Violée, battue, prostituée: Valérie Bacot jugée pour avoir tué son mari bourreau

Publié le 21/06/2021 - 11:56
Mis à jour le 21/06/2021 - 11:56

Les assises de Saône-et-Loire ont entamé lundi le procès de Valérie Bacot, souvent présentée comme la « nouvelle Jacqueline Sauvage », pour l’assassinat de son mari proxénète qui la violait depuis l’âge de 12 ans.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Écharpe ocre sur veste noire, l'accusée n'a pas fait de commentaire à son arrivée au palais de justice de Chalon-sur-Saône, visiblement très impressionnée par la foule de journalistes qui l'a entourée. Elle comparaît libre après avoir été placée sous contrôle judiciaire fin 2018.

Le 13 mars 2016, Valérie Bacot, 35 ans, tue Daniel Polette, 61 ans. Avec l'aide de deux de ses enfants, elle enterre le corps dans un bois mais est dénoncée puis arrêtée en octobre 2017. Elle avoue immédiatement, expliquant son geste par 25 ans de calvaire.

À 12 ans, elle est violée par Daniel Polette qui est alors l'amant de sa mère. Condamné et incarcéré en 1995, l'homme est pourtant autorisé, dès sa sortie de prison en 1997, à réintégrer le domicile familial. Et "tout recommence comme avant", raconte Valérie Bacot dans son livre "Tout le monde savait" (Fayard), publié le mois dernier.

Quand elle tombe enceinte à 17 ans, sa mère la chasse et Valérie Bacot ne voit son salut que dans une installation avec "Dany". Mais à la violence physique "quotidienne, usuelle", selon Mme Bacot, s'ajoute la prostitution que son mari lui impose à l'arrière de la 806 familiale, tout en lui donnant des "instructions" par l'intermédiaire d'une oreillette pour mieux satisfaire le client.

"J'ai souhaité fuir mille fois", assure Valérie Bacot. Mais elle craint de ne pouvoir échapper à son mari violent, qui la menace régulièrement avec un pistolet.

Le déclencheur sera la peur que sa fille Karline subisse le même sort quand, à 14 ans, elle avoue à sa mère que son père lui a demandé "comment elle était sexuellement".

Le 13 mars 2016, après une énième passe à l'arrière de la 806, elle s'empare du pistolet que son mari gardait dans le véhicule et lui tire une balle dans la nuque. La légitime défense ne pourra dès lors pas être invoquée: ce dernier était au volant, lui tournant le dos.

Mais les avocates de l'accusée feront valoir les "violences extrêmes subies pendant près de 25 ans et sa peur de les voir se perpétuer à l'encontre de sa propre fille". Cela a "conduit" Mme Bacot, "de manière inexorable, au passage à l'acte", plaident Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini qui avaient déjà défendu Jacqueline Sauvage, condamnée pour avoir tué son mari, puis graciée en 2016.

L'accusée doit témoigner lundi matin. Le procès est prévu jusqu'à vendredi.

(AFP)

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.37
légère pluie
le 24/08 à 08h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
86 %

Sondage