Un guichet unique pour les élus locaux : création d'une agence nationale de la cohésion des territoires

Publié le 14/03/2019 - 07:21
Mis à jour le 14/03/2019 - 07:23

L’Assemblée nationale a approuvé une proposition de loi sénatoriale visant à créer une Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui laisse les oppositions sur leur faim.

 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Le texte, adopté en procédure accélérée dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mars 2019 par 43 voix contre 14, avec l'appui de la majorité LREM-MoDem, du PS et du groupe UDI-Agir, doit maintenant faire l'objet d'une procédure de conciliation entre l'Assemblée et le Sénat.

Un guichet unique pour les élus

Annoncée en juillet 2017 par Emmanuel Macron, la future agence a vocation à incarner la coordination entre l'État et les collectivités territoriales : elle sera un établissement public de l'État, qui doit permettre d'aider les territoires à développer leurs projets. Le préfet sera le représentant de l'agence.

L'ANCT se veut "un guichet unique" vers lequel pourront se tourner les élus locaux, porteurs de projets, qui se retrouvent souvent à l'heure actuelle dans "un maquis administratif", avait affirmé en préambule des débats Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires.

La future agence englobera le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), l'Agence du numérique et l'Établissement public d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux (Epareca).

D'autres organes de l'État, évoqués à l'origine pour faire partie de cette fusion, comme l'Agence nationale de la rénovation urbaine (Anru) ou l'Agence nationale de l'habitat (Anah), n'incorporeront finalement pas l'ANCT. Des "mécanismes de coordination" sont toutefois prévus par le texte.

Manque de clarté du budget de l'agence selon le député du Jura JM Sermier

Les élus d'opposition ont dénoncé l'écart entre les objectifs initiaux et le contenu du texte, comme Jean-Marie Sermier (LR) pour qui "le rendez-vous est manqué". L'élu du Jura a par ailleurs souligné le manque de clarté du budget de la future agence, estimant en outre que "ça flotte au niveau de la mission et de la gouvernance".

Selon Guy Bricout (UDI), "la création de cette agence est un bon début" mais "il faudra aller plus loin à l'avenir pour aboutir à un véritable guichet unique". Avis mitigé aussi pour la socialiste Christine Pirès-Beaune, qui a estimé que "le gouvernement a dû revoir ses ambitions à la baisse".

Pour François Pupponi (Libertés et territoires), c'est "malheureusement (...) une agence d'État qui donne le moyen au préfet d'avoir un regard sur les projets des collectivités locales".

Une mission de veille et d'alerte pour l'équité territoriale

Les députés ont adopté dans la foulée un second texte de loi, organique, relatif à la nomination, en Conseil des ministres, du directeur général de l'ANCT.

Dans un communiqué, Mme Gourault a salué certains "enrichissements" apportés au texte par les députés, comme "l'ajout d'une mission de veille et d'alerte en matière d'équité territoriale" et la possibilité pour les collectivités, qui portent des projets, de conclure des contrats de cohésion territoriale.

(Avec AFP)

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.54
partiellement nuageux
le 04/04 à 21h00
Vent
1.61 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
89 %