Alerte Témoin

Les Franc-Comtoises sont moins bien payées que les hommes et qu'en moyenne nationale

Publié le 05/03/2015 - 16:34
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:14

Comment se positionne la Franche-Comté par rapport à la moyenne française en matière d'inégalités femmes hommes ? C'est la question à laquelle s'est intéressé l'Insee au travers d'une vingtaine d'indicateurs : revenus, conditions de vie... La région resterait dans la moyenne nationale, à quelques exceptions près.

Le beau sexe

Les Franc-Comtoises ne semblent pas défavorisées face à leurs homologues masculins. La conclusion de l'Insee étant que la Franche-Comté se trouve le plus souvent dans la moyenne nationale autour des questions d'inégalités. "Elle apparaît cependant un peu plus inégalitaire pour certains indicateurs notamment la part des inscrits au baccalauréat professionnel et la part des salariés à temps partiel", précise l'Insee dans un communiqué.

60% des filles suivent l'enseignement général

Ainsi, y aurait-il moins de filles que des garçons dans l'enseignement professionnel. En 2011, seulement un peu plus d’un tiers des filles étaient dans une filière professionnelle contre presque la moitié des garçons. Inversement 60 % des filles et seulement 49 % des garçons de la région choisissent une seconde générale et technologique.

Une spécificité régionale qui s'explique aussi par une offre de formations professionnelles dans les spécialités de production plus importante qu'en France (49 % contre 44%). "Or, les filles sont particulièrement peu présentes dans les baccalauréats professionnels conduisant vers des spécialités de production (une fille sur six élèves), tandis qu’elles sont majoritaires dans ceux menant vers des spécialités de services (deux filles sur trois élèves)."

L'Insee constate aussi d'une façon plus générale, que dans le domaine de l’éducation, "les performances scolaires des filles sont en moyenne plus élevées que celles des garçons. Elles redoublent moins, leur taux de réussite au diplôme national du brevet et du baccalauréat est plus élevé et elles sont plus nombreuses à être diplômées de l’enseignement supérieur." Ce sont les statistiques qui le disent !

Les Franc-Comtoises percevaient 2.000 euros de moins que le reste des Françaises en 2012

Côté emploi, les Franc-Comtoises sont de plus en plus nombreuses à être actives comme dans le reste de la France. En 2011, le taux d’activité des femmes en région âgées de 25 à 54 ans s’élevait à 87 %. La Franche-Comté concentrerait aussi la plus forte proportion de femmes salariées à temps partiel, principalement en tant qu'aide à domicile, secrétaire ou assistante maternelle : 33 % contre 27 % en moyenne en France. Neuf salariés sur dix à temps partiel seraient des femmes.

Parmi d'autres constats, l'Insee remarque que les différences entre sexe autour du revenu salarial net sont un peu plus marquées en Franche-Comté qu'en moyenne nationale. Les Franc-Comtoises percevant en 2012, l'équivalent de 16 123 euros contre 18 236 euros pour la moyenne métropolitaine. Quand les hommes en région percevaient 22 025 euros contre 24 548 euros pour la moyenne métropolitaine. Soit environ 2.000 euros de moins que le reste des Françaises et 6.000 euros de moins que leurs homologues masculins.

Des écarts qui se voient également dans la proportion de cadres dirigeants et de familles monoparentales propriétaires de leur logement. L'espèrance de vie est, quant à elle, la même que pour le reste de la France.

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