Pass sanitaire obligatoire dans la restauration : quelle organisation à la Brasserie du commerce à Besançon ?

Publié le 21/07/2021 - 14:01
Mis à jour le 23/07/2021 - 15:07

À partir du 1er août, le pass sanitaire sera indispensable pour se rendre dans les restaurants, les bars, les cafés, les brasseries… Pierre-Antoine Clément, gérant de la Brasserie du commerce à Besançon nous explique comment il compte appliquer cette obligation avec son équipe et nous confie aussi ses craintes.

À partir du 21 juillet, le pass sanitaire est obligatoire pour accéder aux lieux culturels, parcs de loisirs et autres salles de sport recevant plus de 50 personnes. L'extension de cette mesure est prévue à partir du 1er août dans des lieux tels que les restaurants, les brasseries, les bars et les cafés.

Cette obligation concerne dans un premier temps les clients, mais le personnel des établissements aussi à partir de fin août ou mi-septembre (date pas encore officialisée) puisqu'en cas de non-respect du pass sanitaire, un salarié pourra être suspendu pendant 2 mois, puis licencié pour faute grave s'il ne souhaite pas respecter la loi et des amendes sont prévues : 1.500€ pour le salarié, 9.000€ pour l'employeur en cas de contrôle une première fois, 5.000€ pour le salarié, 45.000€ pour l'employeur en cas de récidive.

"C'est flou"

À la Brasserie du commerce au centre-ville de Besançon, Pierre-Antoine Clément, le gérant, pense que le pass sanitaire est "une bonne solution pour contrecarrer l'évolution de l'épidémie de Covid-19 parce que ce qu'on veut éviter c'est fermer encore une fois".

En revanche, c'est la mise en application qui lui pose quelque problème. "On n'a pas de date précise concernant l'obligation du pass sanitaire pour les salariés, quel matériel doit-on utiliser pour flasher les QR codes, doit-on contrôler les identités des personnes pour éviter les faux certificats, c'est flou", dit-il. Malgré tout, Pierre-Antoine Clément se prépare pour le 1er août et a déjà une idée du type d'accueil qu'il réserve à ses clients.

Un accueil encadré à la Brasserie du commerce dès le 1er août

Le gérant de la Brasserie pense que lui-même et ses salariés utiliseront leur smartphone personnel sur lesquels sera installée l'application gouvernementale Tous anti covid "avec sans doute une spécificité pour les professionnels de restauration", suppose-t-il.

Pour l'accueil en terrasse, un cordon délimitera l'espace de service pour inviter les clients à n'utiliser qu'une seule entrée où une personne accueillera les clients et contrôlera les QR codes. "On aura un poste de maître d'hôtel qui accueillera et installera les clients", précise Pierre-Antoine.

Par ailleurs, des affichages sont prévus dans la brasserie et sur les tables "Flashez et profitez" pour rappeler aux clients l'obligation.

Contrôler, un travail supplémentaire pour les commerçants

C'est donc une nouvelle tâche qui s'ajoute aux habitudes des professionnels de la restauration. "Je le prends comme une partie du métier prépondérante, c'est comme remonter ma cave tous les soirs, c'est comme vider les poubelles", affirme Pierre-Antoine qui, malgré sa résilience, a du mal à cacher son agacement. "Ca me fait profondément crique - pour rester poli -, ça prend du temps, ça prend la tête et ça stresse", ajoute-t-il.

Selon lui, il serait plus normal que "les contrôles systématiques soient effectués par des agents de police au lieu de dire aux restaurateurs de contrôler parce qu'on a déjà un métier, on n'a pas que ça à faire et de mettre un affichage dans les établissements rappelant la loi et le risque de verbalisation par les forces de l'ordre." Il ajoute que"ça nous éviterait de perdre du temps, de perdre de l'argent et de nous prendre la tête."

Déjà des "débordements" avec des clients

Après plus d'un an à vivre avec la Covid-19, de nombreux commerçants ont vécu des moments difficiles avec des clients récalcitrants à l'idée de porter un masque ou de se laver les mains. Pierre-Antoine Clément rapporte que "depuis la fin de l'obligation du port du masque dans la rue, j'ai la moitié de mes clients, qui pourtant sont dans une tranche d'âge jugée fragile, qui ne porte plus le masque lorsqu'ils circulent à l'intérieur de la brasserie".

