Rachida Dati (UMP) ou Christian Eckert (PS) : pas d’accord à propos de Moscovici

Publié le 04/04/2013 - 17:55
Mis à jour le 04/04/2013 - 18:02

Alors que l’ex-garde des Sceaux Rachida Dati s’interroge sur la procédure utilisée par le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici dans l’affaire Cahuzac, se demandant s’il « a protégé, en tout cas essayé de blanchir Jérôme Cahuzac« , Christian Eckert (PS), rapporteur général du Budget, juge quant à lui Pierre Moscovici « juridiquement et moralement exempts de tout reproche« , après avoir consulté des éléments du dossier, les rôles de l’administration fiscale et du ministre de l’Economie.

Chacun son avis

Sur France Info, Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris et ex-garde des Sceaux, a assuré ce jeudi 4 avril 2013 que dans le dossier Cahuzac, "la démocratie est en jeu aujourd'hui". "Est-ce que Pierre Moscovici a protégé, en tout cas essayé de blanchir Jérôme Cahuzac ?", a-t-elle demandé. "Il a utilisé une procédure assez rare dans ce type d'affaires, l'entraide administrative. Il demande des renseignements à la Suisse en orientant la question", selon elle. Il faut qu'il s'en explique, a assuré Mme Dati qui s'est étonnée aussi que le ministre se soit "précipité" pour donner à la justice ces renseignements obtenus en Suisse. A ses yeux, "c'est évidemment pour essayer ou de faire pression sur la justice" ou "a-t-il instrumentalisé son administration à des fins personnelles et notamment des fins de protection de Jérôme Cahuzac". "On est sur une faillite politique grave", a accusé l'eurodéputée.

Comme on lui faisait observer que Mediapart notamment a salué l'absence de tentative de blocage judiciaire dans cette affaire, en comparant avec ce qui se passait sous Nicolas Sarkozy, elle a rétorqué : "je vous mets au défi de me  dire, lorsque nous étions au gouvernement quelles sont les pressions que nous avons pu exercer sur un juge !". 

Christian Eckert a un tout autre avis

Le rapporteur général du Budget, le socialiste Christian Eckert, député de Meurthe-et-Moselle, a indiqué dans un communiqué avoir été "destinataire, sur sa demande, d'éléments du dossier de la Direction générale des finances publiques relatif à Jérôme Cahuzac", pièces "couvertes par le secret fiscal". "Après un examen attentif du courrier de la DGFIP daté du 24 janvier à son homologue suisse en vertu de conventions existantes entre les deux pays définissant les échanges de renseignements" et des réponses apportées le 31 janvier par les autorités suisses, Christian Eckert dit être "en mesure de confirmer point par point les déclarations de Pierre Moscovici". "La demande faite aux autorités suisses a été faite dans les formes requises et demandait à titre exceptionnel une réponse plus large en termes de couverture temporelle que celle prévue par la convention. La réponse suisse précise que les avocats de Jérôme Cahuzac ont expressément autorisé la transmission de ces informations", indique-t-il.

Cette réponse suisse, poursuit-il, "confirme l'absence de compte ouvert à l'UBS au nom de Jérôme Cahuzac ou de compte dont il serait ayant droit pour les périodes allant de 2006 à 2010. L'enquête en cours devra préciser sous quelle forme, auprès de quelles institutions et via quels intermédiaires les comptes que Jérôme Cahuzac reconnaît aujourd'hui avoir détenus ont été ouverts". "D'autres pièces du dossier confirment la transmission de ces courriers à la police judiciaire dès leur réception", ajoute-t-il.

Christian Eckert "a pu également prendre connaissance des instructions données par Jérôme Cahuzac à son administration pour demander à partir du 10 décembre 2012 de ne plus avoir à connaître, ni directement ni via son cabinet, des informations existantes ou à venir relatives à son dossier fiscal personnel".

"Si d'autres questions restent évidemment encore sans réponse, le rôle de l'administration fiscale et celui de Pierre Moscovici sont clairs et transparents, et sont juridiquement et moralement exempts de tout reproche", conclut le parlementaire.

(source : AFP)

Politique

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Sous quel parti Ludovic Fagaut a-t-il été élu maire de Besançon : Les Républicains, Nouvelle Énergie ou les deux ?

La récente élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon soulève une question politique : à quel parti appartient réellement le nouveau maire ? Est-il affilié aux Les Républicains, à Nouvelle Énergie ou les deux partis ? Le doute s’est installé après une publication du 22 mars 2026 de David Lisnard, président de Nouvelle Énergie…

Anne Vignot écrit une lettre ouverte adressée aux Bisontins

Au lendemain du scrutin municipal du 22 mars, Anne Vignot a publié une lettre adressée aux Bisontines et aux Bisontins. Battue, elle revient sur un mandat marqué par les crises, les engagements tenus et les transformations engagées. Elle y remercie celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, réaffirme son attachement aux valeurs humanistes et écologistes, et annonce sa volonté de poursuivre son engagement au service de Besançon, désormais des bancs de l’opposition municipale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.99
couvert
le 29/03 à 21h00
Vent
0.95 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
84 %