Canton de Genève : les frontaliers victimes d'une campagne haineuse

Publié le 27/04/2012 - 16:30
Mis à jour le 29/04/2012 - 08:10

Les quelque 90 000 frontaliers travaillant à Genève, français en grande majorité, sont les cibles d’une campagne haineuse, via des tracts anonymes appelant à l’élimination de « cette racaille frontalière ». Comme le FN en France, l’extrême-droite suisse préconise la préférence, non pas nationale, mais cantonale.

Un tract a été retrouvé dans un local syndical des HUG (hôpitaux universitaires de Genève), où travaillent de nombreux frontaliers il y a 15 jours, et une plainte pénale contre X doit être déposée, a indiqué mercredi la direction des HUG.

Selon le secrétaire syndical du SIT (syndicat interprofessionnel des travailleurs), Julien Dubouchet Corthay, le tract a sans doute été déposé par quelqu'un qui l'avait reçu.

"Nous défendons tous les travailleurs, quelle que soit leur origine", a-t-il encore déclaré. Il a précisé que les HUG sont obligés de recruter des frontaliers car les écoles professionnelles du canton n'arrivent pas à former suffisamment d'infirmières pour répondre aux besoins.

Les statistiques 2011 de leur personnel montrent que les Suisses occupent 48% des 10.172 emplois, contre 34% pour les Français, et 12% pour les autres nationalités.

Le personnel soignant est majoritairement français (56%). Du côté des médecins, 66% sont suisses et 11% français. 72% des cadres supérieurs sont suisses.

La polémique sur les frontaliers aux HUG a été déclenchée en février dernier par des propos tenus par le directeur général de l'établissement, en faveur de la préférence cantonale, soit les personnes habitant dans le canton de Genève.

Selon M. Bernard Gruson, il faut désormais éviter de nommer des frontaliers à des postes de responsables d'unités de soins, alors qu'aujourd'hui 110 des 165 responsables d'unités sont frontaliers.

"J'ai décidé de privilégier un retour à l'équilibre", et ce sera "la priorité" pour "tout engagement", a-t-il déclaré.

450.000 personnes vivent dans le canton de Genève, et quelque 95.000 personnes franchissent la frontière chaque jour depuis la France pour venir y travailler.

Le canton de Genève a le taux de chômage le plus élevé de toute la Suisse, avec un taux de 5,3% en mars, soit presque le double de la moyenne nationale suisse qui est de 3,2%. Les frontaliers sont ainsi souvent accusés d'occuper des emplois auxquels pourraient prétendre des habitants du canton qui sont au chômage.

Le parti politique local MCG (Mouvement citoyens genevois), s'est fait une spécialité dans la stigmatisation régulière des frontaliers, évoquant aussi des bandes de voyous venus de France détrousser et cambrioler les Genevois.

Le parti socialiste genevois a publié dans un communiqué un fac-similé du tract anonyme très virulent contre les frontaliers, qui commence avec les mots "ils sont partout, dans toute nos administrations, l'hôtellerie, la restauration, les grandes surfaces, les agences d'interim, au HUG en un nombre qui dépasse largement le quota tolérable avec leur arrogance, leur pollution, leur mépris, leur insolence et leur privilège".

Les auteurs du tract ajoutent même que "la guerre totale est déclarée, le peuple genevois n'en veut plus", allant jusqu'à ajouter qu'il faut "brûler leurs maisons, leurs voitures, frontalier/es, dégagez de gré ou de force, stop à la frontalisation extrême, il est temps d'éliminer cette racaille frontalière".

Le parti socialiste genevois a demandé la mise en place d'une grande structure regroupant les cantons frontaliers francophones de Genève et de Vaud ainsi que les départements français limitrophes. Cette structure serait compétente en "matière de logement, d'emploi et d'aménagement du territoire".

(source: AFP)

 

Politique

Une ancienne référente En Marche du Doubs apporte son soutien à Anne Vignot

Ancienne référente En Marche dans le Doubs, ancienne collaboratrice au commerce sous Jean-Louis Fousseret et ancienne collaboratrice de la députée Fanette Charvier, Margot Brisson a fait le choix de soutenir la liste d’union de la gauche "Besançon vivante, juste et humaine". Elle explique sa démarche dans un communiqué envoyé ce vendredi 20 mars 2026 à notre rédaction.

Municipales 2026 : il est encore possible d’effectuer une procuration pour le second tour

Alors que la campagne électorale bat son plein à Besançon, à moins de deux jours du scrutin, il est encore possible de faire une procuration pour le second tour des élections municipales dimanche 22 mars 2026. Les personnes qui ne peuvent se rendre au bureau de vote peuvent ainsi confier leur vote à une personne de confiance. On vous explique comment avec l’aide du site du ministère de l’Intérieur.

