Manifestation pour la défense du droit à l'avortement : "On assiste à une réelle régression"

Publié le 01/02/2014 - 17:08
Mis à jour le 01/02/2014 - 17:25

Un rassemblement puis une manifestation se sont déroulés ce samedi 1er février au centre-ville de Besançon. Près de 200 personnes se sont mobilisées pour la défense du droit à l'avortement et soutenir les femmes espagnoles.

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Alexandra, 29 ans, nous raconte que "j'ai pu bénéficier de mon droit à l'avortement il y a quatre ans. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je n'avais pas pu avoir ce droit à cause d'un problème de contraception qui a mal fonctionné. J'aurais eu un enfant pas voulu, que je n'étais pas prête à élever à cette époque-là et je n'ose pas imaginer ce qu'aurait été ma vie et celle de cet enfant. Aujourd'hui et depuis quelques mois, je suis maman et heureuse. (...) Il faut que ce droit soit acquis pour toutes les femmes dans le monde entier ! Nous devons choisir ce qu'on fait avec notre corps. Ca s'appelle la liberté."

"On assiste à une réelle régression complètement incroyable ! Vous vous rendez-compte qu'en 2014 on remet ce droit en question ? Une bande de gens de droite et de religieux se permettent de penser et même vouloir un retour en arrière alors que ce droit est la liberté de disposer de notre corps comme on le souhaite ! On croit rêver !" se révolte Chloé, 20 ans.

Pour Grégoire, 37 ans, il s'agit également de penser aux femmes qui tombent enceinte suite à un viol : "Dans le monde, combien de jeunes femmes tombent enceinte après un viol et ne peuvent pas mettre un terme à cette grossesse non désirée ? Ce droit devrait être universel."

Solidarité Femmes se mobilise

En Espagne, un projet de loi présenté fin 2013 remet en cause le droit à l'avortement et dans de nombreux autres pays en Europe et dans le monde, l'avortement est très difficile, voire impossible.

En France, "nos droits viennent d'être confirmés, cependant des centres d'IVG ferment, les médecins ont du mal à se former à la pratique des IVG, d'autres militent pour leur non-remboursement voire pour la suppression de la loi" explique l'association Solidarité Femmes, l'association féministe engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

A Besançon, "l'IVG se pratique au CHU jusqu'à 14 semaines d'aménorrhée et deux médecins généralistes effectuent des IVG à leur cabinet médical jusqu'à 7 semaines d'aménorrhée. Nous devons rester vigilants et vigilantes et notre combat continuera tant que nous n'aurons pas toutes les même droits" indique l'association.

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