À Gray, Macron veut pénaliser les abandons pour éviter l'achat "impulsif" d'animaux

Publié le 04/10/2021 - 06:09
Mis à jour le 04/10/2021 - 15:19

À l'occasion de la Journée mondiale des animaux, Emmanuel Macron s'est rendu ce lundi 4 octobre 2021 dans un refuge de la SPA pour chiens et chats à Gray, en Haute-Saône, à l'approche d'une présidentielle où la maltraitance animale s'invite dans le débat.

Le chef de l'Etat veut montrer à cette occasion, explique l'Elysée, "l'action menée en faveur des animaux de compagnie, en particulier le plan inédit de lutte contre l'abandon lancé en décembre 2020" ainsi que les 20 millions d'euros de subventions prévues par le plan d'investissement France Relance. Le refuge qu'il a visité a d'ailleurs bénéficié d'une subvention.

"Nous sommes un pays attaché au bien-être animal (…) néanmoins, nous sommes confrontés depuis de décennies au problème de l’abandon. La France détient le record d’Europe avec environ 100.000 chats et chiens abandonnés", souligne le chef de l’Etat devant la presse ce lundi.

Il entend répondre à ce problème en développant une stratégie : "changer les conditions d’achat et permettre de responsabiliser les acheteurs. La loi qui est en train d’être discuté au Parlement permettra de d’éviter l’achat impulsif en ligne, d’obtenir des engagements, éviter d’acheter un chat ou un chien comme un jouet (…) nous allons renforcer les sanctions pour être plus dissuasif".

"Ne pas opposer les mondes"

"On oppose trop souvent d'un côté les associations qui se battent pour la cause animale et de l'autre les éleveurs et chasseurs, qui sont des acteurs de la ruralité. On n'avancera qu'en réconciliant", a plaidé le président de la République.

"Nous avons fait moderniser 150 abattoirs dont 50 ont été équipés de caméras de vidéosurveillance", a-t-il poursuivi, en réponse aux associations qui reprochent au texte de ne pas prévoir de vidéosurveillance obligatoire dans tous les abattoirs.

Jeudi soir, le Sénat, dominé par LR, a voté une version très édulcorée d'une proposition de loi contre la maltraitance animale soutenue par le gouvernement.

 Interrogé sur les 2,2% réalisés par le parti animaliste aux élections européennes, il a estimé que "c'est une cause qui touche beaucoup nos compatriotes, en particulier les jeunes mais pas uniquement, car on a pris plus encore conscience que nous étions au milieu du vivant". Mais ce sujet ne doit pas générer de nouvelles "tensions", a-t-il souhaité

Il a par ailleurs annoncé un doublement des aides aux refuges, portées à 30 millions dans le plan de relance. "A un salon de l'agriculture, j'avais pris déjà un oeuf par ce que j'étais candidat - à l'époque j'étais candidat - car je m'étais engagé pour la modernisation dans le secteur des poules pondeuses pour que s'améliore la condition animale", a-t-il rappelé.

"Tout le monde est attaché à la condition animale mais en même temps nos compatriotes sont attachés à la ruralité et à des traditions", a conclu le chef de l'Etat en défense de la chasse. Quant aux chasses présidentielles, dont il avait évoqué comme candidat le rétablissement, "il n'y en a plus depuis Jacques Chirac, c'est un canard auquel il faut tordre le cou", a-t-il répondu.

La cause animale doit notamment sa visibilité croissante depuis cinq ans aux actions militantes d'associations, comme L214 et ses vidéos choc de maltraitance dans des abattoirs.

Le gouvernement a notamment décidé d'interdire la castration à vif des porcelets, à partir du 1er janvier 2022.

Tout en ménageant les chasseurs, le chef de l'Etat a régulièrement mis en scène son chien Nemo, adopté à la SPA, tandis que sa rivale Marine Le Pen s'affiche avec ses chats.

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Anne Vignot choisit les banques vertes : « une discrimination » pour le Mouvement Franche-Comté

Le 20 janvier dernier, la maire de Besançon Anne Vignot a annoncé que la Ville de Besançon allait emprunter auprès des banques engagées dans la réduction de leur empreinte climatique pour financer ses projets en faveur de la transition écologique. Pour Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté, parle "boycott" des autres banques et de "discrimination" dans un communiqué du 26 janvier.

Présientielle 2022 : Annie Genevard, Premier ministre sous Valérie Pécresse ?

La vice-présidente déléguée Les Républicains, vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée du Doubs Annie Genevard a déclaré dans une interview sur Public Sénat ce jeudi matin que si Valérie Pécresse lui proposait le poste de Premier ministre en cas de victoire à l'élection présidentielle, elle ne se déroberait à "aucune responsabilité".

Eric Dupond-Moretti à Besançon : « 1400% de condamnations en plus » pour des rodéos urbains en France

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti était en visite officielle ce mardi matin à Besançon pour parler des rodéos urbains. Avant de se rendre au CFA Hilaire de Chardonnet, il est passé par le palais de justice rue Mégevand.

Comité de soutien à Valérie Pécresse dans le Doubs : « Toute sa campagne est placée sous le signe du rassemblement »

Les Républicains du Doubs ont présenté samedi 22 janvier le comité de soutien à la candidate à l’élection présidentielle Valérie Pécresse composé d’une centaine d’élus dont Annie Genevard, députée et vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Sondage – Êtes-vous pour ou contre le bannissement des voitures sur le pont de la République à Besançon ?

C'est une annonce de la maire de Besançon qui anime l'opinion publique depuis le 7 janvier dernier : à partir du printemps prochain, le pont de la République sera fermé à la circulation des voitures au grand dam des partisans de la voiture, mais au bonheur des associations cyclistes. Et vous, êtes-vous pour ou contre cette décision ?
Offre d'emploi

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 -0.06
couvert
le 29/01 à 0h00
Vent
1.09 m/s
Pression
1038 hPa
Humidité
97 %

Sondage