Comment arrive-t-on à détecter les différents pollens dans l'air ?

Publié le 10/04/2019 - 10:18
Mis à jour le 15/04/2019 - 16:56

Thème de la semaine : le printemps #2 • Tous les vendredis, Atmo Bourgogne Franche-Comté diffuse son bulletin de surveillance des pollens. Comment capte-t-on les pollens ?  comment sont-ils différenciés ? Comment fonctionne le capteur installé à Besançon ? Réponses.

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Dans la région, la surveillance des pollens est réalisée au moyen de capteurs fonctionnant selon la méthode Hirst qui date de 1952. À Besançon, le capteur était installé avenue Élisée Cusenier, sur le toit de la Mutualité sociale agricole, mais il a changé de place en raison de travaux et se situe aujourd’hui sur le toi du conseil départemental du Doubs avenue de la Gare d’Eau.

Le système est relativement simple. « Le capteur fonctionne à l’aide d’une pompe électrique qui aspire les différents pollens. La buse d’aspiration permet d’aspirer un débit d’air constant de 10 litres d’air à la minute pour se caler sur la respiration humaine et la girouette permet de tourner le capteur en fonction du sens du vent afin que la buse d’aspiration se trouve face au vent dominant » nous explique Élise Darlay, chargé de communication à Atmo Bourgogne Franche-Comté, mais qui est également analyste pollinique.  Une plaque protectrice, située juste au-dessus de la buse d’aspiration permet de prévenir l’exposition du prélèvement aux intempéries.

Un capteur pour un rayon de 80 à 100 km

« Un seul capteur pollinique est suffisant sur un rayon de 80 à 100 km pour être suffisamment représentatif. À l’intérieur du capteur se trouve une bande circulaire collante transparente, une surface piège sur laquelle les pollens et les spores vont s’impacter. La bande dans le tambour fait une rotation en une semaine et tourne à raison de 2 mm par heure grâce à une mécanique d’horlogerie » poursuit Élise Darlay.

Dénombrement au microscope

C’est grâce à ce système que l’analyse temporelle journalière et horaire des prélèvements est possible.

Une intervention humaine est ensuite nécessaire. La bande sur laquelle sont récoltés les grains de pollen est collectée. « L’analyse se fait ensuite au microscope pour identifier et compter les différentes espèces végétales collectées sur la bande. Afin d’identifier les différents pollens, des révélateurs sont utilisés. Ils colorent en rose les différents types de pollens qui ont chacun des traites caractéristiques… »

Après sept jours passés dans le capteur, le tambour est transféré au laboratoire. La bande adhésive est coupée en sept segments pour distinguer les jours de prélèvements. Chaque segment est en suite analysé au microscope. Les lames sont préparées avec une solution colorée rose pour une meilleure lecture au microscope. La technique opératoire d’analyse des pollens est standardisée. Pour chaque lame, l’observation des pollens se fait en déplaçant l’objectif le long de la bande.

Les pollens sont identifiés et comptés à l’aide du microscope, relié à un ordinateur doté d’un logiciel de reconnaissance vocale. L’analyste, au fur et à mesure de la lecture des 7 lames de la semaine, indique au micro les grains de pollen recensés, avec leurs noms latins.

Une platine, fixée sur le microscope et reliée à l’ordinateur, permet de connaître précisément les coordonnées X et Y de chaque grain de pollen sur la lame et donc de connaître le moment où le grain est venu s’impacter sur la bande adhésive.

Toutes ces données sont traitées en vue d’établir un bilan sur la semaine de prélèvement. Les données obtenues servent à évaluer le risque allergo-pollinique et d’ établir une prévision pour la semaine suivante en lien avecLe réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et avec les contributions cliniques des allergologues de la région.

Les capteurs polliniques en Bourgogne Franche-Comté

  • Besançon
  • Dijon
  • Chalon
  • Montbéliard
  • Nevers

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