Les tarifs bancaires grimpent, grimpent, grimpent en 2018...

Publié le 11/01/2018 - 16:32
Mis à jour le 12/01/2018 - 08:43

Les tarifs bancaires sont en augmentation de 2,2 % en 2018, constate l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir dans une étude dévoilée jeudi 11 janvier 2018, qui estime que les clients pourraient réaliser d'importantes économies en faisant davantage jouer la concurrence entre banques.

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©DR
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Atteignant 211 euros au 1er janvier 2018, en hausse de 2,2 % sur l’année, le coût moyen d’un compte bancaire a progressé depuis 2013 de 9 %, soit trois fois plus rapidement que l’inflation, pointe UFC-Que Choisir dans cette étude réalisée sur la base des brochures tarifaires de 22 établissements représentatifs.

Cette hausse « concerne aussi bien les consommateurs équipés de packages (services à prix forfaitaires, NDLR), dont le prix de l’offre classique a bondi de 2,5 % en 2018, que les prestations facturées au détail », détaille l’association, qui déplore notamment que l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs, comme Orange Bank, n’ait toujours pas relancé « la guerre des prix ».

Certains services ont « littéralement flambé »

L’UFC-Que Choisir estime même que les frais de certains services réalisés en agence ont « littéralement flambé », évoquant par exemple une progression de 17 % pour un virement et de 11 % pour la remise d’un chéquier.

Une fois ce constat dressé, l’étude relève toutefois que les écarts de tarifs entre banques sont « considérables » : ils varient de un à six pour les profils haut de gamme et les seniors, de un à 17 pour un actif ou une utilisation standard de compte et de un à dix pour un usage intensif du compte, notamment en cas de dépassement du découvert autorisé.

Jouer la concurrence entre les banques

L’UFC-Que Choisir invite par conséquent « les consommateurs (…) à jouer pleinement leur rôle d’arbitre du marché »« En moyenne, un senior peut ainsi réaliser 153 euros d’économies, un actif 168 euros et un habitué des dépassements de découvert pas moins de 236 euros en quittant sa banque pour un établissement moins vorace », poursuit l’association.

En particulier, l’association constate que les commissions d’intervention ainsi que les agios, qui peuvent représenter jusqu’à deux tiers du coût du compte pour les consommateurs dépassant régulièrement leur autorisation de découvert, sont plus de six fois moins chers auprès des banques en ligne que chez les établissements traditionnels de réseau.

L’UFC-Que Choisir, qui se dit « convaincue que ces nouveaux excès tarifaires sont rendus possibles par les entraves mises par les établissements à la mobilité bancaire », appelle par conséquent les consommateurs à consulter leur récapitulatif annuel de frais bancaires pour connaître le montant des frais réellement payés l’an dernier.

Elle demande également aux pouvoirs publics de prendre de nouvelles mesures pour favoriser davantage la mobilité entre établissements bancaires.

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(Source : AFP)

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