Les médecins préfèrent Paris et le sud

Publié le 23/11/2010 - 09:35
Mis à jour le 23/11/2010 - 09:35

Les médecins français sont nombreux, âgés, de moins en moins libéraux, regroupés massivement dans le sud du pays et en Ile-de-France. Ils sont également de plus en plus attirés par les remplacements, selon une étude publiée ce mardi par le Conseil national de l'ordre des Médecins (CNOM).

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©dr
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Le nouvel «atlas de la démographie médicale en France» recense un total de 261 378 médecins au 1er janvier 2010, dont 216 450 en activité.

En trente ans, leur nombre a augmenté de 93,1%. La densité médicale atteint désormais, dans l’absolu, 324 médecins pour 100 000 habitants contre 206 en 1979.

Le CNOM préférant retenir les chiffres de médecins en activité régulière dans un même lieu (sans les médecins remplaçants ou temporairement sans activité), il fait état de 193.943 médecins, soit une densité moyenne nationale de 308,8 médecins pour 100.000 habitants.

Cette moyenne recouvre toutefois de fortes disparités: la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) est la mieux lotie avec 374 médecins pour 100.000 habitants, dépassant l’Ile-de-France (370) et les autres régions du sud, le Languedoc-Roussillon (339), Midi-Pyrénées (327) et l’Aquitaine (322). Dans le bas du tableau figure la Picardie (239), la région Centre (244) et la Haute-Normandie (248). Avec 280 médecins pour 100 000 habitants, la Franche-Comté se situe en milieu de tableau.

Au niveau des médecins spécialistes, les disparités sont encore plus fortes. «On constate que la densité des spécialistes est deux fois plus importante en Ile-de-France (222) qu’en Picardie (111)», note le Conseil de l’Ordre.

Si les actifs ont augmenté de 1,2%, par rapport au 1er janvier 2009, le nombre de médecins retraités (44 928) a crû de 6,6%, ce qui illustre le vieillissement de cette catégorie professionnelle.

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