Présidentielle 2022 : le gouvernement tenu à la réserve à partir du 18 mars. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Publié le 17/03/2022 - 18:01
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Dans le cadre de la campagne officielle préalable à l’élection présidentielle, la période de réserve débute cette fin de semaine. Dès vendredi 18 mars au matin, les membres du gouvernement devront limiter leurs déplacements. Explications.

À partir de vendredi matin, dès minuit et une minute, les membres du gouvernement entreront en période dite "de réserve" et devront donc réduire à quasiment néant leurs déplacements, afin de ne pas interférer avec la campagne électorale. Mais le mode d’emploi reste complexe et ouvre tout un champ de questions spécifiques. Une réunion est prévue jeudi soir à Matignon avec tous les conseillers communication du gouvernement afin de rappeler les règles et tenter d’éclaircir les zones grises.

Le président Emmanuel Macron, comme les autres candidats, n’est lui tenu à la réserve que le samedi précédent le scrutin des dimanches 10 et 24 avril.

Déplacements à éviter

Selon les règles rappelées par le secrétariat général du gouvernement dans une circulaire du 10 février, "les membres du gouvernement doivent s’abstenir de se déplacer dans l’exercice de leurs fonctions" à partir de vendredi. Il s’agit d’éviter à l’exécutif toute accusation d’utilisation des moyens de l’État alors que la campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite avant le 1er tour prévu le 10 avril.

Le ministre et le politique

Le SGG rappelle que tout membre du gouvernement "ne doit pas intervenir dans la campagne électorale ou apporter un soutien à un candidat lorsqu’il s’exprime + officiellement +".

Mais cette règle "n’interdit pas les déplacements des ministres, en tant que personnalités politiques", pour participer à des meetings par exemple. "Ces déplacements doivent être programmés de telle sorte qu’il ne puisse y avoir de confusion avec leurs activités gouvernementales", préconise le SGG, en excluant toute "utilisation de moyens publics, notamment en matière de transport".

Comptes de campagne

Sur le point des véhicules, des exceptions peuvent intervenir "pour des raisons de sécurité" notamment, à condition de rembourser les coûts engendrés. Car attention : les frais causés par ces déplacements pourront être intégrés dans les comptes de campagne d’Emmanuel Macron, après examen par la commission chargée de ces questions (CNCCFP).

Enfin, le SGG met aussi en garde les ministères sur le cas des collaborateurs et leur propre participation à une campagne électorale, évoquant les risques de "polémiques sur ce cumul". Cette participation, dont les frais afférents doivent aussi être intégrés dans les comptes, "ne peut être admise qu’en dehors des heures de service ou sur les congés annuels. Il paraît à cet égard difficile de dépasser la durée de dix jours ouvrables".

Illustration sur le terrain : le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu en meeting à Nice mercredi prochain. Son avion sera défrayé par l’équipe de campagne de M. Macron, il devra emprunter un taxi à l’arrivée et sa conseillère l’accompagnant a assuré avoir posé un jour de vacances.

Dérogations à demander

Quelques dérogations restent possibles, à condition d’obtenir l’autorisation préalable du Premier ministre, dans deux cas de figure :

"Si le déplacement est justifié par un événement exceptionnel", par exemple un attentat qui imposerait au ministre de l’Intérieur de se rendre immédiatement sur place. Ou encore l’épidémie de Covid, qui permet au ministre de la Santé Olivier Véran de continuer à prendre la parole, sur ce sujet uniquement.

"Si le déplacement est lié à une manifestation dont le ministre ne maîtrise pas la date et si sa participation est directement liée à l’exercice de ses fonctions gouvernementales", ajoute le SGG, évoquant le cas de "commémorations publiques", de "salons" ou "réunions professionnelles" pour lesquels le "caractère récurrent" et "la participation habituelle du ministre" sont des critères déterminants.

C’est ainsi que la ministre déléguée chargée des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq, représentera samedi le gouvernement aux cérémonies de la "journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie".

Le SGG précise que les visites officielles de dirigeants étrangers en France demeurent possibles. Les ministres peuvent aussi se rendre à l’étranger tant que cela s’inscrit "dans l’action diplomatique de la France".

À condition, évidemment, d’éviter "toute manifestation impliquant la communauté française à l’étranger au sens large (Alliance française, lycée français…)".

(AFP)

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.14C°
partiellement nuageux
le 03/10 à 23h00
Vent
1.64 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
87 %

Sondage