Anne Vignot : "Il n’y a jamais eu d’ordre, il n’y a pas de retrait de la police municipale à Planoise"

Publié le 23/12/2022 - 12:36
Mis à jour le 23/12/2022 - 12:44

Pour faire suite au relais de deux communiqués publiés sur maCommune.info les 21 et 22 décembre 2022, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu à clarifier les choses une bonne fois pour toutes au sujet d’une absence des agents de police municipaux dans le quartier Planoise.

D’emblée, Anne Vignot affirme : "il n’y a jamais eu d’ordre qui demandait aux agents de la police municipale de ne plus intervenir à Planoise, on intervient toujours comme dans tous les quartiers !" C’est dit.

La maire explique : "Nous avons des policiers qui, en fonction des évènements, décident de proposer à leur personnel d’intervenir de manière plus forte à tel ou tel endroit et il est bien évident que je ne fais pas une réunion tous les matins avec la police pour dire « vous allez là ou là », ce sont eux qui organisent leurs interventions dans les quartiers. Étant donné les urgences dans lesquelles ils étaient jusqu’à présent, ils avaient eu l’habitude de se retirer à un moment précis lors d’une tension particulière. La demande que j’ai faite au début de mon mandat, c’est un travail beaucoup plus coordonné avec la police nationale, je veux que toutes les décisions que nous prenons, Ville de Besançon, soient partagées avec la police nationale, pour travailler ensemble, optimiser les moyens humains et matériels que nous avons. C'est le cas ici."

"Jamais il n’y a eu de retrait ! Je ne le demanderai jamais"

Dans le mail reçu par les agents, qu’Anne Vignot ne connaissait pas avant qu’il soit rendu public, "il est noté qu’au regard des tensions qu’il y a en ce moment, sur les points de deal qui sont travaillés par la police nationale, ils se mettent en retrait de ces points-là, mais pas du quartier entier !", souligne Madame la maire. "On ne va pas résumer Planoise à trois points de deal ce serait incroyable de faire cet amalgame. J’ai confiance en la direction de la police municipale et je lui demande d’être dans une relation beaucoup plus fine avec la police nationale. Jamais il n’y a eu de retrait ! Je ne le demanderai jamais et je ne le demanderai à personne, pas même aux autres agents de la ville qui oeuvrent au sein du quartier Planoise dans d’autres services." 

La question d’armer la police municipale

Pour Anne Vignot, "Sur la criminalité, nous avons toujours eu le même discours et quoiqu’ils en disent, les agents municipaux qui s’expriment savent qu’en étant policiers à la Ville de Besançon, ils connaissent la position des équipes d’élus municipaux, et pas seulement l’équipe actuelle, les précédentes aussi, ça a toujours été qu’ils ne souhaitent pas armer les agents de la police municipale. Ils connaissent les conditions de travail. Évidemment, ça nécessite qu’un travail soit fait avec la police nationale."

"Nous ne sommes pas dans un recul puisque nous sommes dans la reconquête de Planoise"

"Nous devons être aux côtés de Planoise", souligne la maire, "et j’y vais régulièrement, j’y étais avant-hier et hier, car j’ai besoin d’être sur le terrain. On accompagne le quartier dans ses difficultés, mais aussi dans ses vitalités, sa vie sociale, sa vie culturelle, etc."

Depuis son élection, la maire et son équipe ont pour objectif de transformer Planoise à travers plusieurs projets dont l’un deux est actuellement en cours avec une architecte de renommée nationale, Brigitte Metra. "Si nous étions dans un recul de l’action de la police municipale, nous ne mettrions pas autant de moyens dans la rénovation, la restauration de Planoise, c’est hallucinant de croire que nous sommes dans un recul puisque nous sommes dans la reconquête.", souligne Anne Vignot.

Par ailleurs, elle réitère sa position sur l’ouverture d’un commissariat à Planoise : "J’accompagnerai le ministre de l’Intérieur s’il en est d’accord pour trouver le moyen d’installer un commissariat à Planoise et je souhaite accélérer le processus de cette installation, je ne peux le faire à place du ministre, mais je suis aux côtés de la police nationale et du préfet". 

"La racine du mal, c’est la consommation de drogues"

La maire nous informe d’un travail en cours "depuis des mois" sur une façon "plus efficace" pour répondre à la question de la consommation de stupéfiants. "Je le rappelle parce que ça ne se dit pas assez dans les médias : la racine du mal, c’est la consommation, et il n’y a pas de petit shit ou de petite drogue, toute cette consommation engendre des dizaines et des dizaines d’euros qui alimentent ce trafic et qui font que des jeunes gens sont prêts à mourir pour gagner de l’argent facile, même si au quotidien, ils sont confrontés à une violence extrême."

Politique

Loi d’urgence agricole : deux rassemblements prévus samedi dans le Doubs avant le vote définitif

À quelques jours du vote définitif au parlement de la loi dite d'urgence agricole, prévu le 21 juillet 2026, deux rassemblements sont annoncés samedi 19 juillet dans le Doubs à l'appel de plusieurs associations. Baptisées ”À notre santé”, ces mobilisations se tiendront à 10 heures à la Gare d'eau de Besançon et à la Fontaine des Frenelots, entre Morteau et Les Fins.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Après trois mandat, Alain Joyandet fait ses adieux au Sénat

Le sénateur Alain Joyandet, a pris part le 8 juillet dernier à son ultime séance au Sénat durant laquelle il a pu poser une dernière question au Gouvernement en tant que sénateur de la Haute-Saône. L’homme politique avait annoncé en avril 2026 ne pas vouloir briguer un 4e mandat pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre 2026.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.82
ciel dégagé
le 20/07 à 05h00
Vent
2.32 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
80 %

Sondage