75e anniversaire du Débarquement  : Emmanuel Macron lit la lettre du Bisontin Henri Fertet

Publié le 05/06/2019 - 16:48
Mis à jour le 05/06/2019 - 16:48

Vidéo • Il n’avait que 16 ans lorsqu’il a été fusillé pour faits de résistance. Lors de la cérémonie de ce mercredi 5 juin 2019 à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, Emmanuel Macron a lu la lettre poignante d’Henri Fertet à ses parents.

Emmanuel Macron lisant la lettre d’adieu d’Henri Fertet mercredi 5 juin lors des commémorations du Débarquement à Portsmouth, en Angleterre © capture France TV ©
Emmanuel Macron lisant la lettre d’adieu d’Henri Fertet mercredi 5 juin lors des commémorations du Débarquement à Portsmouth, en Angleterre © capture France TV ©

Le 6 juin 2019 marquera les 75 ans du débarquement des alliés sur les plages de Normandie, en pleine Seconde Guerre mondiale, une étape majeure dans la libération de l’Europe du joug nazi.

Pour donner le coup d’envoi des célébrations de ce 75e anniversaire du D-Day, Emmanuel Macron, la reine Elizabeth II ainsi que Donald Trump se sont donné rendez-vous mercredi à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, accompagnés de quelque 300 vétérans. Étaient aussi présents la cheffe du gouvernement britannique Theresa May et plusieurs autres dirigeants de pays alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les Premiers ministres canadien Justin Trudeau et australien Scott Morrison. La chancelière allemande Angela Merkel est également attendue. Le président américain Donald Trump conclura à cette occasion une visite d’État au Royaume-Uni entamée lundi.

Fils d'instituteur, élève de seconde à Besançon, Henri Fertet a été arrêté en 1943 chez ses parents puis exécuté dans la même ville le 26 septembre 1943, avec 15 de ses 23 co-inculpés.

Après 87 jours d'emprisonnement et de torture, il écrit à ses parents. "Je meurs pour ma patrie. Je veux une France libre et des Français heureux. Non pas une France orgueilleuse et première nation du monde, mais une France travailleuse, laborieuse et honnête. Que les Français soient heureux, voilà l'essentiel... Papa, je t'en supplie, prie. Songe que, si je meurs, c'est pour mon bien. Quelle mort sera plus honorable pour moi que celle-là? ? Adieu, la mort m'appelle, je ne veux ni bandeau ni être attaché." "C'est quand même dur de mourir. Mille baisers. Vive la France".


La lettre d'Henri Fertet fait écho à celle de Guy Môquet, jeune militant communiste, fusillé par les Allemands en 1941 à 17 ans, en représailles après l'assassinat d'un chef militaire allemand. Le président Nicolas Sarkozy avait demandé en 2007 qu'elle soit lue dans toutes les écoles. Après la lecture de la lettre, en français, le baryton britannique Sir Willard White a chanté « Le Chant des Partisans ».

L'hommage du chef de l'État s'inscrit dans la série de ceux qu'il a rendus à d'autres auteurs d'actes héroïques, comme le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, assassiné après s'être sacrifié pour une otage lors d'une attaque terroriste, ou les deux soldats tués en mai en libérant des otages français au Burkina Faso. Sans oublier le jeune migrant malien Mamoudou Gassama, reçu à l'Élysée puis naturalisé pour avoir sauvé un enfant en escaladant la façade d'un immeuble parisien.

Une  "déclaration internationale"

Pour commémorer cette journée historique, les 16 pays représentés à Portsmouth ont adopté une « Déclaration » pour « faire en sorte que les sacrifices du passé ne soient jamais vains et jamais oubliés ».

"Au cours des 75 dernières années, nos nations ont défendu la paix en Europe et dans le monde, la démocratie, la tolérance et l'État de droit", écrivent-ils. "Nous réitérons aujourd'hui notre engagement envers ces valeurs communes parce qu'elles soutiennent la stabilité et la prospérité de nos nations et de nos peuples. Nous travaillerons ensemble en tant qu'alliés et amis pour défendre ces libertés chaque fois qu'elles seront menacées."

Il s'agit de la première fois qu'un aussi grand nombre de dirigeants se réunissent au Royaume-Uni depuis les jeux Olympiques de 2012 à Londres. "Ces commémorations seront l'occasion d'honorer ceux qui ont fait des sacrifices extraordinaires pour garantir la liberté en Europe", déclare la reine Elizabeth II dans le programme officiel. "Ils ne doivent jamais être oubliés".

(Avec AFP)

Politique

Extinction de la 2G : le sénateur Jean-François Longeot alerte sur les risques pour les territoires

Le sénateur de Doubs, Jean-François Longeot a fait part, via un communiqué publié le 3 mars 2026, de son inquiétude concernant l'extinction programmée du réseau de 2G en France. Dans le cadre d’une commission sénatoriale, il suggère 13 recommandations pour tenter de mieux préparer la transition technologique.

Le savoir-faire laitier franc-comtois s’invite dans les restaurants de l’Assemblée nationale

Deux étudiants de l'École Nationale de l’Innovation, des Laboratoires, de l’Eau et de l’Alimentation de Besançon-Mamirolle (ENILEA) ont été reçu à l'Assemblée nationale, le 25 février dernier. Cette invitation fait suite à la mise à l'honneur par les restaurants de l'Assemblée nationale des produits laitiers fabriqués par les étudiants du campus de Besançon-Mamirolle. 

Municipale 2026 à Besançon : le Modem du Doubs appelle Anne Vignot à “clarifier publiquement ses intentions vis-à-vis de LFI”

Ce 2 mars 2026, le Modem du Doubs, à travers sa présidente Anne Falga, a souhaité réaffirmer dans un communiqué la position suivante : "aucune alliance avec les extrêmes". Il tacle notamment La France Insoumise tout en réaffirmant son soutien au candidat LR à l’élection municipale de Besançon, Ludovic Fagaut.

“Saturée”, “ils ne savent plus comment faire” : des propos de Ludovic Fagaut sur la Boutique Jeanne Antide contestés par son président

Lors d’une conférence de presse consacrée à la sécurité et la tranquillité publique vendredi 27 février 2026 à Besançon, le candidat Les Républicains aux élections municipales, Ludovic Fagaut, a évoqué la situation de la La Boutique Jeanne Antide, située rue Champrond avec des propos que le président de l'association juge inexactes.

Municipales : “Le Pont Commun”, un collectif qui interpelle les candidats du secteur pontissalien

Le Pont Commun est un nouveau collectif réunissant citoyens, associations et acteurs de la vie économique locale, préoccupés par les enjeux socio-environnementaux du secteur de Pontarlier et de sa communauté de communes. Il a récemment envoyé un questionnaire et une liste d’engagement aux listes électorales afin de connaître les intentions de chacun sur ces enjeux "qui structurent nos modes de vie". 

200 cyclistes mobilisés sur le pont de la République pour défendre la place du vélo en ville

Samedi 28 février 2026, environ 200 cyclistes ont répondu à l’appel des associations vélo Besançon, Alternatiba et Les Manivelles en prenant part à un rassemblement sur le pont de la République afin d’interpeller les Bisontins sur les enjeux autour de la mobilité et du vélo lors des prochaines élections municipales. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.56
couvert
le 06/03 à 03h00
Vent
1.1 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
92 %