Blog du Bison peint : “On ne peut pas laisser passer cette affaire”

Publié le 10/01/2014 - 15:32
Mis à jour le 11/01/2014 - 12:09

Jacques Grosperrin, Philippe Gonon et Odile Faivre Petitjean, les membres de la liste d’union de la droite et du centre pour les municipales à Besançon veulent faire toute la lumière sur l’affaire du Bison peint, un blog parodique officiellement ouvert par l’épouse d’un collaborateur du maire PS sortant, Jean-Louis Fousseret. Portera plainte ou pas ? Devant quelle juridiction et pour quels motifs ? Le dossier est désormais entre les mains de Me Philippe Blanchetier, ancien avocat de Nicolas Sarkozy, en charge des questions électorales à l’UMP.   

 ©
©

“Une méthode abjecte qui nuit à la démocratie” pour l’UMP Jacques Grosperrin, “Dénigrement, diffamation, manoeuvre” pour l’UDI Philippe Gonon, une affaire “immorale” pour la Modem Odile Faivre-Petitjean. Les mots sont lâchés suite à l’affaire du blog du Bison peint.

Les trois têtes de la liste d’union de la droite pour les municipales à Besançon ont convié la presse à une conférence ce vendredi 10 janvier 2014 en fin de matinée pour réclamer “toute la lumière” sur ce dossier. Avant même que l’affaire explose, les colistiers avaient déjà fait constater par huissier les billets publiés même s’ils admettent que les affiches publiées les ont fait sourire. 

“Ce n’est pas qu’un blog potache comme on a pu l’entendre ci et là” s’indigne Jacques Grosperrin. “Nous nous sommes sentis salis. Cette affaire pose de nombreuses questions. Y a-t-il un commanditaire ou un système organisé dans le but de dénigrer notre campagne ? Qui a payé l’achat des mots clés? Je suis pour la liberté d’expression. Nous sommes des personnalités publiques et savons que nous pouvons être la cible de parodies. Le fond du problème est de savoir s’il y a quelque chose de plus haut…”

En coulisse, nombreux estiment que la création de ce blog parodique ne peut être que la seule oeuvre de la femme d’un collaborateur. L’affaire repose donc sur deux problématiques : les propos tenus sur le blog sont-il oui non diffamant, mais un quidam a-t-il le droit d’acheter des noms sur Google ou un moteur de recherche pour les faire pointer sur un site internet ? 

Quelles suites juridiques à l’affaire du “Bison peint” ? 

Une plainte au pénal pour diffamation ? Un référé devant le tribunal administratif ? Et devant quelle juridiction ? Jacques Grosperrin déclare ne pas être juriste et s’en remet à l’avocat parisien Me Philippe Blanchetier, en charge des questions électorales à l’UMP. Ce dernier déclare être en train d’étudier le dossier en admettant que la limite entre la diffamation et la liberté d’expression est parfois ténue.

Concernant l’achat de mots-clés sur un moteur de recherche, l’avocat explique en revanche que le nom patronymique est “protégé” par la loi. En outre “on n’a pas le droit d’acheter des mots clés, six mois avant une élection”. Le dossier est désormais entre les mains de Me Blanchetier qui rendra ses conclusions la semaine prochaine. 

Une charte de bonne conduite et de déontologie ? 

Dans cette affaire les deux camps s’accordent à vouloir passer la vitesse supérieure sur le plan des idées. “Nous souhaitons la mise en place d’une charte de bonne conduite et de déontologie” indiquent les trois colistiers. Sur le plan des idées, le programme commun à l’UMP, l’UDI et le Modem sera dévoilé à la fin du mois avec déjà quelques propositions sur la sécurité très prochainement. “Nous voulons passer à un niveau supérieur et débattre sur les idées, sur le fond…” indique Odile Faivre-Petitjean. C’est tout le mal que l’on souhaite enfin à cette campagne ! 

Politique

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.7C°
légère pluie
le 30/09 à 23h00
Vent
2.13 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
79 %

Sondage