Et le pass sanitaire, c'est encore une autre paire de manches.

"On aura des débordements avec des clients qui voudront venir consommer sans pass sanitaire et ça commence déjà avec quelques habitués qui ne comprennent pas pourquoi ils ne seront pas acceptés sans cela", nous confie Pierre-Antoine Clément. "Chez moi, mes clients sont dans une certaine tranche d'âges, mais c'est sûr que dans des bars avec une plus jeune clientèle, il y aura des problèmes et l'alcool n'arrangera rien."

Un impact attendu sur le chiffre d'affaires

 Au-delà de la relation avec sa clientèle, le gérant de la Brasserie craint également une chute de son chiffre d'affaires. Dès que le pass sanitaire sera obligatoire dans la restauration, une baisse de 30% du chiffre d'affaires en moyenne est estimée par les professionnels de la restauration, avec de grandes disparités selon les lieux. "On va voir l'impact, en espérant qu'il ne sera pas trop gros", souligne Pierre-Antoine Clément.

Quasi 100% de l'équipe vaccinée

 "J'ai de la chance parce qu’aujourd'hui, la moitié de mon équipe est vaccinée et l'autre moitié a reçu une dose", se réjouit Pierre-Antoine qui n'appréhende aucun conflit avec l'un de ses salariés. "Mais il y aura forcément des endroits où ce ne sera pas respecté", suppose-t-il.

Economie

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

À Besançon, Le 52 lance son appel à candidatures pour sa boutique éphémère de Noël 2026

Le 52, espace dédié aux Industries Culturelles et Créatives porté par l'association Culture Action Bourgogne-Franche-Comté, situé rue Battant à Besançon, lance son appel à candidatures pour la boutique éphémère de Noël 2026. Les créatrices et créateurs émergents de Bourgogne-Franche-Comté ont jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour déposer leur dossier.

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Instagram : Louise Larue propose des ateliers pratiques à Besançon pour mieux communiquer autour de son entreprise

Louise Larue propose des stages destinés aux personnes souhaitant mettre en avant leur entreprise sur Instagram en septembre 2026. Elle s'adresse particulièrement aux entrepreneurs bisontins et de la région à travers des ateliers pratiques afin qu'ils maîtrisent mieux cet outil de communication devenu incontournable.

France Active Bourgogne et Franche-Comté fusionnent

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté donnent naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, selon un communiqué du 1er juillet 2026. Cette nouvelle structure régionale entend renforcer son accompagnement des entrepreneurs engagés, des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) et des territoires en transition.

Canicule à Besançon ou comment les habitudes de consommation changent en ville

C’est à nouveau respirable depuis vendredi 17 juillet à Besançon après une semaine suffocante. Les Bisontines et les Bisontins ont-ils changé leurs habitudes pendant ces deux derniers épisodes caniculaires de 2026 ? Comment les commerçant(e)s s'adaptent-ils ? Nous avons rencontré six professionnels de l'alimentation à Besançon pour en parler.

“Et si on ouvrait un bar ?” À Besançon le pari de l’Apéro Club est devenu réalité

Ouvert depuis le 5 juin 2026 au 45 de la rue Bersot à Besançon, Apéro Club est le nouveau bar lancé par Barney Mougnard et son associé Jordan Guenot. Avec une offre axée sur des prix accessibles, des produits français et locaux, des planches apéritives et une ambiance conviviale, le lieu espère devenir l’endroit privilégié des Bisontins à l’heure de l’apéro.

Au Ballon d’Alsace, une guinguette estivale s’installe au Saut de la Truite

Une nouvelle animation estivale voit le jour au Ballon d'Alsace ce vendredi 17 juillet. Le Département du Territoire de Belfort lance la première édition de la Guinguette du Saut de la Truite, un espace de restauration et d'animations installé au pied de la cascade, sur l'un des sites emblématiques du massif.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.2
nuageux
le 27/07 à 17h00
Vent
2.73 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
44 %

Sondage