Les Suisses refusent massivement le revenu de base pour tous sans condition

Publié le 06/06/2016 - 11:44
Mis à jour le 06/06/2016 - 17:19

Les Suisses ont rejeté massivement ce dimanche 5 juin 2016 la création d’un revenu de base pour tous, salariés ou sans emploi. Un projet unique au monde qui a suscité de vifs débats dans un pays où l’on vénère la valeur travail.

 ©
©

Selon les résultats définitifs, 76,9% des électeurs ont dit non à ce projet controversé. Le taux de participation était de 46%. 

L'initiative populaire "pour un revenu de base inconditionnel" (RBI) était soumise au vote par un groupe sans affiliation politique. Elle proposait de verser chaque mois à tous les Suisses et aux étrangers vivant dans le pays depuis au moins 5 ans, une somme de 2500 francs suisses (2250 €) par adulte, qu'il ait ou non déjà un emploi, et 650 francs suisses (585 €) pour chaque mineur. Le salaire médian en Suisse est de 6000 francs suisses (5400 €).

Mais aussi généreuse soit-elle, l'idée qu'on puisse recevoir de l'argent sans contrepartie apparaît inconcevable aux yeux d'une grande majorité des Suisses, très respectueux de la valeur travail. En 2012 déjà, inquiets de voir leur compétitivité baisser au niveau international, les électeurs suisses avaient refusé de porter leurs congés payés de 4 à 6 semaines. L'initiative était soutenue par le seul parti des Verts. Le gouvernement et les autres partis politiques dénonçaient un projet utopique et trop coûteux.

"L'initiative n'était pas très claire "

"Les Suisses ont jugé dimanche de façon réaliste, a commenté sur la chaîne RTS le politologue Andreas Ladner, de l'université de Lausanne. Etre payé sans travailler, ça aurait été un grand pas. L'initiative n'était pas très claire, elle était surtout destinée à alimenter une discussion". 

Seuls quelques communes dans les cantons du Jura et de Vaud et certains quartiers de Genève et Zurich ont soutenu la proposition. Malgré l'échec sans appel, les organisateurs de la consultation ont célébré ce qu'ils ont appelé leur "demi-victoire""On est très contents", a déclaré l'un des pères de l'initiative, Ralph Kundig, rappelant qu'ils étaient partis "de très loin".  

Sergio Rossi, professeur d'économie et membre du comité de soutien au RBI, préfère lui aussi voir le verre à moitié plein. "Une personne sur cinq a voté pour le revenu inconditionnel de base, il s'agit déjà d'un succès", a-t-il commenté. Pour lui, l'important est que les citoyens commencent à réfléchir à cette idée, "qu'il faudra tôt ou tard mettre en œuvre""C'est un rêve qui existe depuis longtemps", mais qui est devenu "indispensable" face au chômage élevé provoqué par la robotisation croissante, explique Ralph Kundig.

Une idée à plus de 22 milliards d'euros

"C'est un vieux rêve, un peu marxiste. Plein de bons sentiments irréfutables mais sans réflexion économique", avait déclaré le directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires à Genève, Charles Wyplosz, avant le scrutin. Selon lui, si le lien entre rémunération et travail est coupé, "les gens en feront moins"

Le RBI aurait nécessité un budget supplémentaire d'environ 25 milliards de francs suisses (22,6 Mds€) par an, financé par de nouveaux impôts ou taxes.

(Source : AFP)

Economie

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Repas à 1€ pour tous les étudiants : à Besançon, le CROUS s’attend à une augmentation de la fréquentation

Comme partout en France, le repas à 1€ est devenu ce lundi 4 mai 2026 accessible à l’ensemble des étudiants bisontins. Les restaurants universitaires bénéficieront de cette fin d’année scolaire pour aborder d’un point de vue économique et logistique les conséquences de cette loi.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.33
couvert
le 09/05 à 06h00
Vent
0.86 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
83 %

Sondage