"Pour ne pas fermer": patrons de bars, cafés et restaurants résignés à vérifier l'identité des clients

Publié le 06/01/2022 - 17:31
Mis à jour le 06/01/2022 - 17:35

« C’est une contrainte, mais on préfère ça à la fermeture ». Patrons de bars, cafés et restaurants se résignent à devoir bientôt vérifier l’identité de leurs clients, aux termes du projet de loi en cours d’adoption au Parlement, pour freiner l’utilisation frauduleuse du pass sanitaire, appelé à devenir pass vaccinal.

 ©
©

Les organisations du secteur s’apprêtent à publier un sondage auprès de 3.000 entreprises, évaluant leur perte d’activité. Cette semaine les entreprises en difficulté ont obtenu des aides renforcées, ainsi que la possibilité d’étaler leurs remboursements de PGE jusque sur 10 ans et de décaler la première échéance de remboursement de six mois.

"Avoir à vérifier l'identité sera certainement très gênant, ce n'est pas ce que l'on attend en rentrant dans un hôtel ou un restaurant. C'est une contrainte supplémentaire indéniable pour nos professionnels", a déclaré Hervé Becam, vice-président de l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie restauration.

"Mais s'il faut le faire et si c'est un moyen de sortir au plus vite de la crise et d'éviter de fermer, bien évidemment qu'on le fera"

Le projet de loi adopté en première lecture à l'Assemblée jeudi après des débats houleux prévoit que, outre les forces de l'ordre, les gérants des lieux et activités soumis au pass tels les cafetiers et restaurateurs pourront, sous conditions, en vérifier la validité.

Mais ce contrôle ne sera pas "systématique", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran. C'est "lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que le document présenté n'est pas authentique ou ne se rattache pas à la personne qui le présente" qu'un document d'identité pourra être demandé, précise un amendement.

Le gouvernement évoque une vérification d'identité "banale", similaire à celle imposée aux buralistes pour prévenir la vente de tabac aux mineurs. Et "quand vous payez en chèque, on vous demande votre pièce d'identité", a insisté le Premier ministre Jean Castex au micro de BFM/RMC jeudi.

"Nous nous y plierons mais on ne pourra pas exiger un contrôle à 100 %, c'est impossible", affirme Didier Chenet, président du GNI, syndicat patronal qui représente des indépendants de l'hôtellerie restauration souvent réticents à ce contrôle.

Hôteliers, cafetiers et restaurateurs s'inquiètent surtout de la chute d'activité due aux contraintes sanitaires comme le télétravail renforcé, rapporte le patronat qui presse le gouvernement de garantir que "les entreprises en difficulté vont pouvoir être aidées à hauteur de leur perte de chiffre d'affaires du moment", précise M. Becam.

"C'est la première préoccupation de nos professionnels aujourd'hui", résume-t-il, avec "le remboursement des Prêts garantis par l'Etat (PGE)" et la possibilité de voir le chômage partiel indemnisé "à la même hauteur qu'en plein coeur de la crise", il y a un an.

Même constat de M. Chenet: les patrons sont "beaucoup plus inquiets des indemnisations qui aujourd'hui ne répondent pas à nos attentes".

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

Shein ouvrira mercredi ses boutiques dans cinq BHV en province dont Dijon

Initialement prévues pour fin 2025, des boutiques Shein ouvriront mercredi 25 février 2026 dans les BHV (ex-Galeries Lafayette) de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims, a annoncé ce mardi à l'AFP la plateforme asiatique de mode ultra-éphémère, dont l'installation en novembre en physique à Paris, une première au monde, a suscité un tollé.

À Besançon, un cabinet de psychopédagogie pour accompagner les enfants en difficulté scolaire

Depuis le début du mois de  février 2026, Julie Saint-Hillier a ouvert son cabinet de psychopédagogie au 107 Grande Rue à Besançon. Après une carrière en littérature et de nombreuses années dans l’enseignement Julie Saint-Hillier a décidé de se former dans ce nouveau métier, la psychopédagogie.

MMA Saint-Ferjeux à Besançon : 1 an déjà… et des mois offerts pour fêter ça !

PUBLI-INFO • Il y a un an, une nouvelle page s’ouvrait pour MMA à Besançon. L’agence historiquement implantée à Chateaufarine prenait un nouveau départ en s’installant au cœur du quartier Saint-Ferjeux. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan… et aux bons plans !

Crédit Agricole x Armées : une offre exceptionnelle pour celles et ceux qui nous protègent

Le Crédit Agricole lance une offre inédite destinée aux militaires, gendarmes, et personnels civils du ministère des Armées. Depuis le 5 janvier 2026, les 370.000 femmes et hommes engagés pour la sécurité des Français peuvent bénéficier d'avantages bancaires exclusifs dans toutes les Caisses régionales.

228 M€ de projet de budget pour la Ville de Besançon et une dette baissée de 11 M€

Pour le dernier conseil municipal de la mandature d’Anne Vignot qui se tiendra le lundi 23 février 2026, les élus bisontins auront à voter les futures orientations budgétaires du prochain budget qui  lui, sera voté après les prochaines élections municipales. Les "grands équilibres" permettant la continuité municipales ont donc été présentés en conférence de presse ce vendredi par l’adjoint en charge de l’Économie, Anthony Poulin, présent aux côtés de la maire de Besançon. 

Affouage 2026 à Besançon : il est possible de déposer son dossier du 23 février au 15 mars 

Chaque année, la Ville de Besançon propose aux foyers bisontins de participer à l’affouage, une opération qui permet de valoriser le bois de la forêt communale tout en répondant aux besoins domestiques des habitants. Pour 2026, une dizaine de lots sont disponibles, offrant à chacun la possibilité de se procurer du bois de qualité pour le chauffage.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.49
ciel dégagé
le 25/02 à 00h00
Vent
1.69 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
90 %