Le PS remporte de justesse la législative du Doubs face au FN

Publié le 09/02/2015 - 07:56
Mis à jour le 09/02/2015 - 14:30

Le socialiste Frédéric Barbier a gagné d’une courte tête le duel qui l’opposait dimanche à la candidate du FN, Sophie Montel, au second tour de la quatrième législative partielle du Doubs, avec 51,43% des suffrages contre 48,57%, dans un scrutin qui avait valeur de test national.

 ©
©

RÉSUMÉ

Frédéric Barbier, 54 ans, permet ainsi au PS de mettre un coup d’arrêt à une série noire de 13 échecs électoraux depuis le début du quinquennat de François Hollande.

Après sa victoire, M. Barbier a déclaré: «Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas; ce succès, je le dois aux forces républicaines». Le député élu de la 4e circonscription occupera le siège de Pierre Moscovici laissé vacant. «Cette élection peut être un tournant de ce quinquennat. Il faut garder l’esprit d’union nationale autour des valeurs de la République», a-t-il ajouté, en référence aux manifestations ayant suivi les attentats à Paris il y a un mois.

«Cette élection n’a pas été facile», a-t-il reconnu. «J’ai une pensée pour le candidat de l’UMP» (Charles Demouge, qui avait recueilli 26,54% des voix au premier tour, NDLR), a-t-il ajouté.

Il a ensuite remercié nommément les ténors de droite et du centre Alain Juppé, Nathalie Kosckiusko-Morizet, Jean-Christophe Lagarde et François Bayou, «qui se sont affranchis» des consignes en lui apportant leur soutien.

L’UMP avait appelé ses électeurs à voter blanc ou à s’abstenir, sans leur demander de faire barrage au Front national. Le parti avait choisi, mardi, d’opter pour le «ni-ni» (ni vote FN, ni vote PS), contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour une inflexion, avec un texte appelant à faire barrage au Front national.

De son côté, la candidate frontiste, 45 ans, arrivée en tête du 1er tour avec 32,60% des voix (contre 28,85% à M. Barbier), a reconnu sa défaite, qu’elle a néanmoins qualifiée de «victoire».

«Nous finissons avec environ 49,1%. Les socialistes l’emportent d’une courte tête. C’est une grande satisfaction. Même si on ne gagne pas ce soir, ça sent quand même la victoire», a déclaré Mme Montel à l’AFP.

«Nous voyons voler en éclats le tripartisme car M. Barbier était soutenu par le PS, mais aussi par Juppé, NKM et les autres», a-t-elle estimé, soulignant «un score au rabais pour le PS». «Maintenant, c’est le FN contre le système, contre la caste», a-t-elle prévenu.

Les électeurs UMP en arbitres

La mobilisation des électeurs a été nettement plus forte dimanche, avec un taux de quelque 49%, contre 39,5% au premier tour. Sous un ciel gris, les électeurs se sont pressés vers les mairies et écoles de la région.

Un sondage Ifop, publié jeudi, donnait la gauche gagnante dans cette circonscription industrielle et ouvrière, berceau du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën.

Détendu et affichant un sourire en fin de matinée, Frédéric Barbier a voté à Pont-de-Roide, serrant au passage les mains de plusieurs connaissances, a constaté un journaliste de l’AFP.

«J’ai conscience que je suis le seul candidat à voter» aujourd’hui, a-t-il déclaré. La candidate FN, qui habite une commune située à une vingtaine de kilomètres de Besançon et ne votait pas dans la circonscription, avait choisi de visiter une demi-douzaine de bureaux de vote dans l’après-midi. Devant la presse, elle se déclarait alors «assez confiante» sur l’issue du scrutin.

66.826 électeurs étaient appelés aux urnes

Cette partielle, destinée à pourvoir le siège laissé vacant dans la 4e circonscription par le socialiste Pierre Moscovici après son départ pour la Commission européenne, avait été érigée en test par l’ensemble de la classe politique avant les prochaines départementales. Mme Montel, eurodéputée FN et lepéniste de la première heure, faisait face au vice-président du conseil général du Doubs, homme du terroir.

Pour l’emporter, le candidat socialiste devait compter sur un report de voix des électeurs de l’UMP, après l’échec de leur candidat au 1er tour. Les électeurs de l’UMP se trouvaient donc de facto placés en position d’arbitres pour départager les candidats.

Ce scrutin a attisé les passions politiques jusqu’au plus haut sommet de l’Etat: jeudi, François Hollande s’était impliqué à son tour dans le débat sur la consigne de vote de l’UMP, reprochant au parti et à Nicolas Sarkozy de ne pas se prononcer contre le FN.

Samedi, à la veille du scrutin, Marine Le Pen avait estimé que l’ancien chef de l’Etat, avec son souhait initial d’un appel à voter blanc ou à s’abstenir tout en rejetant le FN, avait fait un «pas chassé vers le PS».

(Source AFP)

Politique

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : Alternatiba dénonce “une désespérante marche arrière”

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Le RN suspend le député haut-saônois Villedieu poursuivi pour “conduite en état d’ivresse”

Le groupe RN à l'Assemblée nationale a suspendu le député de Haute-Saône Antoine Villedieu, impliqué vendredi 24 avril 2026 dans un accident de la route et qui fait l'objet d'une enquête notamment pour "conduite sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste", ont indiqué des sources du parti.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Un conseil municipal de Besançon plus serein, une évolution bienvenue

ÉDITO • Après le tumulte du conseil municipal d’installation du nouveau maire et de son équipe, le 23 mars dernier, marqué par l’impossibilité pour l'ensemble des groupes d’opposition de s’exprimer et leur départ de la séance, ce qui apparaît comme le véritable premier conseil municipal s’est tenu jeudi 23 avril 2026 dans un climat nettement plus serein. Une évolution salutaire, notamment pour l’image de la politique bisontine, mais aussi dans son ensemble.

Incendies à répétition, crainte des habitants… Le PCF alerte sur les conditions de vie rue Albrecht-Dürer à Planoise

Dans une lettre ouverte adressée à Loge GBM le 22 avril 2026, la section de Besançon du Parti communiste français (PCF) dénonce la situation des habitants de la rue Albrecht-Dürer, dans le quartier de Planoise. Le courrier évoque une réalité devenue ”intolérable pour les habitantes et habitants” de ce secteur.

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.99
nuageux
le 01/05 à 21h00
Vent
1.32 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
80 %

Sondage