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Le niveau de vie en France baisse et l'intensité de la pauvreté augmente...

Image d'archives ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir
Etude Insee

Selon les derniers chiffres de l'Insee, le niveau de vie en 2012 en France métropolitaine est en baisse depuis 2011 de 1%. Le niveau médian de la population s'élève à 19.740 euros annuels (soit 1.645 euros par mois). Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.610 euros. Les 10 % les plus aisées disposent d’au moins 37.430 euros, soit 3,5 fois plus.

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Qu'est-ce que le niveau de vie ? 

C'est le revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation. Les unités de consommation (UC) sont calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée, qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie est donc le même pour toutes les personnes d’un même ménage. Le niveau de vie médian, qui partage la population en deux, est tel que la moitié des personnes disposent d’un niveau de vie inférieur et l’autre moitié d’un niveau de vie supérieur.

Le seuil de pauvreté, fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 987 euros mensuels. La pauvreté, mesurée par référence à ce seuil, diminue et revient à un niveau proche de celui de 2010 : elle concerne 8,5 millions de personnes (13,9 % de la population), après 8,7 millions en 2011 (14,3 %). Dans le même temps, l’intensité de la pauvreté augmente : le niveau de vie des personnes pauvres est relativement plus éloigné du seuil de pauvreté.

La pauvreté s’accroît parmi les familles monoparentales : leurs revenus d’activité baissent, dans un contexte où les prestations sociales sont peu revalorisées. A contrario, la situation relative des retraités s’améliore.

Les inégalités se réduisent légérement

Au regard des principaux indicateurs, les inégalités se réduisent légèrement en 2012 par rapport à 2011 pour revenir au niveau de 2010. Entre le premier décile, niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, et le neuvième décile, niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés, le rapport passe de 3,6 en 2011 à 3,5 en 2012 (après 3,5 en 2010). L'indice de Gini (indice mesurant le degré d’inégalité d’une distribution, ici, le niveau de vie pour une population donnée) baisse légèrement, passant de 0,306 en 2011 à 0,303 en 2012, retrouvant également son niveau de 2010.

Enfin, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes est stable à 4,6, son plus haut niveau enregistré depuis 1996. 

Le taux de pauvreté diminue, mais l’intensité de la pauvreté augmente

En 2012, 8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire qui s’élève à 987 euros par mois. Le taux de pauvreté monétaire s’élève à 13,9 % de la population, soit une baisse de 0,4 point par rapport à 2011. Ce recul du taux de pauvreté au seuil de 60 % du niveau de vie médian s’inscrit toutefois dans un contexte où ce niveau de vie médian recule lui-même de 1,0 % ; il n’ est pas le signe d’ une hausse du niveau de vie des catégories les moins favorisées.

De fait, la moitié des personnes pauvres vivent avec moins de 784 euros par mois, soit, en euros constants, un niveau qui n’avait pas été aussi bas depuis 2006. L'intensité de la pauvreté augmente donc nettement, passant de 19,1% en 2011 à 20,5% en 2012 : les personnes pauvres sont globalement plus éloignées du seuil de pauvreté. 

Méthodologie

Les statistiques présentées ici sont tirées des enquêtes Revenus fiscaux et sociaux rétropolées de 1996 à 2004 et des enquêtes Revenus fiscaux et sociaux de 2005 à 2012. En 2012, l’enquête s’appuie sur un échantillon représentatif de plus de 55.000 ménages de France métropolitaine, issu de l’enquête Emploi de l’Insee, sur leurs déclarations fiscales, ainsi que sur les prestations sociales qu’ils ont perçues. Le champ retenu est celui des personnes vivant en France métropolitaine et appartenant à des ménages ordinaires dont la personne de référence n’est pas étudiante et dont le revenu déclaré est positif ou nul. Il exclut donc, notamment, les personnes en institution ainsi que les personnes sans domicile.

(Sources : INSEE)

 

Alexane

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