Automobile : la bonne santé du marché profite à Renault et PSA

Publié le 03/01/2019 - 16:04
Mis à jour le 03/01/2019 - 16:04

Le marché automobile français a connu une belle année 2018, tiré par les 4X4 de loisir, avec des constructeurs nationaux en forme, alors que les ventes de voitures électriques sont restées décevantes malgré la chute du diesel. Ce qu'il faut retenir de l'année écoulée.

pegeot sochaux
Contrôle d'aspect par une opératrice sur ligne de finition Production 3008 - PSA Peugeot Sochaux © Communication Sochaux
PUBLICITÉ

Avec 2,173 millions de voitures immatriculées en France, 2018 « est une très bonne année ». « On n’est pas loin des niveaux record et très au-dessus du rythme moyen de ces 20 dernières années qui est autour de 2,040 millions », note auprès de l’AFP Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem de l’automobile.

Soulignant que la fin d’année a été marquée par une inflexion de tendance, il prévoit une baisse de 3 % en 2019, sur fond de ralentissement économique.

Le marché du véhicule d’occasion a déjà légèrement baissé l’an dernier (-0,8 %). Il pèse plus de deux fois et demi celui du neuf, avec 5,6 millions de voitures ayant changé de main.

Les constructeurs français en forme

Les groupes Renault (avec Dacia, Alpine) et PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) ont renforcé leur domination du marché national. Au total, ils représentent plus de 57,4 % des livraisons, contre 54,5 % en 2017. Le succès de Dacia, tiré par la citadine Sandero et le 4X4 Duster, et l’intégration de la marque allemande Opel au sein de PSA ont permis aux groupes français de retrouver un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2005.

En 2018, le losange reste la première marque automobile en France avec 18,7 % des immatriculations, devant Peugeot (17,9 %) et Citroën (9,8 %). Pour la première fois, Dacia (6,5 %), spécialiste des voitures économiques, double Volkswagen, à quelques unités près, pour se hisser au quatrième rang.

Le classement par modèle est toujours dominé par la citadine Renault Clio (5,7 % du marché), devant sa concurrente Peugeot 208 (4,7 %). Les produits des groupes français occupent les 12 premières places, devant la Polo de Volkswagen, première étrangère, en 13e position.  « Les groupes français ont bien profité de la bonne santé de leur marché domestique. Cela illustre le bon positionnement de leur gamme. Leurs produits plaisent », estime M. Neuvy.

La chute du diesel s’accélère

La chute des motorisations diesel, tombées en disgrâce, notamment depuis le scandale des moteurs truqués de Volkswagen révélé en 2015, s’est accélérée l’année dernière. Leur part a atteint 39 % des ventes, et même 36 % de septembre à décembre, après 47 % en 2017. Le diesel est victime d’un rééquilibrage de sa fiscalité par rapport à l’essence, qui l’a rendu plus cher à la pompe, et de la mauvaise image d’une technologie mise en cause pour ses émissions nocives d’oxydes d’azote et de particules.

En 2013, les voitures au gazole représentaient encore plus des deux tiers du marché, après avoir atteint un record à 78 % en 2008, selon AAA Data, fournisseur de données automobiles.

Les hybrides et électriques restent marginales

Avec 31.059 voitures immatriculées l’an dernier, soit 1,4 % du marché, les motorisations électriques restent marginales même si elles continuent d’augmenter, d’après les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Les voitures hybrides combinant motorisation essence et électrique font mieux et atteignent 4,9 % des livraisons. Cependant, la chute du diesel a surtout profité aux véhicules essence qui progressent de 7 points à 54,7 % du marché.

Boom des SUV, hausse des émissions de CO2

Les 4×4 de loisir ou SUV sont toujours plus plébiscités. Leur part a atteint un nouveau record, à 36 %, en 2018, en progression de 4 points, au détriment des berlines classiques et monospaces. Troisième véhicule le plus vendu en France, le Peugeot 3008 fait un carton. En ajoutant le Renault Captur, le Peugeot 2008 et le Dacia Duster, quatre des 10 meilleures ventes en France étaient des SUV l’an dernier. « C’est très positif pour les constructeurs car ce sont des voitures plus chères, avec de meilleures marges, mais elles sont aussi plus polluantes » et émettent notamment plus de CO2, un des principaux gaz à effet de serre, souligne M. Neuvy.

La hausse des SUV, combinée à celle des motorisations essence qui consomment davantage, provoque une hausse des émissions de CO2 dans l’automobile, un casse-tête pour les constructeurs confrontés à un durcissement des normes européennes.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Prime Macron : les salariés francs-comtois parmi les moins gâtés en France

L’Urssaf Franche-Comté dresse un premier bilan de la prime exceptionnelle versée par les entreprises en décembre 2018 et janvier 2019. 15,3 millions d’euros ont été versés à près de 32 000 salariés en Franche-Comté (soit 11,1 % des salariés et 53% des salariés des établissements versant la prime). Voici le détail...

GE Belfort : « Etudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi » (Le Maire)

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé ce vendredi 22 mars 2019 qu'il allait "étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l'emploi" à Belfort, alors que les syndicats de l'usine General Electric (GE) s'inquiètent de l'annonce prochaine d'un vaste plan de suppressions de postes.

PSA « ne peut pas laisser tomber » le site d’Hérimoncourt, estime Le Maire

Le groupe automobile PSA "ne peut pas laisser tomber" son usine historique à Hérimoncourt (Doubs), menacée par un transfert d'activités vers Vesoul, et doit "trouver une nouvelle activité" pour les salariés du site, a estimé ce vendredi 22 mars 2019 le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Le prix de l’eau va-t-il augmenter dans ma commune et pourquoi ?

Thème : l'eau #2 • Du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2017, le prix de l'eau et de l'assainissement vont fluctuer dans le Grand Besançon selon les communes. Une harmonisation  pour arriver progressivement en 2028 et pour tous les habitants de l'agglomération à un prix  de 3,30 € TTC (hors inflation). Quel est le prix de l'eau dans les 73 communes du Grand Besançon. Va-t-il augmenter dans votre commune ? Pourquoi ?  Réponses.

Marie-Guite Dufay souhaite implanter la production de « batteries électriques » dans la région

Marie Guite Dufay, la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, souhaite avec 50 signataires (élus, industriels, chercheurs et constructeur) accueillir la première usine de batterie "made in France". Pour cela, la présidente a exposé ses arguments ce 18 mars 2019 dans une lettre destinée au chef de l'État.

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 14.88
ciel dégagé
le 24/03 à 9h00
Vent
1.96 m/s
Pression
1025.85 hPa
Humidité
87 %

Sondage