Chasseurs, il est interdit de traquer les animaux en 4x4 !

Publié le 24/11/2020 - 08:15
Mis à jour le 23/11/2020 - 17:34

Lors d’une opération de contrôle de la chasse dimanche 22 novembre 2020 après-midi, la gendarmerie de Franche-Comté a surpris des chasseurs poursuivant un sanglier à bord d’un véhicule de type 4×4 sur le secteur de Levier…

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Dimanche 22 novembre 2020 a été mis en place, une opération de grande ampleur relative au contrôle de la chasse. Elle a été réalisée par la gendarmerie en lien avec la Fédération Départementale des Chasseurs du Doubs sur le secteur de Levier pour s’assurer du respect de la réglementation en vigueur notamment liée aux registres des battues, aux permis de chasse et aux armes, mais également et surtout au respect de l’arrêté n° 25-2020-11-09-003 du 9 novembre 2020 pris par le Préfet du Doubs d’encadrement des dérogations au confinement en matière de régulation de la faune sauvage.

Des véhicules 4x4 pour traquer les sangliers signalés

Tout démarre d’un signalement recueilli, dans le cadre du dispositif DATER* mis en place par la gendarmerie et la fédération départementale de chasse du Doubs en collaboration avec d’autres acteurs du monde rural, qui fait état de l’utilisation de véhicules 4x4 pour suivre des grands gibiers et plus particulièrement des sangliers, grâce à la position GPS des chiens courants qui sont munis d’un collier muni d’un émetteur. Il suffit ensuite simplement aux chasseurs peu scrupuleux de descendre de leurs véhicules pour abattre l’animal épuisé.

Le schéma départemental de gestion cynégétique de la FDC25 oblige la mise en place de parkings de chasse pour lutter contre l’utilisation de véhicules motorisés pendant la chasse, pratique totalement prohibée par le code de l’environnement.

Une "image désastreuse faite par ces chasseurs vis à vis de la population excédée par ce genre de comportement"

L’utilisation de véhicule du genre gros 4x4 pendant l’acte de chasse pour traquer les animaux "peut porter préjudice à la sécurité des usagers et au bon déroulement des actions de chasse au sein des territoires, sans parler de l’image désastreuse faite par ces chasseurs vis à vis de la population excédée par ce genre de comportement", souligne la gendarmerie de Franche-Comté.

Fort de ces éléments et après de multiples vérifications, un dispositif est mis en œuvre, choisi sous les ordres du commandant en second de la compagnie de Pontarlier en collaboration avec le chef du bureau renseignement de l’état-major de la gendarmerie à Besançon. C’est ainsi qu’une quinzaine de gendarmes renforcée par un détachement aérien de Colmar ont quadrillé le terrain, pendant de nombreuses heures, permettant ainsi de contrôler une trentaine de chasseurs et de verbaliser ceux qui n’étaient pas en règle.

En flagrant délit

L’attente ne fut pas longue, car au milieu de l’après-midi sur un poste de contrôle, les gendarmes voient arriver un sanglier pourchassé par des chiens et dans la foulée les 4x4 conduits par les propriétaires des chiens courants.

L’emploi de l’hélicoptère pour lutter contre ces pratiques, a été très précieux, particulièrement l’usage de la caméra thermique qui a permis de déceler des usages et comportement illégaux en sous bois.

Six infractions ont été relevées : trois pour chasse à l’aide d’un engin prohibé, deux pour chasse sur le terrain d’autrui sans le consentement du propriétaire et une pour transport à bord d’un véhicule d’une arme de chasse non démontée.

Cette journée a également été mise à profit pour effectuer des contrôles routiers. 70 véhicules ont été contrôlés et 8 infractions relevées dont 5 liées au non-respect des mesures de confinement liées au Covid-19.

 

*DATER : c'est un Dispositif d’Appropriation Territoriale, Environnementale et d’échange du Renseignement qui repose sur un partenariat entre les acteurs du monde rural, spécialisés dans les domaines de la chasse, de la forêt, des milieux aquatiques et agricoles, qui fait appel au sens du civisme et de vigilance. Forts d’une connaissance ad hoc de leur milieu respectif, ils sont à même de déceler et de signaler à la gendarmerie des situations et comportements suspects et répréhensibles.

(Communiqué)

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