Allégement et harmonisation des règles d'isolement en cas de schéma vaccinal complet

Publié le 02/01/2022 - 11:20
Mis à jour le 03/01/2022 - 09:21

Covid-19 •

Les règles d’isolement des personnes positives au Covid-19 sont allégées à partir de ce  lundi 3 janvier pour celles ayant un schéma vaccinal complet, qui devront s’isoler pendant sept jours quel que soit le variant, un isolement qui pourra être levé au bout de cinq jours en cas de test antigénique ou PCR négatif. Il n’y aura plus de quarantaine pour les personnes cas contact disposant d’un schéma vaccinal complet, qui devront cependant strictement respecter les gestes barrières et « faire des tests réguliers », a expliqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans une interview au journal du dimanche.

Les principaux points à retenir

  • Allégement des règles d’isolement pour les malades du Covid et les cas contact
  • Port du masque obligatoire pour les enfants dès 6 ans dans de nombreux lieux publics
  • Primaire, si « un enseignant est absent », les élèves ne pourront plus être répartis « dans les autres classes »
  • Augmentation de quatre à six du nombre d’enfants pouvant être accueillis simultanément par les assistantes maternelles
  • Trois jours minimum de télétravail par semaine pour les postes où cela est possible
  • Retour des jauges pour les spectacles culturels et sportifs : 2.000 en intérieur et 5.000 en extérieur. Concerts debout interdits
  • Restrictions de consommation dans les bars, cinémas, théâtres, équipements sportifs et transports collectifs

Face à la nouvelle vague du variant Omicron qui fait exploser le nombre de contaminations au Covid-19, de plus en plus de gouvernements dans le monde sont contraints d'alléger les règles d'isolement des malades et de leurs proches pour éviter la paralysie économique.

L'extrême contagiosité d'Omicron - et son impressionnant cortège d'arrêts de travail et de mises en quarantaine - pèse lourdement sur l'organisation de la société, même si l'accélération des contaminations ne s’accompagne pas, pour l'heure, d'une hausse des décès.

Isolement

Dès lundi, "les personnes positives dont le schéma vaccinal est complet devront s'isoler pendant sept jours", précise-t-il, mais "cet isolement pourra être levé au bout de cinq jours en cas de test antigénique ou PCR négatif" et à condition de ne plus avoir de signe clinique d'infection depuis 48 heures.

De leur côté, les personnes n'ayant pas de schéma vaccinal complet "devront s'isoler dix jours, avec une sortie possible au bout de sept jours selon les mêmes conditions".

"Cas Contact"

En ce qui concerne les cas contact, "si vous avez un schéma vaccinal complet, vous pourrez continuer vos activités à condition de faire des tests réguliers". Le premier, un test PCR ou antigénique, devra être effectué "le jour où vous apprenez que vous êtes cas contact. Ensuite, vous devrez pratiquer un autotest à J+2 et J+4. En apportant la preuve de votre premier dépistage à J0 en pharmacie, vous recevrez gratuitement tous les autotests nécessaires à votre suivi", détaille M. Véran.

Les personnes cas contact devront "appliquer de manière stricte les mesures barrières, notamment le port du masque en intérieur et en extérieur", et télétravailler "dans la mesure du possible", précise le ministère dans un communiqué.

En revanche, si vous êtes cas contact et que "vous n'êtes pas vacciné ou si vous n'avez pas fait votre rappel dans les temps, vous devrez vous isoler sept jours", explique le ministre, puis obtenir un test antigénique ou PCR négatif à l'issue de cette période pour pouvoir sortir d'isolement.

Jusqu'ici, les personnes positives devaient rester à l'isolement pendant 10 jours quel que soit le variant, et les cas contacts d'une personne ayant contracté le variant Omicron devaient s'isoler au minimum 7 jours. La durée d'isolement pouvait en outre atteindre 17 jours, quel que soit le variant, lorsque l'on partageait le domicile d'une personne positive.

Ce changement de règles répond à la nécessité de "tenir compte de l'évolution extrêmement rapide de la diffusion du variant Omicron en France" et doit permettre d'"avoir une balance bénéfice-risque visant à assurer la maitrise des contaminations tout en maintenant la vie socio-économique", explique le ministère.

De plus, "les premières données virologiques disponibles" montrent "une durée d'incubation du variant Omicron plus rapide que pour les précédents variants, allant en faveur d'une réduction possible de la durée d'isolement".

Ces nouvelles règles s'appuient sur l'avis rendu vendredi par le Haut conseil de la santé publique (HCSP).

"Cas contact" dans les écoles

Le ministère précise que pour les enfants de moins de 12 ans cas contact dans le milieu scolaire, le protocole de l'éducation nationale s'applique: cela signifie la réalisation d'un test antigénique pour PCR "pour tous les élèves de la classe dès l'apparition d'un cas au sein de la classe, et le retour en classe sur présentation du résultat négatif". Des autotests devront être réalisés à J+2 et J+4.

Le masque obligatoire dès 6 ans dans de nombreux lieux publics

À partir de ce lundi 3 janvier 2022, le port du masque est obligatoire dès 6 ans à partir dans plusieurs lieux publics en France, notamment dans les transports intérieurs, dans les lieux recevant du public et pour les déplacements dans les restaurants, selon un décret paru samedi 1er janvier 2022 au Journal officiel.

Cette obligation, qui concernait jusqu'à présent les enfants à partir de 11 ans, va s'appliquer dans les transports collectifs, bateaux, avions et véhicules (dont les taxis et VTC), ainsi que dans les gares, stations de transports publics et aérogares, précise le décret.

L'accès à ces espaces et moyens de transports "est refusé à toute personne qui ne respecte pas cette obligation", note le texte, la formulation étant inchangée par rapport à la version précédente de ce décret.

Interdiction de boire et manger dans les transports

À partir de lundi et "jusqu'au 23 janvier 2022 inclus, la vente et le service pour consommation à bord d'aliments et de boissons sont interdits lors des trajets au sein du territoire métropolitain" ou des collectivités d'outre-mer, indique aussi le décret, confirmant une annonce du Premier ministre Jean Castex lundi.

Le décret ne donne pas de détails supplémentaires, à part le fait que les restaurants des bateaux ne sont pas concernés. "Sur les trajets longues distances, cette mesure sera appliquée avec discernement, notamment pour les jeunes enfants et pour permettre de se désaltérer", avait précisé mardi un porte-parole du ministère des Transports à l'AFP.

"Boire assis"

Les restaurants et débits de boisson ne pourront accueillir du public, à partir de lundi et jusqu'au 23 janvier inclus, "que si les personnes accueillies ont une place assise", indique aussi le décret, confirmant une annonce de Jean Castex. Les enfants devront là aussi porter un masque à partir de 6 ans, et non plus de 11 ans, pour s'y déplacer.

Santé

Octobre Rose : apaisez votre mental et apprivoisez votre stress avec Anne Sallé !

Face aux épreuves, aux charges mentales et aux incertitudes, notre système nerveux est mis à rude épreuve. Pour la troisième étape de notre parcours bien-être d'Octobre Rose, notre coach Anne Sallé livre des clés pour désamorcer le stress et retrouver une paix intérieure.

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.82C°
pluie modérée
le 25/10 à 16h00
Vent
5.29 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
92 %

Sondage