Régionales-programmes (7): une Région trop dépensière ?

Publié le 12/03/2010 - 09:47
Mis à jour le 12/03/2010 - 09:47

A partir des compétences de la Région, nous avons examiné les propositions des dix listes qui concourent aux élections régionales dont le premier tour aura lieu le 14 mars. Les partis traditionnels sont évidemment plus prolixes que les mouvements moins structurés, mais nous avons exploré l’ensemble des programmes disponibles. Septième volet et dernier volet: la gestion de la Région.

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Durant tout le mandat, l’opposition à la majorité PS-Verts a martelé que les dépenses du conseil régional, notamment en matière de communication et d’effectifs, avait exagérément augmenté, comme d’ailleurs les impôts.

Deux partis affirment haut et fort vouloir en finir avec ces dépenses jugées exorbitantes. Le premier point du programme de l’UMP porte d’ailleurs sur cette question sous le titre « Stopper la folie des impôts et réduire le train de vie des élus de la Région ».

 
Comment ? En mettant fin « aux dépenses superflues de la majorité socialiste-verte ». « Il n’est pas admissible que depuis 2004, le budget communication ait doublé et que les dépenses de fonctionnement internes aient quadruplé », estime l’UMP rejoint sur ce terrain par le Front national qui veut « baisser les impôts régionaux devenus insoutenables » et « mettre fin au gaspillage, clientélisme et dépenses somptuaires ».
 
L’UMP s’engage pour l’ensemble du mandat à ne pas augmenter la fiscalité. Facile répond le PS car avec la disparition de la taxe professionnelle, la Région ne maîtrise plus aucun levier fiscal mis à part la TIPP (taxe sur les produits pétroliers) et les cartes grises.
 
Quant aux dépenses de communication et de réceptions, la Franche-Comté se situe au dixième rang sur 22 régions avec un montant de 2,715 € par habitant pour un budget total brut de 3,1 M€. En terme d’endettement, la Franche-Comté se situe au 19ème rang avec une capacité théorique de durée de désendettement de 4,2 mois. Seules les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Haute-Normandie font mieux.
 
C’est l’électeur qui aura le dernier mot sur ce débat récurrent consistant à établir si oui ou non le conseil régional de Franche-Comté est trop dépensier. 

Pour clore ces dossiers consacrés aux programmes des 10 listes, quelques propositions en vrac:

- Ecologie solidaire : sensibiliser à la non-violence, reconvertir les friches urbaines en potagers, soutenir la mise en place de médias locaux indépendants sans publicité
 
- UMP : prime de 200 € pour aider les jeunes à financer leur permis de conduire, création d’un fonds régional pour le financement des clubs sportifs de haut niveau
 
- Lutte Ouvrière : « les élections régionales n’ont absolument pas le pouvoir de changer le sort des travailleurs »
 
- Modem : création d’un manuel d’histoire comtoise à l’attention des lycéens, création d’une fête régionale comtoise
 
- Front national : refuser « la dictature gauchiste » sur la culture
 
- Ligue comtoise : création d’un service d’aide pour les victimes de délinquants non solvables
 
- PS : création d’un véritable orchestre régional, associer les compagnies régionales au festival Bancs Publics
 
- Front de gauche : « droit d’intervention des citoyens dans l’élaboration des décisions et dans le contrôle de leurs applications par la création d’une assemblée participative »
 
- NPA : « interdire les licenciements et réduire le temps de travail pour tous et toutes »
 
- Europe Ecologie : exiger un engagement de l’entreprise à ne pas être présente ou à se retirer des paradis fiscaux, développer la culture et la pratique de l’évaluation des politiques régionales, renforcer la mixité garçons-filles dans toutes les formations

 

 

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