses rumeurs à mon sujet", témoigne-t-elle.

Grâce à un dépôt de plainte, un suivi psychologique et un changement de collège, Emilie dit "aller mieux" aujourd'hui.

"Hausse en septembre"

Depuis le déconfinement, Justine Atlan observe que "les tendances enregistrées pendant le confinement se confirment avec toujours une hausse des sollicitations liées au cyber-harcèlement".

"On constate ainsi une hausse de +26 % par rapport à septembre 2019, suivi par la violation des données personnelles. Le chantage sexuel à la webcam demeure encore le motif de signalement le plus fréquent, qui touche souvent des garçons de 14 ans", affirme-t-elle.

"La période difficile que nous traversons entraîne toujours plus de tensions qui se répercutent aussi sur les réseaux sociaux. Le confinement a fait basculer durablement nos pratiques, intégrant encore davantage la dimension numérique dans notre quotidien", indique encore la responsable de e-Enfance.

"On constate que la pratique exclusive des réseaux sociaux des jeunes durant le confinement a entraîné des habitudes qui se sont installées et qui perdurent malheureusement", ajoute-t-elle, en soulignant notamment "les risques importants pour des adolescents qui font leurs premières expériences dans la sphère numérique, seuls sur leur smartphone".

Pour enrayer ce phénomène, un rapport parlementaire publié mi-octobre suggère de former les parents aux bonnes pratiques du numérique.

Selon cette étude commandée par l'ex-Premier ministre Edouard Philippe au député Modem du Finistère Erwan Balanant, les élèves de 3e sont les plus exposés aux risques de cyberharcèlement en raison d'un taux d'équipement plus élevé à cette tranche d'âge.

Ainsi, la moitié d'entre eux (53 %) envoient plus de 100 SMS par jour, dont un quart plus de 200. Et 32% avouent passer quotidiennement plus de trois heures sur internet.

Le rapport note que les enfants sont équipés de plus en plus tôt par leurs parents de supports numériques. En 2013, 12,1% des élèves avaient leur premier portable à 10 ans, contre 15,9% en 2016. Ils étaient 31,6% à l'obtenir à 11 ans en 2013, contre 38,2% en 2016.

(AFP)

Education

La Région Bourgogne-Franche-Comté offrira la Carte Avantages Jeunes aux bacheliers qui travaillent cet été

Les nouveaux bacheliers de Bourgogne-Franche-Comté qui choisiront de travailler pendant les vacances d'été pourront bénéficier de la Carte Avantages Jeunes offerte par la Région. À l'initiative du président Jérôme Durain, cette mesure vise à saluer l'engagement des jeunes qui occupent un emploi saisonnier pour financer leurs études, préparer leur avenir ou acquérir une première expérience professionnelle.

Inquiets, les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie interpellent le Dasen et le maire de Besançon

Les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie ont souhaité adresser une lettre au directeur académique des services de l’Éducation nationale ainsi qu’au maire de Besançon afin de les alerter sur les conséquences de la fermeture d’une classe pour la rentrée 2026-2027.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

L’université Marie et Louis Pasteur et la Fédération Française de Boxe s’associent pour préserver “un patrimoine méconnu”

L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) a signé une convention de partenariat avec la Fédération Française de Boxe le 24 juin dernier, au bénéfice du Centre Lucien Febvre, unité de recherche rassemblant des enseignants-chercheurs et doctorants en histoire et histoire de l’art.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

Chaleur : les parents de l’école de Bregille interpellent la Ville de Besançon sur les conditions d’accueil

Les parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau ont adressé, le 25 juin 2026, une lettre ouverte au maire de Besançon afin d'alerter sur les conditions d'accueil des enfants lors des épisodes de fortes chaleurs. Le courrier, également transmis au préfet du Doubs, au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), à l'inspecteur de l'Éducation nationale de Besançon 1 et à la directrice du service Éducation de la Ville, demande la mise en œuvre de mesures d'urgence et d'aménagements durables.

Canicule : le Snes-FSU dénonce une absence de consignes globales dans l’académie de Besançon

Alors que l’académie de Besançon est placée en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, le Snes-FSU critique la gestion de la situation par les autorités académiques. Le syndicat estime que les établissements sont contraints de faire face seuls à des conditions de travail et d’enseignement particulièrement difficiles.

Des laboratoires à la bande dessinée : le projet HARMI déconstruit les clichés sur les microbes

Le projet de recherche HARMI lance une collection de quatre livres graphiques pour vulgariser la science des microbiomes auprès de la jeunesse. Le premier volume, intitulé Le Journal de Chloé : Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque), est paru ce 18 juin 2026 aux Presses universitaires de Franche-Comté

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.49
peu nuageux
le 12/07 à 08h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
80 %

Sondage