Pour sa thèse, il cherche des informations sur Jules Grévy et demande l'aide des Francs-Comtois

Publié le 06/12/2022 - 18:51
Mis à jour le 12/12/2022 - 10:12

Anthony Soares, 25 ans cette année, débute une thèse d'histoire (bac+8) à l'université de Franche-Comté (école doctorale SEPT à Besançon) sur Jules Grévy, président de la République française de 1879 à 1887 ayant vécu à Mont-sous-Vaudrey, dans le Jura. À ce titre, le jeune homme requiert l'aide des Francs-Comtois pour ses recherches.

Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

"Né le 7 décembre 1997 à Dole, je suis venu faire des études d’histoire en 2016 à Besançon. Après avoir obtenu une licence en histoire et un master Histoire, civilisations, patrimoine, je me suis inscrit en doctorat en 2022 avec pour sujet d’étude « Jules Grévy, un père de la République ostracisé ».

Ayant grandi à Vaudrey, village juste à côté de Mont-sous-Vaudrey, j'ai été très tôt confronté à l’histoire du village, notamment parce que ma grand-mère habite dans cette commune. À l’issue de ma licence d’histoire, voulant appliquer les savoirs et méthodes acquis à l’université, j'ai écrit un livre sur l’histoire de Mont-sous-Vaudrey (Mont-sous-Vaudrey autrefois, 1879-1990) avec Germaine Oudot, une habitante passionnée par l’histoire de sa commune.

J'ai ensuite été invité par un des descendants du président pour consulter à Loches, dans le château de Daniel Wilson, le gendre de Jules Grévy, les archives privées de la famille. De là est né un véritable intérêt pour Jules Grévy."

De quelle façon Jules Grévy était-il attaché à la Franche-Comté ?

"Jules Grévy est né en 1807 et est décédé en 1891 à Mont-sous-Vaudrey. Il a étudié à Dole, Poligny et Besançon, avant de partir à Paris où il est devenu avocat.

Lorsqu’il était président de la République française (1879-1887) notamment, il revenait assez souvent dans son château de Mont-sous-Vaudrey. La voie de chemin de fer Dole-Poligny, inaugurée en 1884, a facilité ses déplacements. Village jurassien à une vingtaine de kilomètres de Dole, Mont-sous-Vaudrey était quelquefois un centre politique.

Deux mois avant son décès, Jules Grévy est venu se reposer, comme « toutes les années, même durant sa présidence, […] au milieu de ses concitoyens, qui n’ont cessé d’avoir pour lui la plus affectueuse vénération » (Le Petit Comtois, 11 septembre 1891, année 9, numéro 2953, p. 1.).

Le 14 septembre 1891, à la suite de son décès le 9 septembre 1891, des funérailles nationales ont été décidées, ce qui a été un véritable évènement pour Mont-sous-Vaudrey. Pour l’occasion, des personnalités ayant une importance nationale sont venues dans le village, comme Jules Ferry.

Aujourd’hui, il est possible de visiter le caveau du président à Mont-sous-Vaudrey. Pour ce faire, il convient de contacter la mairie du village."

Quels genres de documents avez-vous trouvé ?

"Les sources découvertes sont assez diverses. Aux Archives nationales, sur le site de Pierrefitte-sur-Seine, j’ai par exemple trouvé un message de Jules Grévy dans lequel il affirme sa vision pour la France (1AG/90). Grâce au site internet Gallica de la BnF, il est possible de consulter des livres d’époque à son sujet. De nombreux articles de presse sont également disponibles en ligne, notamment grâce à l’outil RetroNews.

À l’étranger, j’ai découvert aux Archives nationales des États-Unis d’Amérique des écrits diplomatiques sur les relations entre les deux pays, constat également fait aux Archives du ministère belge des Affaires étrangères à Bruxelles.

En parallèle des recherches dans des dépôts d’archives, j’achète depuis un an des documents en lien avec Jules Grévy. À ce jour, j’ai acquis des lettres, des livres d’époque ou bien encore une photographie inédite prise à l’Élysée en 1886."

Qu'attendez-vous des Francs-Comtois ?

"Au vu de la quantité de documents en vente, il est certain qu’il reste dans les greniers, caves et dépendances des documents sur Jules Grévy. Ainsi, j’appelle les Francs-Comtois et autres personnes possédant des lettres, photographies, articles de presse, ou même témoignages hérités de l’histoire familiale, à me contacter."

Comment peuvent-ils vous contacter ?

"Ils peuvent me contacter par mail, à l'adresse suivante : anthony.soares8@gmail.com."

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