Régionales: la campagne contrariée de Jean-Philippe Allenbach

Publié le 31/10/2009 - 06:52
Mis à jour le 31/10/2009 - 06:52

Il espère toujours être candidat aux régionales de 2010 comme en 2004, mais une affaire de fraude présumée à la CMU contrarie ses plans.

 ©
©
Habituellement, le président du Mouvement Franche-Comté aime bien faire parler de lui. En revanche, il se serait bien passé d’être accusé dans les médias d’avoir indûment touché des remboursements au titre de la CMU (couverture maladie universelle) pour un montant de 1153,64 € au titre des années 2006, 2007, 2008 et 2009. Une affaire qui ressemble plus à un cafouillage qu’à l’affaire du siècle. Jean-Philippe Allenbach, « sans vouloir être parano », estime qu’il y a eu « violation du secret avec intention de nuire ».
 
« La CMU n’est réservée aux pauvres »
 
Avec ses avocats, il pointe au moins deux irrégularités. Tout d’abord, il se demande  pourquoi la sécurité sociale a directement appelé la police, alors que la procédure prévoit expressément une mise en demeure de l’assuré avant toute autre démarche. Il s’interroge également sur la rapidité avec laquelle on lui a délivré un procès verbal de convocation en justice qui tombe le 5 mars 2010 en pleine campagne des régionales.
 
Jean-Philippe Allenbach rappelle que « la CMU n’est pas réservée aux pauvres, ni forcément gratuite » et qu’elle concerne tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’être couverts par un autre régime. Ce qui, selon lui, était son cas lors de son affiliation en 2005 quand il a décidé d’arrêter de travailler et de vivre sur ses économies avant de toucher sa retraite pleine dans quatre ans. Il précise même que pendant les deux premières années il a versé 4447,52 € de cotisation car la CMU n’est gratuite qu’en dessous d’un certain seuil de revenus (environ 9000 € par an).
 
Reste qu’il a oublié de signaler comme revenu un loyer mensuel de 1400 € perçu en 2007. A sa décharge, il rétorque, mais un peu tard, qu’il a oublié de déduire de ses revenus la pension de 2000 € mensuels qu’il verse à son ex-femme. Jean-Philippe Allenbach a donc demandé à être reçu par le patron régional de la sécurité sociale qui devrait, selon lui, clarifier l’affaire et reconnaître qu’il était non imposable et n’a rien perçu indûment. Sinon, suggère-t-il, « je vais demander le remboursement de mes 4447,52 € de cotisations et moi-même je reverserai les 1153,64 € perçus. La sécu perdra la différence, soit 3293,88 € ».
 
« Ce vilain trader franco-suisse »
 
« A la date d’aujourd’hui, j’ai payé quatre fois plus à la sécu que je n’ai reçu. Ils ont réagi de manière passionnelle en se disant qu’il fallait dézinguer Allenbach, ce vilain trader franco-suisse, mais ils se tirent une balle dans le pied et ça va faire pschitt !».
 
En attendant d’avoir fait valoir ses arguments, le président du Mouvement Franche-Comté, âgé de 61 ans, se voit mal aller au devant des électeurs avec son urne dans laquelle il recueille les promesses de vote en sa faveur. Car, il ne se lancera dans la bataille régionale que s’il en recueille 5000 avant fin janvier 2010 dans son urne ou sur son blog. Du coup sa devanture bisontine affiche des tracts expliquant ce qu’est la CMU, plutôt que les placards qui réclament un référendum sur le sort de la Franche-Comté.
 
 
 
 

Politique

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.44C°
partiellement nuageux
le 25/09 à 17h00
Vent
1.88 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
36 %

Sondage