Les jardins de la guinguette font revivre les légumes oubliés

Publié le 11/05/2017 - 16:20
Mis à jour le 12/05/2017 - 08:10

Adeline Simon, à l'origine des jardins de la guinguette, produit des légumes oubliés sur un demi-hectare de terre depuis 2012 sur la commune de Les Hays dans le Jura. Le restaurant l'Effet Boeuf à Besançon sert de point de distribution depuis le 9 mai 2017. 

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A 36 ans, cette fille d’agriculteur ne s’est pas tout de suite consacrée au maraîchage biologique. Elle a fait ses débuts en graphisme sur la capitale mais très vite a voulu « revenir aux sources ». « Je voulais du sens à ma vie et cela me plaît d’être toute la journée dehors, c’est plus riche humainement ». Elle a d’ailleurs été sacrée « coup de cœur du jury » lors des Talents gourmands 2017.

150 variétés de tomates

La particularité des « jardins de la guinguette » c’est la diversité des vieux légumes proposés par la maraîchère « je produis des choux kale, des tubéreux, des panais, des radis-serpent, diverses variétés de tomates…) ». La très connue tomate rouge n’est pas la seule de sa variété chez Adeline. Elle ne cultive pas moins de 150 variétés de tomates « de toutes les couleurs et les formes ».

A l’instar de la campagne lancée dans les grandes surface pour « les gueules cassées », ces légumes difformes mais tout aussi comestibles, les légumes d’Adeline ne sont pas « calibré et identiques ». « Si vous faîtes tomber une tomate, la mienne ne va pas rebondir » ironise-t-elle.

Des contraintes de production

La maraîchère explique que « ces légumes sont plus difficile à faire pousser et sont plus délicats à transporter ». Le maraîchage biologique respecte « les saisons » et Adeline va jusqu’au bout de son projet en faisant elle-même ses semis à la mi-février. Elle respecte les protocoles anciens en « superposant des couche chaude de fumier de cheval« . La maraîchère précise qu’elle n’utilise pas de « mappes chauffantes ». Ce processus sert à maintenir la chaleur nécessaire au développement des tomates soit 22°C lors de période de froid.

Adeline s’affaire également à la culture sur billons. Elle consiste à créer des rangées de petites buttes préparées l’année précédente, elles sont ensuite aplaties. Ce système permet de « réchauffer la terre et permet un meilleur drainage ».

Info +

  • Les légumes des  » jardins de la guinguette »  sont distribués via une inscription sur le site de l’AMAP 25 ou sur le site de l’avenir bio.
  • Un point de vente est fixé à Besançon (faire une commande au panier de la serre au préalable) au restaurant l’Effet Bœuf 3 Rue Mairet depuis le 9 mai 2017. Les horaires dédiés à la remise des paniers est le mardi une semaine sur deux de 17h30 à 19h15.
  • Les produits sont également disponibles sur le site de la CoopérActive Paysanne de Dole ou au local au 30 avenue Maréchal Juin à Dole.
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