Une militante condamnée à 750 euros d'amende pour refus de prélèvement ADN

Publié le 19/01/2017 - 18:19
Mis à jour le 19/01/2017 - 18:19

Une militante de la Confédération paysanne a été condamnée ce jeudi 19 janvier 2017 à Montbéliard à 750 euros d'amende pour avoir refusé le prélèvement de son ADN après avoir été condamnée dans le cadre d'une action militante contre la ferme des "1.000 vaches".

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 Dominique Henry, 60 ans, le reconnaît et le revendique: le 6 mai 2016 à la gendarmerie du Russey (Doubs), elle a refusé de se soumettre à un prélèvement ADN. "J'ai refusé de donner mon ADN, car j'ai fait un acte de militantisme à visage découvert, j'ai agi pour le bien commun. Je ne suis pas une délinquante, et les syndicalistes n'ont pas à être mélangés avec les délinquants et des criminelles", a déclaré cette ancienne institutrice et 
agricultrice de Grand'Combe-des-Bois (Doubs) devant le tribunal correctionnel. 

Les gendarmes l'avaient convoquée pour recueillir son ADN afin de l'inscrire dans le fichier national des empreintes génétiques après sa condamnation par la cour d'appel d'Amiens, en 2015, à des peines d'amende avec sursis pour "dégradation" et "refus de prélèvement ADN", suite au démontage de la salle de traite de la ferme dite "des 1.000 vaches", en Picardie. 

Selon la procureure de Montbéliard, Carine Greff, qui a requis 1.000 euros d'amende, "l'infraction est extrêmement simple, la loi est claire : toute personne condamnée sur ce type de faits doit se soumettre à ce prélèvement. Toute personne qui refuse de s'y soumettre commet un délit". "L'ADN, c'est quelque chose d'intime, j'en ai hérité de mes parents et je l'ai transmis à mes enfants", rétorque la militante reconnue par le jugement de la cour d'appel d'Amiens en tant que "lanceur d'alerte". Son avocate, Laëtitia Peyrard, a fustigé le "fichage automatique" des militants syndicaux. 

Mme Henry "a agi à visage découvert, elle a donné son identité aux gendarmes. Quel est l'intérêt pour l'enquête de prélever son ADN ? Aucun, on est dans le fichage automatique des militants", a-t-elle dit avant de demander la relaxe. À l'appel de la Confédération paysanne, près de 300 personnes s'étaient réunies devant le tribunal de Montbéliard pour soutenir Mme Henry, lors de l'audience la semaine dernière. 

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