Affaire Bœuf : Le Pays, Marie-Guite Dufay et Joseph Parrenin relaxés

Publié le 13/01/2010 - 16:39
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:36

Le tribunal correctionnel de Besançon a accordé une relaxe générale dans l’affaire de diffamation opposant Jean-Luc Bœuf au quotidien Le Pays, à la présidente de la Région et à son vice-président.

 ©
©
L’ancien directeur général des services de la Région de 2004 à 2008, qui réclamait 15 000 € de dommages et intérêts, avait poursuivi Jean-Dominique Pretet, directeur de la publication de L’Alsace-Le Pays pour diffamation publique et Marie-Guite Dufay et Joseph Parrenin pour complicité de diffamation publique. Le tribunal a relaxé les trois parties, débouté Jean-Louis Bœuf de ses prétentions tout en le condamnant à verser un euro de dommage et intérêt à la présidente du conseil régional et un euro au vice-président.
 
Le juge a estimé qu’il n’y avait pas d’éléments constitutifs de la diffamation car le journal avait fidèlement retranscrit les propos des uns et des autres avec toute la prudence nécessaire, utilisant au passage des formules interrogatives. Comme le directeur de la publication du Pays était poursuivi comme auteur principal de l’infraction - que le tribunal n’a pas retenue -, les deux politiques poursuivis pour complicité de diffamation n’ont pas pu, selon le tribunal, commettre d’infraction.
 
Pourtant, l’avocat du plaignant avait considéré lors du procès que « M. Boeuf avait subi une véritable campagne de dénigrement de la part de Mme Dufay » en affirmant en séance publique du conseil régional que l’ancien directeur avait engagé des frais de déplacement non justifiés dont le remboursement allait lui être réclamé.
 
Propos repris dans les colonnes du Pays en octobre 2008 lorsque l’opposition de droite avait demandé des comptes à Marie-Guite Dufay sur les « agissements » de Jean-Luc Bœuf, puis à nouveau en juin 2009 lorsque l’affaire a été remise sur le tapis par l’UMP qui évoquait des dépenses injustifiées de l’ordre de 2 M€. Un chiffre exagéré que la présidente PS avait d’ailleurs récusé.
 
Ce débat intervenait à la suite d’un rapport de la Chambre régionale des comptes qui avait mis en évidence une gestion quelque peu dispendieuse de la part du directeur général des services. Les arguments développés par son avocat selon lesquels son action n’avait pas donné lieu à des poursuites ou que ses frais avaient été validés dans les règles de l’art n’ont donc pas convaincu le tribunal. Pas plus d’ailleurs que l’évocation d’un éventuel préjudice moral subi dans sa carrière ultérieure ou par rapport à sa famille.

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.36
légère pluie
le 25/08 à 08h00
Vent
2.56 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
91 %

Sondage