Les Etats Généraux des Migrations dénoncent une politique migratoire qui 'fabrique les clandestins'

Publié le 17/04/2018 - 15:55
Mis à jour le 17/04/2018 - 15:55

Des représentants d’une vingtaine d’associations régionales se sont réunies ce mardi 17 avril 2018 à Besançon pour dénoncer le projet de loi sur la politique migratoire, étudié à l’Assemblée Nationale du 16 au 20 avril 2018. Le texte viserait à « instaurer du contrôle et des refus de séjour plutôt que de favoriser l’accueil des migrants » selon le collectif.

 ©
©

Les "Etats Généraux des Migrations" (EGM) sont nés l'an dernier dans de nombreuses régions de France. Tout a commencé en juin 2017, lorsque 477 associations de tout l'hexagone s'étaient rassemblées pour appeler le président Emmanuel Macron à changer la politique migratoire. Face à son refus,  ces associations avaient créé 82 collectivités régionales, les fameux EGM.

Dont celle de Franche-Comté-Sud, qui réunit presque 25 associations locales (Sol Mi Ré, Médecins du Monde, SOS-Racisme, l'Association de soutien aux demandeurs d'asile…).Ces dernières auront profité du projet de loi d'Emmanuel Macron porté cette semaine à l'Assemblée pour se remettre en branle.

Dénonciation des mesures du projet de loi

Elles dénoncent le fond de ce texte d'abord. "Sous couvert de se faire passer pour une loi améliorant l'accueil des immigrés, elle instaure plus de contrôle et refus de séjour" explique-t-on. Le projet de loi prévoit entre autres :

  • l'accélération du traitement des demandes d'asile, "ce qui est préjudiciable à ceux qui demandent la protection en France" ;
  • la réduction des délais de recours d'un mois à deux semaines, qui "exclura une possibilité concrète de contester les décisions" ;
  • et l'article 23, qui selon le collectif serait une "interdiction de demande de titre de séjour pour les personnes malades".

Le projet de loi, "une fabrique de clandestins"

Or, ces mesures entraîneraient une "augmentation des refus". Et selon le collectif, "plus de refus signifie une transformation des migrants légaux en clandestins." Un "problème pour la société entière" selon les associations, pour qui "créer des clandestins favorise leur exploitation et l'extension des trafics illégaux. On fabrique les maux plutôt que les résoudre" défend-on. 

"On voit des migrants dormir dans la rue"

"Résoudre les maux", car les EGM ne les nient pas ; mais plutôt que de prendre la forme d'une "crise migratoire jugée comme une invasion", terme qui amuse l'assemblée, les maux se situeraient plutôt au niveau de l'accueil de ces réfugiés. "On voit des gens dormir dans la rue, dans les parcs, sous des ponts à Besançon", témoignent les associations d'aide aux migrants, "mais on n'observait pas ça les années précédentes."

En cause, "le manque de moyens et de volonté de la préfecture", qui aura par exemple "fermé la Maison de la Mère et de l'Enfant" il y a deux ans de cela. Une situation qui "ne fera qu'empirer avec le nouveau projet de loi" jugent les membres des EGM.

"Un déni de démocratie"

Le collectif critique également la forme que prend ce projet de loi. Porté à l'Assemblée par procédure accélérée, il serait un "déni de démocratie" qui pousserait "même des députés d'En Marche à vouloir voter contre." Le collectif espère ainsi que le projet ne passera pas, "mais on ne se fait pas trop d'illusion, considérant les 300 autres députés En Marche qui suivront les directives."  

Et plutôt que de marcher à l'illusion justement, les Etats Généraux des Migrations organisent une manifestation publique le 25 mai Place Pasteur à Besançon, pour sensibiliser la population sur ces sujets : "montrer que le migrant n'est pas un ennemi mais qu'il est comme nous" conclut le collectif.

Politique

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Besançon : LFI s’oppose au retour des voitures sur le pont de la République

Le groupe d’opposition La France insoumise au conseil municipal de Besançon réagit, dans un communiqué du 15 septembre 2026, aux déclarations de Ludovic Fagaut, qui souhaite ”rendre le pont de la République aux voitures”. Les élus défendent une réduction de la circulation automobile dans la Boucle et davantage de séparation entre les différents modes de transport.

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

Le Parti communiste de Besançon réclame des réponses de la préfecture sur l’autorisation accordée à la Ville pour prélever directement de l’eau dans le Doubs. Après plusieurs courriers restés "sans réponse", le parti annonce une nouvelle relance et la saisine de la ministre de la Transition écologique.

800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

À Besançon, la municipalité mise sur 30 nouvelles caméras pour renforcer la sécurité

VIDÉO • Parmi les sujets chauds du prochain conseil municipal figure le volet sécurité de la Ville de Besançon. Caméras de vidéosurveillance, armement de la police municipale, convention et recrutement, la Ville de Besançon a dressé un aperçu des thèmes abordés ce jeudi 17 septembre 2026 par les élus lors d’une conférence de presse.

Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Dominique Voynet : budget, climat et RN au cœur d’une rentrée parlementaire sous tension

Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

Sénatoriale dans le Doubs : Jean-François Longeot renouvelle sa candidature et dévoile sa liste

À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.99
nuageux
le 16/09 à 23h00
Vent
0.89 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
80 %

Sondage