Assises : elle poignarde son petit-fils par vengeance

Publié le 26/09/2011 - 14:25
Mis à jour le 26/09/2011 - 14:25

Une grand-mère bulgare de 72 ans comparait depuis ce lundi matin devant les Assises du Doubs à Besançon pour avoir programmé et tenté de tuer son petit-fils de 13 ans en août 2009 dans le petit village des Fourgs dans le Haut-Doubs. La septuagénaire qui aurait travaillé pour les services secret bulgare par le passé reconnaît les faits et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict mardi soir.

photo_macommune_1317040243_0.jpg
©
PUBLICITÉ

Kina Petrova Nikova, âgée de 72 ans, comparaît pour « tentative d’assassinat ». Ce lundi 26 septembre 2011, elle reconnaît à la barre avoir programmé et tenté de tuer son petit-fils pour faire souffrir sa belle-fille, avec qui elle ne s’entendait pas. Depuis deux ans au sein de la cellule familiale, son fils et sa bru avaient décidé de lui demander de partir et lui avaient réservé un billet d’avion. Depuis son arrivée en France au printemps 2007, les relations entre les deux femmes qui logeaient sous le même toit s’étaient fortement dégradées.

Pour se venger, le 24 août 2009 dans la maison familiale des Fourg, la vieille dame avait poignardé plusieurs fois son petit-fils dans le dos, après l’avoir entrainé dans le grenier. Le garçon avait toutefois réussi à s’enfuir pour donner l’alerte en appelant les gendarmes de Pontarlier.

 « J’ai décidé qu’on allait partir tous les deux avec le garçon, pour que ma belle-fille souffre comme j’ai souffert. Elle me disait souvent : ‘il faut que tu comprennes que tu n’as plus de fils, c’est mon mari, plus ton fils’, a expliqué la vieille dame à la longue chevelure grise.  Après son geste, l’accusée avait tenté de se suicider en se jetant sous un véhicule, pour « partir » elle aussi.

La famille a un passé rocambolesque, selon la défense. Kina Petrova Nikova aurait travaillé pour les services secrets bulgares avant de s’installer en France, a affirmé son avocate. Et le compagnon de la vieille dame a été condamné pour avoir participé au vol du cercueil de Charlie Chaplin, en mars  1978, en vue d’obtenir une rançon.

 Avec AFP 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS • Les investigations concernant l'assassinat fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, dont le corps n'a jamais été retrouvé, sont terminées et la France demande l'extradition du suspect chilien Nicolas Zepeda Contreras, a indiqué jeudi 10 octobre 2019 le procureur de Besançon Etienne Manteaux, qui dévoile les détails de l'enquête (voir vidéos ci-dessous).

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

Après le jugement du tribunal administratif de Besançon d'annulation de dérogation "espèces protégées" de la carrière de Semondans, la préfecture du Doubs met en demeure la SAS Maillard de régulariser sa situation administrative en cessant l'activité irrégulière ou déposant un dossier de demande d'autorisation environnementale. En attendant, le fonctionnement de la carrière est suspendu.

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Le parquet de Besançon a finalisé une demande d'extradition du Chilien Nicolas Zepeda Contreras, principal suspect dans la disparition fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, qui sera transmise aux autorités chiliennes dans les prochains jours, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Un aide-soignant, écroué en juin pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur quatre personnes dans un Ehpad de Haute-Saône, est suspecté d'avoir commis des faits similaires sur neuf autres victimes dans plusieurs établissements de la région, a indiqué ce jeudi 3 octobre 2019 le parquet.

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon a annulé vendredi le prénom "Jihad" donné il y a presque un an par une mère à son nouveau-né, et que la justice considère comme ayant une "acception péjorative", a-t-on appris vendredi 27 septembre 2019 auprès du parquet.

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 18 septembre 2019 le pourvoi formé par le parquet général contre le maintien en liberté du Dr Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de dizaines d'empoisonnements, qui reste donc libre, a-t-on appris de source proche du dossier et auprès de son avocat.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 14.47
ciel dégagé
le 16/10 à 9h00
Vent
2.711 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
74 %

Sondage