Les Écologistes dénoncent des attaques sexistes et réaffirment leur soutien à Anne Vignot

Dans un communiqué, les Écologistes de Franche-Comté ont réaffirmé leur soutien "sans faille" à Anne Vignot dont ils estiment que la campagne "a été émaillée d’attaques sexistes intolérables". Dans le camp adverse, la liste "Besançon avance" a pour sa part accusé les soutiens de la maire sortante de mener une "campagne de calomnies et d’intimidation". 

Municipales 2026 : La liste “Besançon Avance” annonce des dépôts de plainte pour “intimidation”

Dans un communiqué du 19 mars 2026, la liste d’union de diverses droites "Besançon Avance" portée par Ludovic Fagaut, dénonce "une campagne de calomnies et d’intimidation" des soutiens d’Anne vignot. Dans le même temps, les Écologistes de Franche-Comté ont dénoncé des attaques sexistes visant la maire sortante et la "misogynie de la droite bisontine"dans un autre communiqué. À Besançon, le climat politique est toujours très tendu à la veille du deuxième tour des élections municipales.

Municipales 2026 – Suivez les résultats du deuxième tour dimanche 22 mars sur maCommune.info !

Après le premier tour de l'élection municipale le 15 mars dernier, la rédaction de maCommune.info passe une nouvelle fois en mode soirée électorale ! Ce dimanche 22 mars, à partir de 19h55, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre en direct les résultats du deuxième tour. Tout au long de la soirée, nos journalistes Alexane Alfaro, Hélène Loget et Élodie Retrouvey seront mobilisées sur le terrain. Réactions des candidats, premières analyses et ambiance de la soirée : restez connectés pour suivre, minute par minute, ce premier tour des élections à Besançon avec la rédaction de maCommune.info.

Élection municipale à Besançon : un couac dans la signalétique d’un bureau de vote à Montrapon ?

+ Précisions de la Ville de Besançon • Suite au signalement d'un assesseur sur un défaut de signalétique repéré lors du premier tour de l’élection municipale de Besançon le 15 mars 2026, ce dernier demande  qu'un dispositif fléché soit mis en place afin que les électeurs ne soient pas découragés à voter. De son côté, la Ville précise que les habitantsont été prévenus par courrier et que les dernières élections de 2024 se sont déjà déroulées à l’école maternelle Kergomard...

Municipales 2026 : l’intersyndicale du spectacle vivant appelle à faire barrage à l’extrême-droite et à la droite radicalisée

À l’approche du second tour des élections municipales, l’intersyndicale du spectacle vivant public lance un appel à la mobilisation citoyenne pour défendre le service public de la culture face à la progression de l’extrême droite et des droites radicalisées.

“Ne nous trompons pas de futur” : l’appel de 100 jeunes Bisontin(e)s à voter pour Anne Vignot

TRIBUNE • À quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir de Besançon le 22 mars, plus de 100 jeunes Bisontines et Bisontins expriment leur vision, leurs inquiétudes et leurs espoirs dans une tribune. Dans un contexte marqué par les crises écologiques, sociales et politiques, ce texte se veut à la fois un appel à la mobilisation et une déclaration d’attachement à un modèle de ville "plus juste, plus durable et plus solidaire", et porte le regard d’une génération qui refuse le repli et revendique un futur à la hauteur "des défis du siècle".

Municipales 2026 dans le Doubs : des “délégations spéciales” pour les communes sans conseil municipal

À la suite du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, cinq communes du Doubs se retrouvent sans conseil municipal : Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée, Rochejean et Saules. Cette situation fait suite à l’absence de candidatures lors du scrutin.

Municipales 2026 : les syndicats mettent en garde contre la montée de l’extrême-droite

Dans le cadre des élections municipales, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA du Doubs ont interpellé les candidat(e)s des 25 villes les plus peuplées du département, durant cet entre-deux tours, via une tribune leur demandant de "s’engager clairement à ne conclure aucune alliance, entente ou compromission avec des forces politiques portant des idées d’extrême-droite". Désireux d’alerter l’opinion publique sur ces enjeux "démocratiques et sociaux" ils ont tenu une conférence de presse ce mercredi 18 mars à la maison des syndicats de Besançon.

À Andelnans, des élus écologistes demandent l’annulation du salon “Univers du chiot”

Le salon "Univers du chiot ", prévu les 21 et 22 mars au parc expo l’AtraXion d’Andelnans, près de Belfort, suscite une vive opposition. Dans un communiqué, des représentants locaux du groupe Les Écologistes Nord Franche-Comté appellent à son annulation, dénonçant les conséquences de ce type d’événement sur le bien-être animal.

Élections municipales à Besançon : Renaissance appelle à un vote “en responsabilité”

Écartée du second tour des élections municipales, la liste du bloc central menée par Éric Delabrousse n’a pas obtenu un score suffisant pour se maintenir ou peser sur l’issue du scrutin. Dans un communiqué du 18 mars, Agnès Martin, cheffe de file de Renaissance Besançon, appelle à la responsabilité individuelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.95
légère pluie
le 22/03 à 12h00
Vent
3.54 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
75 %