Un nouveau virage "vert" pour Besançon Maintenant ?

Publié le 06/10/2023 - 16:33
Mis à jour le 06/10/2023 - 16:45

Le chef de file de l’opposition, Ludovic Fagaut et les élus du groupe Besançon Maintenant ont effectué jeudi 5 octobre 2023 à la salle Courbet de la mairie de Besançon leur rentrée politique à laquelle la presse était conviée. Devant une cinquantaine de personnes, le premier opposant municipal n’a pas manqué de cibler point par point les différents projets menés par la majorité.

L'écologie, ce n'est pas à priori le premier thème qui nous vient à l'esprit quand on pense au groupe Besançon Maintenant. Pourtant celui-ci a longuement été abordé lors de sa rentrée politique. À commencer par l'introduction de séance de l’hydrogéologue Alexandre Benoît-Gonin, directeur du syndicat mixte du Marais de Saône, qui a présenté les enjeux liés aux ressources en eaux face au changement climatique. Une intervention qui avait pour objectif de rappeler que "la transition climatique nous concerne tous" et qu’il est "important d’avoir une expertise forte", a insisté Ludovic Fagaut.

L’écologie faisait déjà partie du programme du candidat à l'élection municipale en 2020 qui, à l’époque, rappelait qu’il ne s’agissait pas du terrain "d’un seul parti ". Trois ans plus tard, le discours n’a apparemment pas changé a ceci près que Ludovic Fagaut pointe désormais avec aplomb les actions portées par la Ville de Besançon. 

Le développement durable "un racket dangereux"

Articulée autour de "l’environnement et les enjeux de développement durable", la soirée a ensuite rapidement laissé place à des discours plus politiques concernant la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole sur des thèmes parfois bien éloignés de l’écologie, tels que le développement durable, la mobilité et le stationnement, l’urbanisme ou encore le développement économique. 

Rappelant qu’il n’a "pas peur d’aller sur ces terrains-là", Ludovic Fagaut a, point par point, descendu en flèche plusieurs actions menées par la majorité municipale. Parmi celles-ci, la politique de développement durable a été qualifié de "racket dangereux". L’élu reproche à la Ville de n’avoir proposé "aucun élément en terme d’innovation permettant de faire avancer le territoire bisontin" et compare la NUPES (dont sont issus plusieurs candidats de la majorité) à "l’URSS sans gaz ni électricité".

Bien que validé par Besançon Maintenant, le Plan École a lui aussi fait débat et a été qualifié "d’arnaque". "On fait des cathédrales là où on pourrait faire que des chapelles",  a martelé l’élu qui cible le futur projet de construction d’une école à Planoise pour un montant de "14 millions d’euros" en s’interrogeant sur le bien-fondé de celle-ci : "est-ce qu’il fallait faire aussi gros ?". Même topo pour le projet d’écoquartier Vauban où "il n’y a rien d’éco dans tout cela" et pour lequel Ludovic Fagaut a "le sentiment que l’on est en train de recréer les 408".  

"Cette majorité n'a rien d'écologiste"

S’il rappelle que "cette majorité n’a pas le monopole sous couvert de leur étiquette politique", l'élu de l'opposition affirme au contraire haut et fort qu’elle n’a "rien d’écologiste". Les rénovations d’écoles "tout le monde le fait, ce n’est pas nouveau". Les élus de Besançon Maintenant demandent de leur côté "à ce que le centre-ville soit fermé aux bus thermiques, qu’il y ait des bus électriques ou autres" et déplorent l’absence de travail "sur les biocarburants pour équiper nos bus à l’éthanol, gaz ou autre". C’est en ce sens que les élus de Besançon Maintenant se mobilisent "pour apporter une approche pragmatique de la transition écologique utile et nécessaire dans l’intérêt de la ville de Besançon".

Alors, le groupe est-il en train de prendre un "virage vert" ? On a posé la question à son chef de file qui affirme "ne pas être dans le déni de l’évolution de notre société et de cette adaptation au changement climatique". Ludovic Fagaut et son équipe souhaitent en revanche porter cette idéologie "avec une approche qui est complètement en opposition à la majorité municipale actuellement en place". Un travail qui s’effectuera "quand on aura les responsabilités". 

Le discours résonne déjà comme un début de campagne pour les prochaines municipales. D’ailleurs quand on lui pose la question, Ludovic Fagaut le dissimule à peine : "on a cette aspiration avec les élus de Besançon Maintenant de piloter la ville, ce serait vous mentir de dire le contraire. (...) Si on s’engage en politique c’est aussi parce qu’on a cette envie de piloter la ville", a-t-il conclu.

Politique

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Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

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Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

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Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

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