Réforme des institutions : proportionnelle, référendum, climat, 25% de parlementaires en moins…

Publié le 29/08/2019 - 09:30
Mis à jour le 29/08/2019 - 15:34

Référendum d’initiative partagée, proportionnelle, non-cumul des mandats ou climat: voici les principales mesures de la réforme des institutions présentée mercredi au Conseil des ministres par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

© dp  ©
© dp ©

Les  trois projets de loi – constitutionnelle, organique et ordinaire – entendent incarner « la rénovation, la revitalisation de notre démocratie (et) la réponse à une aspiration de proximité et de participation des conseils de nos concitoyens », a fait valoir la ministre de la Justice devant la presse à l’issue du Conseil, en reprenant les annonces du Premier ministre lors de son discours de politique générale de juin.

Ces projets de lois diffèrent sur certains points des projets de réforme soumis en 2018 et bloqués par l'affaire Benalla: il n'y a notamment plus les mesures relatives au fonctionnement des assemblées parlementaires, et "nous avons diminué la diminution du nombre de parlementaires", a souligné la garde des Sceaux, de même que le taux de proportionnelle a été relevé, "pour accorder une plus grande, une meilleure représentation des différentes tendances politiques".

LOI CONSTITUTIONNELLE

Référendum

Extension du champ du référendum aux "questions de société" et à "l'organisation des pouvoirs publics nationaux ou territoriaux".

Seuil du référendum d'initiative partagé (RIP) abaissé: il pourra être "organisé à l'initiative conjointe d'un dixième des membres du Parlement et d'un million d'électeurs", contre 20% des parlementaires et plus de 4,7 millions de personnes actuellement.

Conseil de la participation citoyenne

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) sera rebaptisé "Conseil de la participation citoyenne" et le nombre de ses membres passera à un maximum de 150 représentants de la société civile (contre 233 membres et 60 personnalités associées). Cette chambre sera toujours le réceptacle des pétitions citoyennes et aura une mission de consultation du public. Elle pourra réunir des conventions de citoyens tirés au sort.

Justice

La Cour de justice de la République, créée en 1993 et chargée de juger les ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, doit être supprimée au profit de la Cour d'appel de Paris. Mais un filtre est prévu, via une "commission des requêtes" qui pourra être "saisie par le ministère public, la juridiction d'instruction ou la personne qui se prétend lésée".

Il est aussi prévu de graver dans le marbre que les magistrats du parquet sont nommés par l'exécutif "sur l'avis conforme" du Conseil supérieur de la magistrature, comme actuellement pour les juges du siège. Le CSM est un organe indépendant, dont la composition ne sera pas modifiée.

Les anciens présidents de la République ne pourront plus être membres à vie du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel pourra être saisi par 45 parlementaires avant la promulgation d'une loi, contre 60 actuellement.

Collectivités et Corse

Les collectivités territoriales pourront déroger aux lois fixant leurs compétences, de manière pérenne et non plus seulement à titre expérimental, selon un "principe de différenciation".

Un nouvel article 72-5 de la Constitution doit aussi entériner le statut particulier de la collectivité de Corse créée en 2015. Lois et règlements pourront "comporter des règles adaptées aux spécificités liées à son insularité", sur décision de la collectivité mais dans des conditions strictes.

Enfin l'article 73 prévoira des assouplissements sur la procédure d'adoption des textes dans les collectivités outre-mer.

Environnement

Inscription à l'article 1er de la Constitution que "la République favorise toutes les actions en faveur du climat et de la biodiversité".

Cet ajout avait été souhaité par l'ex-ministre Nicolas Hulot et voté l'année dernière par l'Assemblée lors de l'examen du premier projet de révision constitutionnelle.

. Service national universel

Inscription du "service national" dans la Constitution, afin d'accompagner la mise en oeuvre du SNU pour une même classe d'âge, voulu par Emmanuel Macron.

 LOIS ORGANIQUE ET ORDINAIRE

25% de parlementaires en moins

Le nombre de députés doit passer de 577 à 433. De 348 actuellement, les sénateurs devraient passer à 261, un nombre minimum.

20% de proportionnelle

87 députés seraient élus à la proportionnelle, sur des listes nationales soumises au vote de l'ensemble du corps électoral, soit un taux de 20% contre 15% dans le projet de 2018.

En outre, dans la circonscription unique des Français établis hors de France, une poignée de députés seront élus à la proportionnelle.

Les listes devront avoir obtenu au moins 5% des suffrages exprimés pour avoir droit à la répartition des sièges.

Limitation des mandats dans le temps

Le non-cumul de plus de trois mandats identiques et consécutifs dans le temps s'appliquera aux parlementaires et présidents d'exécutifs locaux. Les maires des communes de moins de 9.000 habitants ne seront pas concernés, de même que les "titulaires de fonctions exécutives dans les établissements publics de moins de 25.000 habitants"

Politique

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.67C°
légère pluie
le 23/10 à 23h00
Vent
7.04 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
77 %

Sondage